Jeudi 1 juillet
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11:00
La journée d’hier a été fertile en événements touchant à l’Église aux États-Unis, avec la nomination par Benoît
XVI d’un nouveau cérémoniaire américain et de deux évêques auxiliaires pour l’archidiocèse de Boston. Ce même jour, d’autres acceptations de
démissions et une nomination par le Saint Père ont modifié la physionomie de l’épiscopat américain.
Le pape a accepté, hier, la renonciation à l’office d’auxiliaire de l’archidiocèse de Hartford (Connecticut) de Mgr Peter A. Rosazza, pour limite d’âge. Le prélat avait atteint
les 75 ans le 13 février dernier.
Le pape a également accepté la démission de Mgr William S. Skylstad de l’office d’évêque de Spokane (Washington) pour les mêmes raisons. Mgr Skylstad a fêté ses
76 ans le 2 mars dernier, et il a nommé, pour le remplacer, Mgr Blase J. Cupich (photo ci-dessus) qui était évêque de Radip City (Dakota du Sud) depuis 1998. Le diocèse
de Rapid City est donc vacant.
Le diocèse de Spokane compte 741 000 habitants dont 101 700 catholiques, 97 paroisses, 152 prêtres, 55 diacres et 303 religieux.
Le nouvel ordinaire est né en 1949 à Omaha (Nebraska) dans une famille qui compte neuf enfants et fut ordonné prêtre pour l’archidiocèse d’Omaha en 1975. Le prélat, qui a été secrétaire de la
nonciature du Saint-Siège à Washington de 1981 à 1987, est connu pour son intérêt envers les vocations et les séminaires. Il fut recteur du Pontifical College Josephinum de
Columbus (Ohio) de 1989 à 1996, président de la commission des vocations de la Conférence épiscopale de 2004 à 2007, et fut nommé visiteur apostolique par le Saint Siège lors de la visite des
séminaires américains (2005-2006).
Thomas Peter, l’animateur d’American Papist, ne s’était pas trompé en annonçant, dès le 29 juin, la nomination de Mgr Cupich comme très probable.
Par Daniel HAMICHE
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Publié dans : épiscopat
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Jeudi 1 juillet
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09:39
C'est dans la journée d'hier que le nombre de pages lues sur ce blogue a atteint les trois quarts de million. Et même
légèrement dépassé puiqu'à minuit le compteur indiquait 750 534 pages lues. Un grand merci donc à tous ceux qui prennent le temps de venir visiter, régulièrement ou non, ce blogue. Et même
si les chiffres ne m'impressionnent guère en général, j'aurais mauvaise grâce à ne pas reconnaître que je suis satisfait ces résultats lesquels, d'ailleurs, n'auront d'autre effet que de me
pousser à persévérer !
Par Daniel HAMICHE
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Publié dans : Vie du blogue americatho
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Mercredi 30 juin
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19:00
Le Saint Père a accepté ce jour la démission, pour raison d’âge, de Mgr Emilio S.
Allué, évêque auxiliaire de Boston (Massachussetts) qui, né en Espagne en 1935, était plus particulièrement chargé dans l’archidiocèse que dirige le cardinal Sean
O’Malley de l’apostolat auprès des Hispaniques.
Benoît XVI a nommé ce même jour deux nouveaux évêques auxiliaires.
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L’abbé Arthur J. Kennedy (68 ans) a été ordonné pour l’archidiocèse en 1966. Licencié en théologie
(1967) de la Grégorienne, il est aussi titulaire d’un doctorat de la Boston University (1978). Il a occupé plusieurs ministères paroissiaux et est actuellement
recteur du St. John’s Seminary à Brighton, un poste qu’il devrait continuer d’occuper jusqu’à plus ample informé. L’évêque élu a également occupé des fonctions importantes au
secrétariat pour l’œcuménisme et les affaires interreligieuses de la Conférence épiscopale.
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L’abbé Peter J. Uglietto (58 ans) est actuellement le recteur du Blessed John XXIII National
Seminary du Massachussetts et aura la charge de la partie Nord de l’archidiocèse. Il est le deuxième auxiliaire d’origine italienne de l’archidiocèse depuis 202 ans. Il fut ordonné
prêtre en 1977 et est licencié en théologie de l’Université pontificale du Latran.
Par Daniel HAMICHE
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Publié dans : épiscopat
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Mercredi 30 juin
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/06
/Juin
17:34
L’abbé John Richard Cihak a été nommé ce jour cérémoniaire à l’office des cérémonies pontificales.
