Lundi 29 mars
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15:28
C’est la présidente de la plus grosse entreprise d’extermination des enfants à naître (300 000 par ans), Cecile Richards de Planned Parenthood qui vient de l’affirmer dans un
article du Huffington Post du 24 mars : le soutien des religieuses “catholiques” de la Catholic Health Association (CHA) de sœur Carol Keehan, ou de la Leadership Conference of Women
Religious (LCWR), a permis le vote de l’ObamaCare :
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« Et dans les derniers jours avant que la loi soit votée, ce sont des religieuses catholiques qui rompirent de la
manière la plus significative avec les évêques et le Vatican en announçant leur soutien à la réforme de la santé. Cette démarche courageuse et importante (…) fut une démonstration décisive de
soutien. »
Laquelle, en effet, entraîna l’adhésion de plusieurs députés Démocrates catholiques et permit de faire passer une
loi que les générations futures pourront qualifier « d’abominable »… Quoi qu’en disent les médias catholiques de gauche, la critique de Mgr Chaput comme celle de Mgr Morlino sur ces dissidentes sont vraiment fondées ! Il
faudrait maintenant que les sanctions tombent.
Si vous ne ne croyez pas, lisez l’article de Cecile Richards ici…
Samedi 27 mars
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18:31
Voici un commentaire tout à fait intéressant et d’autant plus intéressant qu’il est celui d’un catholique qu’on aurait du mal à ranger dans le camp des “conservateurs” : en France, on le dirait
plutôt “de gauche”. George Wesolek est un fonctionnaire de l’archidiocèse de San Francisco. Il en dirige le département de politique publique et de politique sociale dont la mission est
« d’éduquer, de défendre et de susciter la prise de conscience sur une variété de sujets de justice sociale qui concernent nos communautés ». Wesolek ne fait pas mystère d’avoir
été un soutien de la candidature d'Obama, mais sa « lune de miel » avec lui, comme il dit, s’est brisée en mars de l’année dernière sur les questions de vie et de bioéthique.
C’est une véritable bombe qu’il vient de faire éclater en publiant le 24 mars sur le site de l’édition internet de Catholic San Francisco, l’hebdomadaire officiel de
l’archidiocèse, un article titré « Fissure dans l’Église ». Je vous invite à le lire avec attention.
-
« L’Église catholique américaine est fracturée et fendue : une profonde division idéologique séparant les camps.
Cela n’est pas une nouvelle. Mais ce qui n’était communément su que dans les cercles ecclésiastiques et lors de discussions privées, fait aujourd’hui la une du New York Times
et du Washington Post.
-
C’est arrivé à cause de l’intense débat national sur la réforme de l’assurance-santé. Les évêques catholiques
américains n’aiment pas la loi (dans sa version du Sénat) dans sa forme actuelle parce qu’elle accroît le remboursement de l’avortement, ne prévoit pas le remboursement des immigrés et
n’offre pas suffisamment de protections de la conscience.
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Récemment, la Catholic Health Association (CHA) et la Leadership Conference of Women Religious
(LCWR) ont manifesté publiquement leur soutien à la version sénatoriale de la loi. Certains de leurs commentaires sont allés jusqu’à caractériser la position des évêques,
particulièrement sur l’avortement, comme “fausse”. Nous voilà désormais avec des religieuses qui accusent les évêques de mentir sur l’avortement. Cela vous choque ? Ne le soyez pas, car c’est
ainsi que cela se passe depuis longtemps.
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Pendant des années, la plupart des dirigeantes de la LCWR et des hôpitaux catholiques (la plupart d’entre
eux étant la propriété de ces mêmes dirigeantes de la LCWR) ont avancé une idée sur l’enseignement social catholique qui reflète la conception qu’elles ont apprise dans les
années 1960-1970, la conception d’un féminisme en bout de course qui déforme le rôle des femmes et dont le cœur est la liberté des femmes à “choisir” de tuer l’enfant de leurs entrailles si
c’est ce qu’elles veulent.
