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Mardi 6 juillet 2 06 /07 /Juil 15:44

 

Mgr Raymond L. Burke, évêque émérite de St. Louis (Missouri) et préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique a été nommé ce jour membre de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements par le pape Benoît XVI.
C’est un signe de grand intérêt puisque l’archevêque n’a jamais caché son attachement à la forme extraordinaire du rite romain, dans laquelle il vient d’ordonner prêtres trois diacres de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre, dont deux jeunes Américains, le 1er juillet. Et ce n’était pas la première fois…
À noter également que Mgr Burke a été aussi récemment nommé membre de la Congrégation pour les évêques, désormais présidée par le cardinal Marc Ouellet.


Par Daniel HAMICHE - Publié dans : Les Américains du Vatican
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Mardi 6 juillet 2 06 /07 /Juil 07:00

 

Comme le qualifient sans beaucoup exagérer les catholiques américains – enfin ceux qui sont vraiment demeurés catholiques –, le New York Times est véritablement la Hell’s Bible, la Bible de l’Enfer !
Un nouvel article, de 4 000 mots s’il vous plaît !, du 1er juillet de Laurie Goodstein – toujours elle –, s’efforce de “démontrer” qu’en matière de traitement des abus sexuels par des prêtres sur des mineurs – des « prêtres pédophiles » comme elle écrit n’osant utiliser le terme de « pédérastes », puisque son journal est homosexualiste –, le cardinal Ratzinger n’a pas fait tout son boulot quand il était à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
Une fois de plus je laisse Bill Donohue de la Catholic League répondre à la dame, après tout ils sont tous les deux Newyorkais. Voici son ommuniqué d’hier.

  • « Le but de cet article est de réussir ce que le Times a raté en mars dernier : incriminer le pape pour le scandale des abus sexuels. Nouveau ratage.
  • On nous raconte que quand Joseph Ratzinger (aujourd’hui pape) était en charge des fonctions de la Congrégation pour la doctrine de la foi, il avait autorité sur les cas d’abus sexuels, mais ne l’a jamais exercée. L’article donne comme preuve quelques vieilles instructions remontant à 1922, et sur lesquels l’archevêque australien Philip Edward Wilson est “tombé par hasard” quand il était étudiant au début des années 1990. Quand il a signalé cela, dix ans plus tard, lors d’une réunion au Vatican “peu de gens dans la salle avait une idée de ce dont il parlait”. En d’autres mots, il n’y a aucune preuve que même Ratzinger ait eu la connaissance de disposer de cette supposée autorité.
  • “Les évêques avaient une panoplie d’outils disciplinaires à leur disposition” quand Ratzinger était à la tête de la Doctrine de la foi. Non seulement c’est vrai, mais cela amoindrit les tentatives de faire retomber le blâme sur lui. Nous apprenons aussi qu’il y avait au moins une demi-douzaines de services (outre celui que menait Ratzinger) auxquels les évêques signalaient les cas d’abus sexuels. Cela aussi est vrai, et alors que cela suggère vraiment l’existence du problème bureaucratique, ce n’est pas la même chose en matière d’irresponsabilité morale. Nous apprenons aussi que Ratzinger était accablé par toutes sortes de problème à cette époque, ce qui est également vrai, mais c’est une calomnie de dire qu’il en avait contre des prêtres latino-américains car ils prêchaient au nom des pauvres : les rares prêtres adeptes de la théologie de la libération suspectés étaient des sympathisants marxistes.
  • Le récapitulatif le plus précis vient d’un évêque irlandais, Eammon Walsh. À la réunion qui s’est tenue voici une décennie, il a dit de Ratzinger : “Ce gars a tout pigé, il comprend la situation à laquelle nous sommes affrontés.” Toutefois, il reconnaît aussi que les gens de Rome n’avaient jamais eu d’expérience de première main avec quelques prêtres retors, et par conséquent maintinrent la position qu’un accusé est “innocent tant qu’on n’a pas fait la preuve de sa culpabilité”. Non seulement cela est compréhensible, dans une perspective civile libertarienne, mais c’est hautement recommandable. »

