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Jeudi 24 juin 4 24 /06 /Juin 17:21

 

  • « Le problème ce fut la réticence des évêques à utiliser les dispositions déjà prévues dans le droit canon pour chasser des prêtres du ministère. Les outils canoniques existaient. »

La personne qui a tenu ces propos “iconoclastes” est une religieuse, sœur Sharon Euart, des Sœurs de la Charité, et spécialiste en droit canon, lors d’une conférence d’une journée organisée conjointement le 25 mai dernier à Washington, D.C., par la Conférence épiscopale américaine et la Canon Law Society of America.
Dans son exposé intitulé « Le droit canon et la crise des abus sexuels du clergé : un survol de l’expérience américaine », la religieuse a fait un remarquable historique sur l’ensemble des mesures prises par les évêques américains, dès les années 1980, pour trouver des solutions à cette crise dont ils avaient conscience.
Les “révélations” de sœur Euart sont tout à fait surprenantes, ne serait-ce que par le fait qu’on croit ordinairement que les évêques n’ont commencé à réagir qu’après que la crise des “prêtres pédophiles” ait explosé dans l’archidiocèse de Boston (Massachussetts) en janvier 2002. Il n’en est rien…
Rappelant que dès le Moyen Âge, le péché contre le Sixième commandement, et notamment perpétré contre des mineurs, était considéré comme un crime  et puni comme tel « de manière ferme et explicite », la religieuse souligne que même si le nombre de crimes ecclésiastiques a été réduit dans le nouveau Code de droit canon de 1983, « la condamnation des abus sexuels sur des mineurs par des membres du clergé a été maintenue comme crime pouvant être sanctionnée par l’exclusion de l’état ecclésiastique. »
En fait, le Code de 1983 envisageait deux cas d’exclusion de l’état ecclésiastique : « 1. La demande volontaire d’un prêtre à la laïcisation (…) ou 2. la sanction d’exclusion de l’état ecclésiastique  à la suite d’une procédure judiciaire menée par un tribunal collégial de trois prêtres-juges qualifiés. »
Les évêques américains, à cette époque, souhaitaient eux une procédure rationalisée, « une procédure administrative d’exclusion de l’état ecclésiastique » laissée davantage entre les mains des évêques diocésains qui leur permettrait « d’exclure le prêtre sur la base de la nécessité pastorale plutôt que sur celle d’une sanction ».
Mais s’est posée d’emblée l’exigence de la « garantie d’un procès équitable pour le prêtre » : le Saint Siège et la Conférence épiscopale n’ont alors pas réussi à s’entendre sur une procédure rationalisée et administrative susceptible de garantir les droits de toutes les parties.
Cependant, et dès 1987, la Conférence épiscopale avait proposé aux diocèses américains cinq principes relatifs aux abus sexuels : ils ne seront rendus publics qu’en 1992 – c’est-à-dire dix ans avant que le scandale n’éclate au plan national… « À cette époque, au tout début des années 1990, les évêques avaient, en rendant publique leur initiative, consacré leur énergie pastorale à tenter de briser le cycle des abus. »
Après l’échec « des discussions entre des représentants de la [Conférence épiscopale américaine] et le Saint Siège » à aboutir à un accord sur une procédure administrative mais non judiciaire, le pape Jean-Paul II institua en 193 une commission mixte aux fins d’étudier une procédure judiciaire et proposer les moyens de la rationaliser.

  • « Le travail de cette commission mixte aboutit à une proposition visant à déroger du Droit canon, c’est-à-dire à modifier les lois particulières pour fournir une plus large application de la procédure pénale d’exclusion dans les cas d’abus sexuels sur des mineurs. Ces dérogations furent approuvées à une écrasante majorité par les évêques, puis, moyennant quelques modifications, promulguées par le Saint Siège en 1993. »

Dès la fin des années 1990, la plupart des diocèses américains avaient mis en place un certain nombre de dispositions destinées à régler la question des abus sexuels : principes de base adoptés, commissions d’observations en place, etc.