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Cette idée révèle, à juste titre, un profond souci de justice pour les pauvres et les vulnérables, mais comme c’est
le cas d’un si grand nombre dans ce groupe d’âge, minimise ou banalise l’enfant à naître.
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“Network”, le bras lobbyiste de la LCWR à Washington D.C., n’englobe pas la législation pro-vie dans
les objectifs de son travail. S’il en traite, il déforme l’expression “pro-vie” d’une manière si ambiguë et si étendue que cela inclut à peu près n’importe quoi. Ainsi, les religieuses
peuvent affirmer avec aplomb que l’actuelle loi sur la santé est “favorable à la vie”. Elles ignorent ou qualifient de “faux” tous ce que les évêques et chacune des organisation pro-vie dans
ce pays ont reconnu être une loi défectueuse qui fera progresser l’avortement.
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Certains ont prétendu que les religieuses avaient pris cette position parce qu’elles avaient un gros intérêt
financier en raison de leurs hôpitaux. Je ne suis pas d’accord 1. Leur logique est idéologique. Je pense qu’elles croient vraiment dans la réforme de l’assurance-santé…
tellement qu’elles veulent banaliser la question de l’avortement et lier leur sort à l’administration d’Obama.
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C’est un avantage que ces tensions privées soient désormais publiques. Comme pour un méchant furoncle, il vaut
mieux le débrider que de le laisser s’envenimer et grossir. »
Pas mal vu. N’est-il pas ?
1. À mon tour de ne pas être absolument d’accord avec George Wesolek sur ce point. Voyez ici.
Vendredi 26 mars
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17:21
Dans une étude publiée le 25 mars sur son blogue In the Light of the Law, le
canoniste américain Edward Peters revient sur l’application du canon 915 et souhaiterait en voir une première « application nationale » pour le cas de Madame
Speaker, autrement dit la dissidente Nancy Pelosi. Une façon comme une autre de lui présenter ses vœux d’anniversaire…
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« Ceux qui estiment que le canon 915 est destiné à être appliqué pourraient cependant nourrir des réserves sur
l’interdiction de recevoir la Communion à tel politicien pro-avortement ou à tel autre, de crainte de déclencher des débats sans fin sur pourquoi ne pas aussi l’interdire à tel
politicien catholique pro-avortement ou à tel autre. La perspective d’être critiqué pour avoir “imparfaitement” appliqué la loi pourrait faire hésiter certains prélats, inclinant par contre à
évoquer la loi, à passer à l’acte.
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Je comprends leur préccupation, et j’ai démontré ailleurs que l’application du canon 915 n’est pas aussi simple que
certains l’imaginent. Mais, sauf si le parfait devient l’ennemi du bien, je suis convaincu qu’on doit commencer parce qu’on pourrait appeler une “application nationale”* du canon 915
quelque part, et que le meilleur cas avec lequel commencer est celui de la présidente de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi.
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Avant de continuer, il faut être très clair sur un point : la vérification des conditions décrites dans le canon
915 ne se contente pas d'autoriser les ministres à refuser la sainte Communion à ceux qui “persistent avec obstination dans un péché grave”, il exige les ministres à
refuser la sainte Communion dans ces cas et ceci sous peine de manquement à leur office sacré (Canon 128, 1389).
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Je suggère donc qu'il n'existe pas de politicien catholique dont la conduite au niveau national soit de manière
criante et amplement pro-avortement (pour ne mentionner qu'un seul domaine dans lequel les manœuvres de Pelosi sont gravement discutables) et dont la rhétorique scandaleuse soit aussi
ouvertement catholique (les évêques ont dû mettre un coup d'arrêt et réfuter nombre de ses curieuses assertions) que Nancy Pelosi. Si sa conduite publique prolongée ne peut pas être
qualifiée de persistance obstinée dans un péché grave alors, très sincèrement, je dois admettre ne pas savoir ce qui constituerait une persévérance obstinée dans un péché
grave.