 

 


Par Daniel HAMICHE - Publié dans : cathophobie
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Lundi 5 juillet 1 05 /07 /Juil 19:07

 

Christian et Christine Meert sont français, mariés depuis 1977 et bénis de la naissance de cinq filles. Ils travaillèrent et vécurent leur première année de mariage au Nebraska, puis retournèrent en France. Ils reçurent le don d’une profonde conversion, rejoignirent la Communauté des Béatitudes puis retournèrent aux États-Unis, précisément au Colorado où ils travaillent et vivent depuis 1999, les Béatitudes ayant reçu, cette année-là, l’autorisation de Mgr Charles Chaput de s’installer dans son archidiocèse de Denver. En 2003, leur communauté leur permet de prendre une année sabbatique pour se consacrer à la préparation au mariage, un approfondissement qui se révélera fondamental l’année suivante quand un futur couple des Rocheuses leur demande de les aider mais, en raison de la distance, l’instruction se fera par l’Internet. C’est ainsi qu’est né cet époustouflant service de préparations au mariage par ce nouveau média qui aide des centaines de couples chaque année. S’il y ont quitté leur communauté religieuse, c’est pour se consacrer entièrement à cet apostolat recommandé, en raison de sa qualité, par de nombreux évêques américains : l’évêque de Colorado Springs (Colorado), Mgr Michael Sheridan, les a même appelé en 2005 à diriger la pastorale familiale de son diocèse…
Ce service de préparation au mariage catholique “en ligne” est disponible en anglais, mais aussi en français et en espagnol. Allez voi, cela en vaut la peine…

[Merci à Claire de FOCUS de m’avoir signalé cet apostolat]

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Par Daniel HAMICHE - Publié dans : Les catholiques américains et Internet
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Lundi 5 juillet 1 05 /07 /Juil 07:00

 

La communication du Saint Siège est devenue préoccupante, surtout en cette période de crises à répétition. La pauvreté des moyens financiers explique peut-être les réactions parfois peu convaincantes ou à contretemps de la communication vaticane face aux campagnes internationales qui, elles, disposent d’argent et de technicité. Une autre explication pourrait aussi relever des hommes qui sont chargés de cette communication. Au cœur du système de communication du Saint Siège et à la tête de tout son dispositif – Salle de presse, radio et télévision du Vatican –, le P. Federico Lombardi, S.J. nous a fourni, à de trop nombreuses occasions, bien des exemples d’une communication décalée et incapable de répondre de manière efficace aux interrogations ou aux agressions du monde médiatique.

Dans un commentaire du 30 juin dernier, publié par CatholicCulture, Phil Lawler nous en livre une nouvelle illustration. Le constat est sévère et l’on pourra ne pas nécessairement l’adopter en totalité. Mais il valait la peine qu’on le traduise sur ce blogue.