  • « Les questions canoniques pendantes, précise sœur Euart, étaient essentiellement de s’assurer que les prêtres prédateurs ne puissent pas être réaffectés à un ministère et que ce type de décisions serait confirmé par les services compétents à Rome. À cette époque, il n’était pas très clair de savoir laquelle des Congrégations romaines aurait le dernier mot dans ces affaires, une situation qui laissait bien des évêques frustrés dans leurs tentatives de sanctionner les prêtres abuseurs. »

C’est en 2001 seulement que Jean-Paul II leva tous les doutes : seule la Congrégation pour la doctrine de la foi, alors dirigée par le cardinal Ratzinger, « disposait de l’autorité exclusive de l’Église pour fournir les normes de procédure, pour déclarer ou imposer les sanctions canoniques » dans ce type de crimes. Soulignons, une fois encore, qu’avant 2001 le cardinal Ratzinger n’avait pas ce pouvoir… et rappelons que ces dispositions, taillées sur mesure pour les États-Unis, avaient valeur universelle.
Quand le scandale éclata en janvier 2002, de nombreux pas avaient été accomplis pour traiter de cette affaire. La réunion précipitée, en avril 2002, entre le Saint Siège, les cardinaux et évêques des États-Unis, qui suivit la révélation du scandale, alla encore plus loin : on y décida que les évêques américains pourraient édicter de nouvelles normes. Ce fut le document Normes essentielles pour la politique des diocèses/éparchies relatives à la manière de traiter les allégations d’abus sexuels sur des mineurs par des prêtres et diacres, qui fut approuvé par le Saint Siège cette même année.
Il est donc infiniment regrettable conclut sœur Euart, et l’on ne peut que partager son regret, que toutes ces dispositions, remontant au milieu des années 1980, n’aient pas été immédiatement rendu publiques laissant ainsi se développer dans une opinion publique “travaillée” par les médias anticatholiques que les évêques n’avaient rien fait, pis, qu’ils avaient caché les choses et que le scandale n’était venu au jour que grâce au travail d’investigation de la presse (le Boston Globe pour commencer), ce qui était évidemment faux !
C’est aussi à ce titre – le refus de rendre public tous ces efforts – que l’épiscopat américain peut être tenu pour responsable des ravages provoqués par la révélation du scandale, et c’est en ce sens que ce scandale a été fort mal géré – rappelons aussi qu'à l'époque les diocèses américains ne disposaient que d'un nombre très réduit de spécialistes du Droit canon.

Les « outils canoniques » existaient. Il fallait les utiliser. Et le faire savoir. Ce ne fut pas fait…



Par Daniel HAMICHE - Publié dans : scandale "pédophile
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Jeudi 24 juin 4 24 /06 /Juin 07:00

 

bandeau-site

 

 

De ce prodigieux pèlerinage pour la Vie – que je vous ai annoncé ici – qui la mène à pied de Québec à Notre-Dame de Guadalupe au Mexique en traversant l'est américain du nord au sud, Anne-Marie Michel a déjà accompli les 500 premiers km, c'est-à-dire le dixième de la distance à parcourir. C'est aujourd'hui son 29ème jour de marche. Presque un mois d'écoulé depuis son départ de Québec le jeudi 27 mai, dans l'octave de la Pentecôte. Elle a franchi la frontière américaine le 12 juin dernier et raverse présentement l'État de New York et sa chaîne montagneuse des Adirondacks… Vous pouvez suivre son pèlerinage sur son blogue qui est tenu régulièrement et fourmille d'anecdotes et de photos (ci-dessous Anne-Marie dégustant un capuccino aux États-Unis, une boisson dont elle raffole…).

Que nos prières l'accompagnent chaque jour !

 

 

AMM CAPUCCINO

 

 


Par Daniel HAMICHE - Publié dans : évangile de la vie
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Mercredi 23 juin 3 23 /06 /Juin 18:00

 

mahony

 

 