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Mais si j’ai raison quant au mauvais exemple objectif de la conduite publique de Nancy Pelosi, alors c’est à elle
que devrait s’appliquer en premier le canon 915, même si personne d’autre n’emboîte le pas (encore que, franchement, je pense que d’autres devraient lui emboîter le pas, ad bonum
Ecclesiæ et salutem animarum**, les cas devant être traités selon leurs propres mérites). On n’est pas obligé de s’engager à faire tout le bien imaginable avant d’être obligé de faire le
bien qui est évident. On agit selon ce que l’existence présente, et l’existence nous a donné Pelosi. Elle est de notre responsabilité, pas de celle de nos parents ou de nos
enfants.
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Bien sûr, les évêques qui ont l’autorité immédiate pour agir en ce qui concerne Pelosi, sont l’archevêque de San
Francisco (Californie), George Niderauer, suivi par l’archevêque de Washington D.C., Donald Wuerl. La décision d’appliquer le canon 915 à Pelosi est, et doit être, de leur ressort (et
souvenez-vous que l’archevêque Wuerl, rejoint par l’évêque Loverde d’Arlington, Virginie, a déjà signalé son désir d’honorer les interdits imposés par des évêques résidents sur des
politiciens lorsqu’il se trouve dans le D.C., encore que j’estime que l’autorité de Wuerl est plus grande que cela)***. C’est très clair que certains ont déjà bien réfléchi à ce cas, et je
suis certain que d’autres personnes prudentes et qualifiées sont disponibles pour apporter leur aide si besoin est.
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Mon point principal est le suivant : si quelqu'un hésite à appliquer le canon 915 à un cas évident parce qu’il
estime qu’il serait vite contraint de l’appliquer à plusieurs autres aussi voisins qu’évidents, une telle hésitation est infondée.
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* Mon hypothèse n’est pas que le canon 915 ne peut être efficace qu’au “niveau national”, mais, au
contraire, que les cas les plus en vue pour le canon 915 sont ceux qui auront des répercussions nationales, et que ces facteurs peuvent être aussi anticipés dès le début. De toute évidence,
seuls quelques rares cas susceptibles du canon 915 ont déjà été soulevés à des niveaux régionaux, et certains me semblent fort instructifs [l’affaire Kathleen Sebelius].
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** [Pour le bien de l’Église et le salut des âmes].
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*** Il est envisageable que d’autres prélats disposant d’assez d’information sur l’intention de Pelosi de recevoir
la Communion sur leur territoire (disant lors d’un déplacement chez eux) devrait agir pour prévenir un tel scandale, mais c’est, je crois, les mettre, pour le moins, dans une délicate
situation administrative. »
Vendredi 26 mars
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The John Carroll Society est une organisation de laïcs catholiques fondée en 1951 dans le Maryland en dont les buts sont « de promouvoir et de renforcer l’amitié spirituelle,
intellectuelle et sociale entre ses membres, au service de l’archidiocèse de Washington » lit-on sur son site internet. Elle a choisi pour nom
celui du premier évêque catholique des États-Unis, John Carroll.
Sœur Carol Keehan, président-directeur général de la Catholic Health Association (dont les évêques américains ne pensent guère de bien, voir ici et là notamment) était invitée à prendre la parole au dîner de gala annuel de The
John Carroll Society le vendredi 16 avril prochain à Washington D.C.. Des catholiques l’ayant su, l’association a été inondée de tant de courriels de protestation que son invitation a fini
par être annulée mais d’une manière que l’on pourra juger assez hypocrite. Lisez la réponse d’hier au soir de l’association aux innombrables plaignants : « Sœur Carol Keehan a décidé que
notre dîner de gala de cette année ne tombait pas dans une période appropriée pour qu’elle vienne y parler ? Nous continuons à lui être reconnaissante pour les nombreuses années qu’elle a
consacrées à l’Église, et particulièrement aux pauvres et aux personnes en détresse. » L’association n’a pas poussé l’outrecuidance à la remercier aussi pour les enfants à naître au massacre
desquels cette religieuse vient de donner à sérieux coup de main…
Mercredi 17 mars
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19:00
Égérie pacifiste bien connue aux États-Unis, Cindy Sheehan a quelques raisons personnelles d’être opposée aux
aventures militaires de son pays en Afghanistan ou en Irak : son fils, Casey, un soldat, a perdu la vie à Bagdad en 2004 à l’âge de 24 ans. Mais Cindy Sheehan, qui se dit «
catholique en rupture », est aussi violemment hostile aux positions de l’Église catholique sur le respect de la vie et le mariage : elle est pour le mariage entre personnes du même sexe et
appelle sur son blogue à contre-manifester lors des March for Life de Washington.