  • « C’est déjà assez déplaisant que les mass médias raffolent d’attaquer l’Église catholique. Mais la situation est encore pire quand les efforts de communication maladroits du Vatican lui-même, lui infligent des coups. Voyez le dernier cas de gaucherie dans la stratégie vis-à-vis de la presse.
  • Après les informations des médias sur l’enquête des autorités civiles italiennes sur des accusations de corruption fiscale contre la Congrégation pour l’évangélisation [des peuples], la Salle de presse du Saint Siège a diffusé une “Note” sur cette Congrégation, attirant l’attention sur ses très nombreuses bonnes œuvres et ses responsabilités financières compliquées. La Note débute par cette introduction :
  • “Devant les nouvelles qui, depuis quelques temps, continuent de circuler à propos de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples (anciennement De propaganda Fide), mise en cause dans de récentes enquêtes sur la vente d'immeubles, il a été jugé nécessaire de rappeler certaines données objectives afin de protéger la bonne réputation d'un organisme important du Saint-Siège et de l'Église catholique”.
  • Cette extraordinairement accrocheuse introduction indiquait que la Note était une réponse (“il a été jugé nécessaire…”) au récents articles de presse. Pourtant, la Note ne répond pas à ces articles. À un moment, la Note semble faire allusion au fait que la Congrégation aurait pu mal gérer des transactions financières, en reconnaissant que cet organisme “peut être exposé aussi à des erreurs de jugement et aux fluctuations du marché international”. (…)
  • Bien entendu alors, les journalistes qui ont pris au sérieux la déclaration ont essayé de discerner un message entre les lignes. Aujourd’hui, ces journalistes s’attirent une réprimande du directeur de la Salle de presse du Vatican pour leurs “mauvaises interprétations” de la Note. La référence aux “erreurs” dans la Note constituait une “observation d’ordre général”, dit-il, et n’aurait pas du être interprétée comme se “référant à une quelconque Congrégation”.
  • Pour ce qui est de l’ancien préfet de cette Congrégation, le cardinal Crescenzio Sepe, qui est au cœur de l’enquête annoncée, le porte-parole du Vatican a exprimé “la certitude que sa conduite correcte pourra conduire à une clarification complète et rapide du processus judiciaire”.
  • En résumé :
  • . Face à des articles défavorables, le Vatican a diffusé une déclaration qui ne traite pas de la substance de ces articles.
  • . Quelques journalistes ont tenté de deviner comment la “Note” opaque du Vatican pourrait alimenter leurs articles. Leurs analyses ont été déclarées “incorrectes”.
  • . Un court passage de la Note a semblé pouvoir être pertinent pour les analyses des journalistes. La clarification du Vatican nous assure que non, que toute la déclaration traitait de généralités. En d’autres mots, la Note n’avait aucune pertinence pour les articles auxquels elle répondait.
  • . Néanmoins, sans produire aucune preuve disculpant l’ancien responsable du Vatican qui est suspecté, la Salle de presse affirme sa “conduite correcte”, comme si elle avait démontré l’innocence du cardinal au lieu d’ignorer les accusations portées contre lui.
  • Et vous vous étonnez que le Vatican ait mauvaise presse ? »

 

 

Par Daniel HAMICHE - Publié dans : médias et journalistes catholiques
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Dimanche 4 juillet 7 04 /07 /Juil 18:30

 

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C’est en présence de Mgr Nicholas DiMarzio, évêque du diocèse de Brooklyn (New York), que le 24 juin dernier la cause en canonisation de Monseigneur Bernard J. Quinn (1888-1940) a été ouverte en l’église St . Peter Claver (saint Pierre Claver) un des trois lieux actuels de cultes de la paroisse St. Martin de Porres.

Le serviteur de Dieu Bernard J. Quinn, d’origine irlandaise, naquit le 15  janvier 1888 à Newark (New Jersey), le jour même où Léon XIII canonisait saint Pierre Calver, l'apôtre des esclaves noirs… Il fut un vigoureux défenseur des catholiques afro-américains du diocèse de Brooklyn, pour lesquels il créa une paroisse dédiée, celle de St. Peter Claver, et l’œuvre des Little Flower Children Services pour les orphelins noirs, et qui fut à deux reprises ravagée par le Ku Klux Klan. On pourra visiter ici le site de la cause en canonisation.

Signalons que les Afro-Américains ne représentent que 3 % des catholiques américains, soit environ 3 millions de baptisés alors que les Afro-Américains sont au nombre d’environ 36 millions aux États-Unis. On compte 798 paroisses majoritairement afro-américaines, dix évêques en activité afro-américains et 250 prêtres noirs. Et je rappelle enfin qu’en mars dernier, l’archidiocèse de Chicago (Illinois) a officiellement ouvert la cause en canonisation de l’abbé Augustus Tolton  (1854-1897), le premier prêtre noir ordonné pour les États-Unis.