Né en 1936, le cardinal Roger Mahony, archevêque de Los Angeles, a mené sa carrière épiscopale dans l’après Vatican II. Nommé évêque auxiliaire de Fresno (Californie) par Paul VI en 1975, Jean-Paul II le nommera successivement évêque de Stockton (Californie) en 1980 puis au siège prestigieux de Los Angeles, le plus gros diocèse américain, en 1985. Inévitablement, Jean-Paul II le créera cardinal en 1991. Les lecteurs attentifs de ce blogue savent que Mahony n’est pas ma marque préférée de cardinal, pour paraphraser les Tontons flingueurs.
Ce mardi, et malgré tous les efforts de l’archidiocèse, a été rendu public l’enregistrement de la déposition du 25 janvier dernier devant le tribunal du cardinal, dans l’affaire écœurante de Michael Baker, prêtre de l’archidiocèse de Los Angeles sous le “règne” de Mahony.
Quatre heures d’enregistrement vidéo pour une déposition pathétique de l’archevêque…
L’affaire Baker remonte à 1986 lorsque ce prêtre indigne confessa à l’archevêque avoir agressé sexuellement deux jeunes garçons. Soit dit rapidement en passant : Baker est actuellement sous les verrous pour dix ans pour 23 (vingt-trois !) abus sexuels sur des mineurs… et qu'il n'a pu être arrêté qu'en 2006 de retour d'un séjour “touristique” en… Thaïlande !
John Manly, un avocat représentant l’une des victimes de Baker, était présent lors de l’audition du cardinal et lui demanda si était d’accord pour dire « que la première chose que tout prêtre doit faire (…) quand on apprend qu’un prêtre a agressé sexuellement un enfant, c’est d’appeler la police » ? Réponse de Mahony : « Pas nécessairement » ! Un peu plus loin dans la déposition on l’entend dire qu’il n’a pas pu signaler les faits à la police parce que le prêtre ne lui a pas révélé les noms des victimes ou de leurs parents et que le formulaire à remplir pour la police exigeait de mentionner un nom… Mahony a reconnu ne pas avoir demandé à ses fonctionnaires archidiocésains de rechercher les victimes, d’autant plus, comme il le confesse, qu’il avait cru le prêtre quand ce dernier lui avait dit que les victimes étaient des « immigrés clandestins » repartis au Mexique et que de toutes les manières les agressions sexuelles ne s’étaient pas déroulées dans la paroisse. Cela fait-il une grosse différence ?
Après avoir suivi un traitement psychologique dans un établissement spécialisé, Baker fut replacé en ministère paroissial par Mahony et continua ses agressions sexuelles.
Le cardinal se contredit quand il prétend que Baker ne lui avait confessé en 1986 que des « attouchements » alors que dans une notification de l’archidiocèse en 2004, signée par Mahony, et adressée aux fidèles, il est dit que le prêtre avait eu « des relations sexuelles avec deux garçons de 1978 à 1985 ». Des « relations sexuelles », et pendant huit ans, ne sauraient se réduire à des « attouchements » ! Le cardinal se moque du monde.
La défense maladroite de Mahony fut de dire au juge « qu’il s’était contenté de croire que [Baker] avait vraiment l’intention de se corriger » et qu’il « avait cru tout ce qu’il lui avait dit ». Une bien coupable crédulité…
On a appris l’an dernier qu’un grand jury fédéral s’était interrogé de savoir si Mahony et l’archidiocèse étaient passibles de poursuites criminelles pour la manière dont ils avaient géré ce scandale particulier, un des nombreux scandales d’abus sexuels du clergé de l’archidiocèse, et qui a coûté la bagatelle de 2,2 millions de dollars aux fidèles !
Personne n’ignore que Mahony est « gay friendly », et que la directive du Vatican de 2005 prohibant l’entrée dans les séminaires de personnes homosexuelles, a été parfaitement ignorée par l’archidiocèse 1. Son porte-parole, le méprisable 2 Tod Tamberg, déclarait après la publication de cette directive : « Il y a des gens qui, d’après ce qu’ils ont appris des médias, vont penser : “Oh ! mon Dieu, cela veut donc dire qu’aucun homosexuel ne sera plus jamais ordonné prêtre” (…). C’est tout simplement faux » ! Ce qui est vrai, c’est que les abus sexuels du clergé de Los Angeles ont saigné l’Église de 600 millions de dollars…
L’avocat  Manly a estimé que les réponses du cardinal aux questions donnaient de lui une image peu flatteuse de la réaction de Mahony aux actes de Baker : « Toute personne sensée ne se serait jamais conduite comme Roger Mahony s’est conduit avec Michael Baker, à moins de vouloir le couvrir. »
« À moins de vouloir le couvrir »… C’est une bonne remarque et il faut s’attendre à d’autres révélations sur Mahony et sa clique dans les prochains mois. Attachez vos ceintures !