À l’invitation de Pax Christi, Cindy Sheehan devait s’exprimer en l’église St. John the Evangelist de Scranton (Pennsylvanie) le 9 avril prochain sur le thème « Paix et
Militantisme ».
Les responsables du diocèse, le cardinal Justin Rigali, archevêque de Philadelphie, et administrateur diocésain de Scranton, et l’évêque nommé, Joseph C. Bambera, ont fait savoir
par un communiqué « qu’ils n’avaient pas donné l’autorisation d’utiliser un établissement
diocésain ou paroissial pour recevoir cet orateur. Bien que Mme Sheehan soit bien connue pour sa position anti-guerre envers les conflits en Afghanistan et en Irak, elle soutient également
des positions qui sont opposées à l’enseignement de l’Église sur les questions de vie et de mariage. En conséquence, sa venue à St. John a été annulée et elle ne sera pas autorisée à
parler dans aucun autre établissement diocésain ou paroissial. »
Samedi 20 février
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15:35
Comment ? Vous ne connaissez pas Mary E. Hunt ?
Sincèrement, vous ne perdez pas grand-chose… Cette dame a co-fondé en 1983, la Women’s Alliance for Theology, Ethics and Rituel (d’où l’acronyme WATER), qu’elle co-dirige toujours.
Le but de WATER est de « répondre au besoin de développement théologique, éthique et rituel pour les femmes et par les femmes ». Un mouvement féministe qui se dit “catholique”,
mais n’est que dissident : WATER fait partie de la Women-Church Convergence (W.CC) qui regroupe 26 groupes féministes “catholiques” de base et dont l'objet est de «
résister à l’intrusion de la hiérarchie catholique dans les consciences ». Quand on lit cela, on se dit qu’au fond, c’est évident : ces femmes ont vraiment besoin d’un « développement
théologique » quand bien même la dame Hurt se considère comme « théologienne »…
Dans un article publié le 19 février sur le site Religion Dispatches – carrefour de tous les progros –, et intitulé « La négligence catholique envers les enfants », la dame Hurt
s’en prend violemment à l’Église catholique et plus précisément à l’archidiocèse de Washington dont je vous ai dit ici qu’il avait été contraint à fermer son service
d’adoption en raison de l’adoption par les édiles de Washington D.C. d’une loi reconnaissant le “mariage“ entre personnes du même sexe et toutes ses conséquences.
La dame Hurt, elle, est pour l’adoption des enfants par les couples homosexuels et contre la position de l’Église sur cette question, position qui n’est selon elle que celle d’une «
hiérarchie » qui ne parle pas au nom des membres de l’Église. Ecclésiologie évidemment nullissime et que dénonçait hier la Catholic League par la voix de Bill Donohue :
« Une chose est de contester les enseignements de l’Église catholique, mais c’en est une toute différente que d’affirmer que la voix des dissidents est authentiquement catholique. Il n’y a
qu’un seul corps enseignant officiel dans l’Église catholique : c’est le Magistère (le pape en communion avec les évêques) 1. En outre, de même qu’un chef syndical parle au
nom des membres de son syndicat, la hiérarchie catholique parle au nom des catholiques. On est libre de ne pas être d’accord, mais on n’est pas libre de défigurer. Hunt est depuis
longtemps passé experte en ce type de désinformation.
Si quelqu’un a le moindre doute sur le fait que le site [Religion Dispatches] est lui-même corrompu, qu’il aille voir la photo [ci-dessous] qui illustre le laïus de Hunt.