 

 


Par Daniel HAMICHE - Publié dans : Saints, bienheureux, vénérables
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Dimanche 4 juillet 7 04 /07 /Juil 07:00

 

Pour rafraîchir votre dimanche, une petite perle trouvée grâce à Sœur Elizabeth Scalia, dite « The Anchoress », dans un charmant papier du magazine catholique First Things.
Il s’agit du discours de bienvenue prononcé par Mary Ann Marks fin mai dernier à l’université de Harvard à l’occasion de la cérémonie de remise des diplômes. Mary Ann a prononcé cette allocution d’accueil en… latin ! Même si l’accent n’est pas tout à fait celui de la prononciation ecclésiastique du latin, mais est très américain…, il faut saluer la prouesse : 6 minutes de discours sans note ! Si vous voulez lire ce texte en latin, c’est ici (format PDF) Nous autres, en France, nous aimons bien critiquer, mais dites-moi dans quelle université française (même dans les rares catholiques) on prononce encore des discours en latin ?
Mary Ann, qui a reçu son diplôme de Harvard ce jour-là, entre aux Dominican Sisters of Mary, Mother of the Eucharist  (Ann Harbour, Michigan), une jeune congrégation fondée en 1997 et qui compte déjà une centaine de religieuses (âge moyen : 26 ans !) et ne cesse de recruter. Elles sont “classiques”, orthodoxes et bien… orientée liturgiquement.
Tout ne va pas si mal… Laudetur Jesus Christus !

Et bonne Fête nationale à nos frères américains…


 

 


Par Daniel HAMICHE - Publié dans : vocations religieuses
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Samedi 3 juillet 6 03 /07 /Juil 16:05

 

Certes, nous sommes en plein été, mais ce n'est pas une raison suffisante pour ne pas nous préparer déjà à la rentrée… Les dates de la campagne d'automne de 40 Days for Life viennent d'être arrêtées : ce sera du mercredi 22 septembre au dimanche 31 octobre.

Comme pour les campagnes précédentes, je vous solliciterai, amis lecteurs de ce blogue, pour que vous vous associiez par la prière à cette formidable campagne qui va encore mobiliser des milliers d'Américains – essentiellement des catholiques – devant plus d'une centaine d'usines à tuer les bébés dans le ventre de leurs mamans. Une campagne de 40 jours et des vigiles 24 h sur 24 !

Je vous donnerai en temps voulu tous les détails sur la manière de vous associer à ce pieux et efficace effort. Que cela, bien sûr, ne vous empêche pas de prier chaque jour pour la vie…

 

 


Par Daniel HAMICHE - Publié dans : évangile de la vie
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Vendredi 2 juillet 5 02 /07 /Juil 18:00

 

Un avocat de Louisville (Kentucky) a déposé, le 24 juin dernier, une citation à comparaître devant un tribunal de cette juridiction (voici ici), visant le pape Benoît XVI et, pour faire bonne mesure, le cardinal Tarcisio Bertone, en qualité de secrétaire d’État – premier Ministre, si vous préférez – du Vatican, le cardinal William Levada, en qualité de préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, et Mgr Pietro Sambi, en qualité de nonce (ambassadeur) apostolique du Saint Siège près les États-Unis d’Amérique… Évidemment, mon premier réflexe serait de hausser les épaules. Mais la chose mérite un commentaire dont je vais laisser à Bill Donohue, le président de la Catholic League, le soin en reprenant son communiqué du 25 juin. Il s’agit, bien sûr et encore, d’une affaire d’abus sexuels sur un mineur par un prêtre.