Ce natif de l’Orégon, deuxième enfant d’une famille de huit, a passé toute son enfance à Corvallis (Orégon) où il fréquentait la paroisse St. Mary. Pensant que sa vocation était
de devenir médecin il entra à la Faculté de médecine de la University of Notre Dame, mais grâce aux bons conseils de son directeur spirituel, il s’orienta vers la philosophie et
fut diplômé de cette même université en 2002. Agréé comme séminariste de l’archidiocèse de Portland (Oregon), il entra au séminaire de Mount Angel à St. Benedict
(Orégon). L’année suivante son archevêque, Mgr William Levada (aujourd’hui préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi) l’envoya à Rome pour terminer ses études à la
Grégorienne où il rédigea sa thèse de philosophie fondamentale sur Hans Urs von Balthasar dont il est un fin connaisseur (voyez ici un article publié par Ignatius Press). Ordonné prêtre en juin 1998, par le nouvel archevêque de
Portland, Mgr John Vlazny, l’abbé Cihak eut son premier ministère en qualité de sous-vicaire de la paroisse St. Anne à Grant Pass (Orégon). En
2000, ors de l’Année Jubilaire, convaincu que le Seigneur attendait quelque chose de particulier de lui au service des vocations, il fonda, avec l’abbé William Dillard, les
Quo Vadis Days : des camps de jeunes destinés à opérer un discernement. À l’été 2000, il n’y avait que vingt-deux
jeunes gens à participer au premier camp. Les camps ont désormais essaimé dans tous les États-Unis rassemblant chaque année des centaines de jeunes gens.
L’abbé Cihak est connu pour son goût de la musique – assez éclectique puisque cela va du rock à la polyphonie sacrée… –, pour ses talents de clarinettiste et son goût pour le
sport (notamment le basket-ball). À Rome où il est en ministère, l’abbé Cihak est le confesseur des postulantes des Missionnaires de la Charité fondées par la
bienheureuse Mère Teresa.
Par Daniel HAMICHE
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Publié dans : Les Américains du Vatican
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Mercredi 30 juin
3
30
/06
/Juin
14:00
Robert Moynihan, le patron américain d’Inside
the Vatican, un très intéressant magazine publié à Rome en anglais, réfléchissait hier, dans son bulletin informatique, sur la « crise grave » que traverse l’Église en
relation avec les trois derniers incidents préoccupants qui sont venus à notre connaissance : la “descente de police” à l’archevêché de
Bruxelles, la décision de la Cour suprême des
États-Unis qui semble permettre au tribunaux américains de poursuivre le Saint Siège et la réprimande publique, sans précédent, subie par le cardinal Christoph Schönborn qui
avait critiqué, notamment, la manière dont des autorités vaticanes avaient traité la crise des abus sexuels.
Des commentaires à la fois intéressants et inquiétants, sachant que Moynihan est un homme bien informé et que ce qu’il dit pourrait bien aussi être l’expression des
préoccupations actuelles du Vatican…
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« Tout cela veut dire, essentiellement, que l’Église est traité de plus en plus, non pas comme une “société” ou une
“institution” privilégiée, ou comme un ”État” souverain, ou encore comme une “religion” bénéfique accomplissant une œuvre de charité dans ce monde au nom de Dieu, et donc susceptible d’être
traitée avec un respect profond et particulier, mais comme une société qui a dissimulé des abus sexuels commis sur des enfants.
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Le danger n’est plus que l’“image” de l’Église va souffrir alors que les gens apprennent qu’un prêtre a commis le
crime indicible d’abus sexuels, mais il est que l’Église dans son ensemble peut être soumise à des enquêtes légales et judiciaires qui vont limiter sa liberté.
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C’est la liberté de l’Église qui est menacée.
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C’est une menace qui a débuté avec les crimes d’individus, qui s’est développé avec les actions inadéquates de leurs
supérieurs, et qui maintenant se “métamorphose” dans un cauchemar de raids policiers et d’actions légales contre le Saint Siège. On dirait qu’émerge lentement un climat légal et social qui
pourrait finir par autoriser une persécution contre l’Église en tant qu’institution.
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L’intensification de cette crise survient précisément alors que le danger d’une progression de la baisse de
l’économie mondiale s’accroît [avec toutes les injustices qui l’accompagneront].