Elle montre deux hommes en train de s’ébattre avec un jeune garçon sur leurs genoux. L’un des deux est habillé en prêtre. »
Bill Donohue ne précise pas la légende qui accompagne cette photo scandaleuse illustrant l’article de Hunt sur Religion Dispatches : « Un couple gay s’amuse avec son
enfant, Danton. Origine inconnue. » J’ai aussi comme un doute sur le « développement éthique » exigé par la dame Hunt et ses comparses.
1. L'expression utilisée ici par Donohue me gêne un peu : « le pape en communion avec les évêques ». Le pape me semble disposer d'une juridiction immédiate et universelle et peut
définir des points de doctrine et de mœurs sans le secours d'un concile universel. J'aurais plutôt écrit : « le pape et les évêques en communion avec lui »… Qu'en pensez-vous ?
Lundi 15 février
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18:05
S’il me prenait l’idée saugrenue de placer sous mon T-Shirt un oreiller pour faire croire que je suis enceinte (ne devrais-je pas écrire “enceint” ?) – encore que certains malfaisants osent
prétendre que, même sans oreiller, j’en donne l’impression… –, personne ne le croirait, évidemment : un homme enceinte cela ne s’est jamais vu et ne se verra pas d’avantage qu’un oranger sur le
sol irlandais… On connaît la chanson. Mais s’il vient à l’idée d’une femme de se vouloir ou de se dire prêtre alors là ils sont nombreux – et pas seulement chez les laïcs dont beaucoup croient
aussi aux soucoupes volantes, à la diminution des impôts et au réchauffement climatique – à estimer la chose possible ou souhaitable. Aux États-Unis, deux tiers des baptisés catholiques estiment
que les femmes devraient être ordonnées…
Comme je vous l’avais annoncé ici, le sacrilège/simulacre
d’ordinations sacerdotales de dames s’est déroulé samedi dernier (et non pas le samedi 6 février, semble-t-il, comme je l’avais écrit, me trompant d'une semaine) à Sarasota (Floride).
L’évêquesse/consécratrice (féminisons, féminisons, il en restera bien quelque chose…), Bridget Mary Sheehan, a éprouvé de ses mains (photo ci-dessous) la bonne tenue de la
permanente de Dena O’Callaghan et Katy Zatsick, non sans avoir, auparavant, vérifié qu’elles ne portaient pas les mêmes boucles d’oreille qu’elle.
Je plaisante, et on pourra même me reprocher d’exagérer et de manquer à la charité… Mais qu’on m’explique où est la charité quand on entretient ces femmes et l’opinion publique dans une damnable
erreur ? Car ces dames sont excommuniées – c’est une peine qu’elles se sont infligées à elles-mêmes – et tous ceux qui ont assisté ou participé à l’acte le sont aussi comme l’a précisé fort
heureusement un communiqué du diocèse de Venice (Floride).
Ce qui est le plus troublant, c’est que l’évêquesse (une des cinq que compte le mouvement schismatique Roman Catholic Womenpriests) a passé vingt-cinq ans dans un couvent catholique ! On
se demande quelle sorte de doctrine y était enseignée, mais on se demande plus pourquoi Rome a diligenté une enquête canonique sur les congrégations religieuses apostoliques des États-Unis…
Le Roman Catholic Womenpriests comporte 70 prêtresses et qu’est-ce donc qui pourrait en arrêter la progression, puisque, chez ces dames, le ridicule ne tue plus.
Mardi 9 février
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11:59
Au grand dépit chafouin du blogue In All Things d’America,
l’hebdomadaire des jésuites américains, le cardinal Francis George, en qualité de président de la Conférence épiscopale des États-Unis (USCCB), vient de siffler la fin de la récré
pour le groupe dissident New Ways Ministry qui a son siège dans le Maryland.