  • « C’est un aliment de base de la pensée anti-catholique que tout prêtre sur la surface du globe prend ses instructions quotidiennes auprès du pape, et qu’à chaque fois qu’un prêtre comment un méfait cela est connu du Saint Père et de son premier cercle de collaborateurs. En vérité, l’Église catholique est parmi les institutions les plus décentralisées au monde, et il est positivement grotesque d’imaginer que le pape est là pour orchestrer des dissimulations dans des endroits qui vont de Lousville à Londres. McMurry le sait très bien, mais ayant déjà écrémé 10 millions de $ pour ses poches (sur un pot de 25,7 millions) à l’occasion d’un arrangement avec l’archidiocèse de Louisville en 2003, il peut se permettre d’être motivé désormais non plus par l’idéologie mais par la rapacité.
  • “J’attends toujours de rencontrer un catholique, un expert ou n’importe qui, déclare Murphy, qui ne croient pas que le Saint Siège ait un droit de contrôle absolu sur les activités au jour le jour du travail d’un évêque.” Toutefois, quand même les parents sont dans l’incapacité totale de contrôler les activités au jour le jour de leurs enfants, seul quelqu’un d’une naïveté désespérante – ou perverse – pourra prétendre que le pape épie les évêques tout au long du jour.
  • McMurry a trois clients : l’un dit qu’il “pense” que l’évêque territorial était au courant des abus sexuels dont il aurait été la victime ; un autre soutient qu’il a été agressé [sexuellement] voici trois décennies ; et le troisième prétend qu’un prêtre l’a tripatouillé en mettant la main dans la poche de son pantalon en 1928 1. Si ce sont là les super coups de Murphy, alors il est sûr de se rétamer. En outre, le Foreign Sovereign Immunities Act rend difficile la poursuite d’un chef d’État.
  • Cette action judiciaire, par conséquent, n’est pas inspirée par le noble idéal d’obtenir justice. Elle est inspirée par la haine. Et, en tant que telle, elle mérite de disparaître. »



1. Ce n’est pas, pour une fois, une faute de frappe de ma part ; il faut bien lire : 1928 !

 

 


Par Daniel HAMICHE - Publié dans : scandale "pédophile
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Vendredi 2 juillet 5 02 /07 /Juil 14:48

 

Fisichella DePaula

 

Le nouveau président (Carrasco de Paula) et l'ancien (Fisichella) en 2009

 

 

Les opinions exprimées par Mgr Rino Fisichella, comme président de l’Académie pontificale pour la vie (APV), lors de la tragique affaire de la « fillette de Recife », avaient créé un énorme mécontentement dans les mouvements pro-vie internationaux et notamment aux États-Unis (Human Life International, American Life League…), alors que la presse laïciste internationale, elle, avait salué « l’avancée » de la position de l’Église qui aurait reconnu, en interprétant les propos de Mgr Fisichella, la licéité, en certains cas, de l’avortement dit « thérapeutique ». Les précisions apportées par la Congrégation de la doctrine de la foi, rappelant la doctrine traditionnelle et immuable de l’Église, n’avaient pas vraiment convaincu l’opinion publique pro-vie, l’archevêque Fisichella ayant refusé de rétracter ses propos et même d’en débattre avec de nombreux membres de l’APV, aggravant la division de cette institution si utile, et poussant même certains membres de grande réputation internationale à exiger la démission du président.
Le départ “précipité” de Mgr Fisichella de l’APV, dès lors qu’il est nommé à la tête du tout nouveau Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation (sans toutefois que ce dicastère existe formellement puisque le motu proprio l’instituant n’est toujours pas rédigé ni signé par le pape), peut, évidemment, s’interpréter comme une illustration de l’adage romain promoveatur ut moveatur (promouvoir pour éloigner), et le souci de “recoller” au plus vite les “morceaux” d’une APV déchirée. Généralement, on créé un organisme puis on y nomme quelqu’un… Les choses semblent avoir été faites à l’envers dans ce cas.
Bon, nous verrons bien quelle sera exactement la mission de l’archevêque quand nous saurons exactement qu’elle est celle de ce nouveau dicastère.
L’intérêt, désormais, est focalisé sur le nouveau président de l’APV nommé par le pape : l’espagnol Ignacio Carrasco de Paula qui a le titre de Monseigneur et qui était, si je me souviens bien, le chancelier de l’APV.
Un autre Monseigneur et un autre Ignacio, Ignacio Barreiro, directeur à Rome de Human Life International (HLI), a accueilli avec satisfaction cette nomination, convaincu qu’elle va restaurer « l’unité » de l’APV.
Barreiro a été un étudiant de Carrasco de Paula, qui est docteur en médecine et professeur de bioéthique à l’Université de la Sainte-Croix de Rome et directeur de l’Institut de Bioéthique de l’Université du Sacré-Cœur de la Ville Éternelle. Pour le directeur de HLI à Rome, Carrasco de Paula a la meilleure « formation » pour assumer la présidence :