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Si les injustices s’accroissent alors que s’intensifie la catastrophe économique que nous avons devant les yeux, le
monde aura besoin d’une autorité morale pour dénoncer les injustices et appeler au calme et à la sagesse dans une crise qui s’approfondira.
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Benoît XVI a l’intention de purifier l’Église, de “nettoyer la maison”, à la fois parce que c’est la
chose qu’il faut faire, et de sorte que l’autorité morale de l’Église ne soit pas invalidée aux yeux du monde par le péché de quelques-uns de ses membres et responsables.
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Benoît XVI s’efforce (…) de gouverner l’Église et de réformer l’Église. »
Par Daniel HAMICHE
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Publié dans : Les Américains du Vatican
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Mercredi 30 juin
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11:05
LifeSiteNews a traité, hier, de
cette affaire pénible et sans précédent de la “descente de police” dans les locaux de l’archidiocèse de Malines-Bruxelles alors que les évêques belges étaient en réunion avec le nonce, une
“descente” que la police a justifiée en raison d’allégations reçues par elle d’abus sexuels du clergé et de la dissimulation, qui remonterait à loin, de ces turpitudes par la hiérarchie de
l’Église. Ce sont les raisons invoquées. Voici un extrait de l’article de LifeSiteNews.
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« Le P. Tom Euteneuer, écrivain et patron de Human Life
International, vient de déclarer à LifeSiteNews qu’il se tenait aux côtés du pape et qu’il condamnait inconditionnellementles agissements de la police, “une
violation massive de la confidentialité” [à laquelle ont droit] les victimes qui s’étaient confié aux autorités de l’Église, et qu’il s’agissait d’une “action policière brutale”
contre l’Église.
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Mais, cependant, il signale les années d’antagonisme public manifesté par la hiérarchie catholique belge contre
l’enseignement de l’Église en matière de morale sexuelle, qui a fourni au gouvernement massivement séculariste le prétexte nécessaire pour cette agression.
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“Comment est-il possible, déclare le P. Euteneuer, de voir cela autrement que comme le
salaire du péché pour une Église en dissidence publique et opiniâtre depuis quarante ans ?” (…)
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Le P. Euteneuer déclare que “Dieu, parfois, permet aux païens d’agir pour punir et redresser les
abus de Son peuple aimé. Quelle que soit l’interprétation qu’on puisse donner à cette action agressive de la police, prenons là comme un appel au réveil pour un retour à l’orthodoxie et à la
fidélité au Christ.” »
LifeSiteNews poursuit avec un petit commentaire sur le cardinal Danneels qui vient de
laisser la place, à la tête de l’archevêché de Maline-Bruxelles et à celle de la Conférence épiscopale, à Mgr Léonard…
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« On dit que le cardinal Danneels, qui a été pendant tant d’années un phare de l’aile libérale de
dauche et “progressiste” de l’Église catholique en Europe, a été “sérieusement choqué” par les agissements de la police. Un porte-parole a déclaré : “Je puis vous garantir que ce
que le cardinal envisageait pour sa retraite était très différent” »
Je veux bien le croire !
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« Danneels, qui a été pendant des décennies une voix forte en Europe contre l’enseignement
catholique sur la contraception artificielle et l’homosexualité, était un proche confrère et le protecteur de l’évêque Roger Vangheluwe de Bruges. Vangheluwe a
démissionné en avril après avoir admis qu’il avait abusé sexuellement de garçons, y compris son propre neveu, avant qu’il devienne évêque et pendant son épiscopat. À la suite de ces
révélations, l’Église a constitué une commission indépendante qui a été immédiatement inondée de centaines de plaintes d’abus sexuels par des prêtres. »
Pauvre Belgique et pauvre Église en Belgique…
Par Daniel HAMICHE
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Publié dans : scandale "pédophile
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Mardi 29 juin
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/Juin
18:33
« Revers pour le Vatican » écrivait hier l’Agence France Presse dans une dépêche de son service
anglais de Washington. « Selon la Cour suprême américaine, le Vatican peut être tenu responsable », renchérit Le Monde ce soir.
De quoi s’agit-il ?
D’une décision prise hier par la Cour suprême des États-Unis de ne pas donner suite à la demande d’immunité sollicitée par l’avocat du Saint Siège aux États-Unis dans une pénible
affaire de prêtre pédéraste. Cette décision n’était assortie d’aucun commentaire de la juridiction suprême.