Ce groupe fondé en 1977 par la sœur Jeannine Gramick et le P. Robert Nugent, pour mener un apostolat en direction des personnes homosexuelles, avait une conception tellement
extensive de cet apostolat qu’il devint très rapidement un groupe défendant et vantant le mode de vie homosexuel, enfreignant ainsi l’enseignement de l’Église sur cette question. À un point tel
que l’archevêque de Washington interdit, en 1984, aux deux fondateurs toute activité de New Ways Ministry sur son territoire. La religieuse et le prêtre furent d’ailleurs priés par leurs
supérieurs respectifs de mettre un terme à leurs fonctions dirigeantes, ce qui ne les empêcha pas de poursuivre leur collaboration à ce groupe jusqu’en 1999 année où la Congrégation pour la
Doctrine de la foi leur interdit tout apostolat en direction des personnes homosexuelles en raison d’erreurs et d’ambiguïtés dans leurs démarches…
Le départ de la sœur Gramick et du P. Nugent n’a en rien changé la “philosophie” de New Ways Ministry pour laquelle l’acte homosexuel n’a rien d’immoral, Mais la dissidence
de ce groupe qui se dit “catholique” s’est encore aggravée puisqu’il critique désormais les efforts de l’Église dans sa défense du mariage traditionnel et soutient les initiatives politiques et
législatives visant à définir comme “mariage” les unions entre personnes de même sexe.
Le scandale de telles positions et la confusion qu’elles risquent d’entretenir chez les catholiques ont invité le cardinal George à réagir dans un communiqué diffusé par l’USCCB le
5 février dernier. Ce communiqué se termine par un paragraphe sans ambiguïté : « Je veux qu’il soit bien clair que, à l’instar d’autres groupes qui se disent catholiques mais nient des
aspects fondamentaux de l’enseignement de l’Église, New Ways Ministry ne bénéficie d’aucune approbation ou reconnaissance de l’Église catholique et qu’il n’est pas autorisé à parler au nom des
fidèles catholiques des États-Unis. »
L’actuel patron de New Ways Ministry, Francis DeBernardo, s’est dit, comme il fallait s’y attendre, « étonné » par un tel communiqué d’ailleurs découvert dans la presse et
il se plaint de n’avoir pas « bénéficié de la moindre des courtoisies » qui eut été de l’en avertir. Ben, voyons… Un communiqué dont DeBernardo récuse les accusations puisque son
groupe « a toujours été en phase avec l’enseignement catholique authentique » et qu'il dénonce puisqu’on ne lui a « pas donné la chance d’expliquer ses positions ». Elles sont
connues depuis si longtemps qu’on n’en voit vraiment pas l’utilité…
Samedi 6 février
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18:30
Elles se disent « membres loyaux de l’Église », mais défendent « la tradition prophétique de sainte obéissance à l’appel de l’Esprit à changer une loi injuste et discriminatoire
contre les femmes ».
Elles ? Ce sont les membres de la Roman Catholic Womenpriests (RCW 1, femmes-prêtres catholiques romaines) créée en 2002, une association de femmes adeptes du simulacre
de l’ordination sacerdotale et épiscopale que l’Église ne peut admettre car elle n’en a pas reçu le mandat de son divin Fondateur. On pourrait s’arrêter ici face à des prétentions qui ne sont pas
seulement ridicules mais scandaleuses et schismatiques. Mais les choses vont plus loin que ces pantalonnades – si puis-je dire… « Nos femmes ordonnées, précise leur site internet, peuvent
être mariées ou célibataires, hétéro ou homosexuelles, quelques unes sont grand-mères, un petit nombre est divorcé ou a eu un mariage annulé : nous sommes en fait à la croisée de la communauté
chrétienne dans nos styles de vie ». C’est bien d’une subversion totale dont il s’agit et non pas d’une pénible facétie.
Ces dames “prêtres” – je n’ose écrire prêtresse car on va encore dire que je suis de parti pris… – ont vu ce jour leur nombre augmenté de trois unités. En vérité deux femmes “prêtres” et une
femme “diacre” – je n’ose écrire “diaconesse”… Cela vient de se passer aujourd'hui à 15 h (locales) dans le diocèse de Sarasota en Floride. La “femme évêque” Bridget Mary Meehan a ordonné
“prêtre” Dena O’Callaghan d’Ocola (Floride) et Katy Zatsick de Lexington (Kentucky), et “diacre” Mary Ellen Sheehan de Tucker (Georgie).