  • « Il fut mon professeur à la Sainte-Croix, et j’estime hautement ses capacités professionnelles et universitaires. Je n'ai aucun doute qu’il est un théologien orthodoxe, absolument fidèle au Magistère de l’Église. J’ai l’espoir que les choses vont à présent et de nouveau bien se passer. »

Un espoir que je partage…

 

 


Par Daniel HAMICHE - Publié dans : évangile de la vie
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Vendredi 2 juillet 5 02 /07 /Juil 10:52

 

La fondation américaine Pave the Way, créée et dirigée par des juifs américains a révélé, mardi dernier, l’existence de documents sensationnels découverts par ses chercheurs dans une partie des Archives secrètes du Vatican, récemment ouverte, des documents qualifiés « de grande importance » par la fondation.
Michael Hesemann, historien représentant de Pave the Way en Allemagne, a découvert une lettre du cardinal Eugenio Pacelli, futur Pie XII, datée du 30 novembre 1938, trois semaines après la funeste « Nuit de Cristal ». Dans cette lettre, adressée par le cardinal Secrétaire d’État à toutes les nonciatures et délégations apostoliques, ainsi qu’à 61 évêques européens, Eugenio Pacelli demandait 200 000 visas pour des « catholiques non aryens » (mot de code pour « juifs », comme on le verra plus loin). Un mois plus tard, le 9 janvier 1939, il envoyait trois nouvelles lettres aux mêmes destinataires.
Par « catholiques non–aryens », précise Heseman, Pacelli reprenait l’expression du Concordat de 1933 entre le Saint Siège et l’Allemagne nazie, qui englobait, dans un accord de protection, les « juifs convertis » et les « catholiques non aryens », mais les destinataires savaient qu’il s’agissait tout simplement de « juifs » non convertis. D’ailleurs dans sa lettre de novembre, Pacelli précisait à ses destinataires : « On devra veiller à ce que des sanctuaires soient fournis pour garantir leur bien spirituel et protéger leur culte religieux, leurs coutumes et traditions ». Il s’agit là bien des pratiquants du judaïsme car les juifs convertis n’avaient évidemment plus de « coutumes et traditions » propres…
Dans les réponses d’évêques au cardinal Secrétaire d’État, la chose est d’ailleurs confirmée, puisqu’ils parlent des « juifs persécutés » et non de « juifs convertis » ou « catholiques non-aryens ».
Dans une des lettres envoyées le 9 janvier, et rédigée en latin – pour en dissimuler le vrai sens à la censure allemande –, Pacelli écrit : « Ne vous engagez pas seulement à sauver le peuple juif, mais aussi les synagogues, les centres culturels et tout ce qui a trait à leur foi : les rouleaux de la Torah, les bibliothèques, les centres culturels, etc. ». Il s’agit donc bien là, encore une fois, des adeptes du judaïsme et non de juifs convertis.
Le président-fondateur de Pave the Way, Elliot Hershberg, a commenté cette découverte : « Beaucoup de Juifs qui ont réussi à quitter l’Europe n’on jamais eu la moindre idée que ces visas et autres documents officiels de voyage furent obtenus grâce à ces efforts du Vatican. »
Une preuve supplémentaire qu’Eugenio Pacelli déploya d’énormes efforts pour sauver non seulement les Juifs persécutés d’Europe mais aussi la culture du judaïsme.


Par Daniel HAMICHE - Publié dans : Histoire
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