Il faut rappeler brièvement que les relations diplomatiques entre le Vatican et les États-Unis n’ont été formellement établies qu’en 1984, et qu’en vertu du Foreign Sovereign Immunity
Act de 1976, les tribunaux américains ne peuvent pas poursuivre des États.
Depuis une décennie, au moins dix procès ont été instruits par les tribunaux civils américains, dans lesquels le Saint Siège était poursuivi. La plupart de ces procès portaient sur des cas d’abus
sexuels sur des mineurs par des membres du clergé, et les avocats des victimes (réelles ou alléguées) entendaient impliquer la responsabilité du Vatican, confondant sans doute l’Église du Christ
avec le conseil d’administration d’une multinationale… Six de ces procès ont été jugé en faveur du Saint Siège, les juges s’étant déclarés incompétents du fait de l’immunité du Vatican. Quatre
sont en cours.
Celui qui nous occupe, et qui a motivé la décision de la Cour suprême d’hier, a été initié en 2002.
Un plaignant anonyme de l’Orégon – John V. Doe – avait déposé une plainte cette année-là contre le Vatican pour avoir été à plusieurs reprises abusé sexuellement en 1965, alors
qu’il était adolescent – vous avez dit “pédophilie” ? – par un prêtre, le P. Andrew Ronan, décédé en 1992. Ce prêtre pédéraste irlandais avait déjà tout un passé d’abus sexuels
en Irlande et fut expédié d’abord à Chicago (Illinois) puis à Portland (Oregon) où il continua ses exactions.
On notera, sans faire de commentaires, que le plaignant a attendu 45 ans avant de porter plainte et qu’il l’a fait, le prêtre étant mort depuis 18 ans, non contre l’évêché de Portland où auraient
eu lieu les abus sexuels, mais contre le Saint Siège tenu pour employeur du prêtre et responsable de ses changements de poste.
Le jeudi 24 juin, l’avocat du Saint Siège aux États-Unis, Jeffrey Lena, et l’avocat de John V. Doe ont séparément adressé à la Cour suprême un
Amicus Curiæ, le premier pour demander à ce que la juridiction suprême statue en faveur de l’immunité du Saint Siège – ce qui était l’opinion de l’administration d’Obama
–, le second pour qu’elle ne le fasse pas. La juridiction d’appel du 9ème Circuit avait elle préalablement estimé qu’il y avait des exceptions à la règle de l’immunité et qu’il y avait
suffisamment de preuves, selon la loi de l’Orégon, pour estimer que Ronan était bien un employé du Vatican et que la responsabilité du Saint Siège pouvait être engagée dans
l’affaire. Ce qui est une absurdité.
La Cour suprême, qui compte six baptisés catholiques sur neuf membres, a curieusement opiné dans le sens de la juridiction d’appel puisqu’elle n’a pas retenu l’argumentation de
l’avocat Jeffrey Lena.
La cour d’appel peut donc poursuivre le jugement de cette affaire. Si elle jugeait le Vatican responsable, les avocats du Saint Siège devraient de nouveau se pourvoir devant la Cour suprême. Une
sacrée bataille en perspective…
Par Daniel HAMICHE
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Publié dans : États-Unis/Saint-Siège
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Lundi 28 juin
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12:17
Le P. Antoine de Romanet, prêtre de l’archidiocèse de Paris, et curé de la paroisse Saint Louis de France de Washington D.C. depuis octobre 2002, vient d’être rappelé à Paris par le cardinal André
Vingt-Trois, pour devenir, à partir du 1er septembre, curé de la paroisse Notre-Dame d’Auteuil. C’est le P. Jean-Marie Vincent, vicaire de la paroisse de
Saint-Germain-des-Prés depuis 2004, qui lui succède dès le 1er août.
Le P. Vincent a été ordonné prêtre pour l’archidiocèse de Paris en 2000, mais l’Amérique du Nord ne lui est pas inconnue. Il a vécu pendant sept ans, de 1988 à 1994, comme laïc
consacré au sein de la Communauté Madonna House qui se trouve à Cambermere, un petit village de la vallée de la Madawaska dans la province de l’Ontario au Canada. Le P.
Vincent est anglophone, apprécie beaucoup les États-Unis où il se rend presque chaque année : « [L'Église au États-Unis est] porteuse d'un esprit pionnier : spontanéité qui
perment d'être inventif dans la pastorale et rapport décomplexé à l'argent, qui est fait un levier pour mettre en place une pastorale efficace. » (La Lettre de St.-Germain-des-Prés, n°
144, juillet 2010).