Elles savent parfaitement ce qu’elles font toutes : « Nous désobéissons au canon 1024, qui est une loi injuste puisqu’elle interdit l’ordination des femmes ».
Qu’elles entendent y désobéir ne pourra pas empêcher qu’il s’applique : toutes sont automatiquement excommuniées, latæ sententiæ, sans qu’il soit besoin pour l’Église de fulminer un acte
formel. C’est le sens du communiqué du diocèse de Venice (Floride) dont la ville de Saratosa fait partie, du jeudi 5 février, rappelant que toutes ces dames « se placent elles-mêmes hors de
la communion de l’Église catholique ».
En outre, si j’en crois la photo que vous trouverez ci-dessous (et qui a été prise à l’occasion d’une “ordination” en 2005), ces dames – la dame “évêque” qui doit dire « à la tienne Étienne »
dans le micro, et la dame “prêtre” qui ne lit visiblement pas la dernière édition typique du Missel romain – sont encore plus mal attifées que le plus modernichon des prêtres bricolant sa
célébration… Non seulement ces dames ont perdu a raison, mais elle ont aussi perdu le sens de l’élégance !

1. Si vous voulez aller voir le site de ces dames c'est ici. Si vous êtes attentifs, vous pourrez reconnaître
sur l'une des photos du diaporama qui démarre sur la page d'accueil, le P. Roy Bourgeois, autre dissident s'il en est,
participer à l'une de ces singeries.
Vendredi 29 janvier
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18:10
« Il y a loin de la coupe aux lèvres » dit-on, et être désigné pour le Prix Nobel de la Paix 2010 n’est pas la garantie qu’on se le verra attribué… En tous les cas, la candidature du P.
Roy Bourgeois, prêtre de la congrégation missionnaire de Maryknoll, a été proposée au comité du Prix Nobel de la Paix, le 22 novembre dernier par l’American Friends
Service Committee – la branche américaine de la Société des Amis, c’est-à-dire des Quakers – qui avait obtenu en 1947 le Prix Nobel de la Paix.
L’attribution au père américain Bourgeois du prix 2010 me semble personnellement très improbable, ne serait-ce qu’en raison du fait que le prix 2009 fut déjà attribué à un Américain :
Barak Obama ! – ce qui n’est pas le moindre scandale de ce prix fortement “idéologisé”.
Le problème, avec le P. Bourgeois, n’est pas tant son activisme pacifiste et son engagement résolument à gauche : c’est que c’est un hérétique.
Partisan de l’ordination des femmes au sacerdoce, cet orateur de talent ne cesse depuis des années de promouvoir cette hérésie lors d’innombrables tournées de conférences aux États-Unis et dans
le monde.
Rome l’a mis en garde : le 21 novembre 2008, pour avoir assisté à l’“ordination” de Janice Sevre-Duszynska à Lexington (Kentucky) et y avoir donné l’homélie. La Congrégation pour la
Doctrine de la foi, lui donna trente jours pour rétracter cette hérésie sous peine d’excommunication. Il n’a non seulement pas rétracté, mais a répondu avec insolence à Rome et continué à
propager cette fausse doctrine depuis.
Dialecticien rompu à tous les amalgames, le P. Bourgeois affirme que « l’Église catholique a tort » sur la question de l’ordination des femmes, et que son obstination est un «
péché » au même titre que le « racisme ». On connaît la chanson…
J’ouvre donc le premier pari réservé aux lecteurs d’americatho.
Pensez-vous que :
1. Le P. Bourgeois sera excommunié avant le recevoir le Prix Nobel de la Paix.
2. Le P. Bourgeois sera excommunié après avoir reçu le Prix Nobel de la Paix.
3. Le P. Bourgeois sera excommunié et ne recevra pas le Prix Nobel de la Paix.
(Vous devez répondre dans la zone des commentaires de cet article).