L’aumônerie des francophones de Washington fut créée en 1960 sous l’impulsion de l’Aumônerie générale des Français à l’étranger (organisme dépendant de la Conférence des évêques
de France), dont les prêtres furent choisis en étroite collaboration avec l’archevêché de Washington D.C., qui l’éleva au rang de paroisse de plein droit en 1978. La paroisse compte des Français
expatriés, bien sûr, mais aussi des francophones d’une trentaine de nationalités. La Maison de la Paroisse, acquise en 1988, se trouve sur Garrison Street (nord-ouest de la
capitale fédérale), et comporte une chapelle, achevée en 1994, mais le projet d’une nouvelle chapelle est en cours, un projet que le P. Vincent aura la tâche de mener à
bien.
Dimanche 27 juin
7
27
/06
/Juin
07:00
Le blogue du journaliste catholique britannique
Damian Thompson nous apprend que le dimanche 13 juin dernier, Madame Katharine Jefferts Schori, une américaine épiscopalienne qui se dit “évêque” et qui a été
élue présidente de l’Église (?) épiscopalienne (anglicane) des États-Unis était en visite en Grande-Bretagne présidée une « eucharistie » en la cathédrale (usurpée) de Southwark à Londres.
L’archi-druide Rowan Williams, “archevêque” (usurpateur) de Canterbury, a accepté qu’elle préside cette cérémonie mais à la condition qu’elle ne porte pas sa mitre sur la tête.
Elle l’a donc porté sous le bras. La différence ? Aucune ! L’“Église” d’Angleterre s’acheminant vers la reconnaissance des “évêquesses”… Un petit aperçu de l’élégance des tenues épiscopales de
Mme Schori. Désolé de vous gâcher le déjeuner dominical…
Source des images : MessaInLatino
Par Daniel HAMICHE
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Publié dans : Humour
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Vendredi 25 juin
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/Juin
17:32
Comme vous le savez déjà, dix-neuf États américains
contestent juridiquement la constitutionnalité de l’ObamaCare. En mai dernier, le législateur du Missouri a dans son écrasante majorité voté une loi récusant le droit du
gouvernement fédéral à obliger les citoyens américains à souscrire à une police d’assurance-santé sous peine d’amende, comme en dispose explicitement la loi ObamaCare. Cette loi
sera soumise par référendum aux citoyens du Missouri le 20 août prochain sous le nom de « Proposition C ».
Tous les évêques du Missouri 1 ont adressé aux électeurs catholiques du Missouri leur opinion sur cette consultation, sous la forme d’une déclaration conjointe. Elle se résume en trois
points :
1. Tout en promouvant depuis toujours un accès à des soins de qualité pour tous – et en ayant donné l’exemple par des centaines et des milliers de centres de soins pour les plus pauvres depuis
plus de deux siècles… –, les évêques américains rappellent qu’ils sont opposés à la loi ObamaCare dans l’état actuel de sa rédaction, car elle ne contient pas les restrictions
d’usage sur le financement fédéral de l’avortement et ne garantit pas le respect de la clause de conscience pour les personnes comme pour les professionnels de la santé.
2. Les évêques invitent les électeurs à un jugement prudentiel sur la Proposition C, estimant que des catholiques peuvent avoir des opinions divergentes et légitimes quant à
l’obligation fédérale de désormais souscrire une assurance-santé, mais soulignent que la loi soumise à référendum populaire est muette sur la question du financement fédéral de l’avortement et le
respect de la clause de conscience.
3. Ils invitent les électeurs catholiques du Missouri à faire pression sur leurs élus pour qu’ils soutiennent (voir ici et là) le projet de loi fédérale H.R.
511 visant à amender l’ObamaCare afin que soient spécifiés dans cette loi le refus de tout financement fédéral de l’avortement et le respect de la clause de
conscience.
Je trouve cette déclaration très équilibrée et peu susceptible d’être critiquée en tant qu’empiètement du religieux sur le civil. Mais elle le sera, n’en doutons pas…
1. Robert J. Carlson, archevêque de St. Louis, et son auxiliaire Robert J. Hermann, Robert W. Finn, évêque de
Kansas City-St. Joseph, John R. Gaydos, évêque de Jefferson City et James V. Johnston, évêque de Sprinfield-Cape Girardeau.
Par Daniel HAMICHE
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Publié dans : Obamacare vs. catholiques
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