1. Il faut redire ici pour la enième fois que la crise des abus sexuels perpétrés par des prêtres dans l’Église n’est pas une affaire de pédophilie : entre 80 et 90 % des cas d’abus sexuels du clergé aux États-Unis furent commis sur des adolescents de sexe masculin (ce qu’on nomme l’éphébophilie) et non pas sur des victimes impubères.
2. Voyez sur ce personnage OCWeekly  du 4 février 2009.

 

 


 

 


Par Daniel HAMICHE - Publié dans : scandale "pédophile
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Mercredi 23 juin 3 23 /06 /Juin 16:00

 

Catholics Come Home

 

 

Même s’il elle a coûté relativement cher – environ 1,3 million de dollars –, la campagne Catholics Come Home (catholiques, revenez à l’Église) que l’archidiocèse de Chicago (Illinois) a lancé pendant tout l’Avent de l’an passé, avec il est vrai, le soutien financier des diocèse de Joliet et Rockford (deux suffragants de Chicago), se solde par des résultats très positifs.

Après 2 000 messages publicitaires diffusés sur les chaînes de télévisions locales, les 269 paroisses et missions de l’archidiocèse ont enregistré un accroissement moyen de la fréquentation de la Messe dominicale de 8,1 % (dans la paroisse de Our Lady of the Woods, l’augmentation est de 18,2 % !), et de nombreux nouveaux (re)venus au Sacrement de réconciliation. Un succès qui invite l’archidiocèse de Chicago à envisager une nouvelle campagne médiatique, d’autant plus que l’idée est largement partagée par les paroisses : pour 88 % de ces dernières l’archidiocèse doit utiliser les médias pour l’évangélisation, pour 71 % la campagne a été profitable à la paroisse et 52 % ont constaté une augmentation de la confession sacramentelle entre octobre 2009 (début de la campagne) et février de cette année.
La campagne particulière lancée par l’archidiocèse de Chicago s’inscrit dans une campagne nationale imaginée par Tom Peterson, dont vous pourrez découvrir le site ici et, ci-dessous, une petite vidéo montrant à quoi ressemblent des publicités.

 

 

 

 

 


Par Daniel HAMICHE - Publié dans : Nouvelle Évangélisation
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Mercredi 23 juin 3 23 /06 /Juin 11:33

 

Âgé aujourd’hui de 87 ans, Mgr René Henry Gracida est l’évêque émérite de Corpus Christi (Texas) dont il fut l’ordinaire de 1983 à 1997 après avoir été évêque auxiliaire de Miami, en Floride (1997-1975) puis évêque de Pensacola-Tallahassee, également en Floride (1975-1983).

Malgré son âge avancé, l’évêque a gardé toute sa tête et surtout son franc-parler. Il écrivit en 2006, une excellente étude critiquant le rôle de la Conférence épiscopale vis-à-vis de l’autorité des évêques individuels, une étude que j’ai traduite mais que je n’ai pas encore trouvé le temps de faire paraître alors même que l’évêque m’y a encouragé. Mgr Gracida continue à analyser régulièrement certains aspects du catholicisme aux États-Unis sur son remarquable blogue Abyssus Abyssum Invocat qui mérite d’être découvert. Comme on l’aura compris, l’évêque est quelque peu “atypique”, ce qui me le rend, évidemment, fort sympathique.
Mon article du 19 juin sur les scandaleuses déclarations du vice-Président Joe Biden au Kenya, a été pas mal lu et commenté ici ou là, certains lecteurs s’interrogeant même sur la véracité de telles déclarations tant elles sont déplacées dans la bouche d’un vice-Président des États-Unis… Elles sont pourtant aussi véridiques qu’affligeantes. Mgr Gracida en a aussi traité sur son blogue le même jour, mais je n’en ai eu connaissance qu’hier grâce à un article de LifeSiteNews. En voici la traduction.

  • « Le vice Président Biden (…) mérite une censure canonique.
  • La pensée m’était venue en 2008 que le sénateur Joe Biden aurait dû décliner la proposition que lui avait faite Barack Hussein Obama de devenir son vice-Président. Ma pensée était que quiconque a subi une opération pour le débarrasser d’une tumeur au cerveau 1 ne doit en aucun cas occuper le Bureau oval.
  • Le vice-Président Joe Biden a confirmé mon intuition de 2008 par ses comportements parfois bizarres, ses nombreuses gaffes et ses remarques carrément idiotes depuis sa nomination. La plupart de ses gaffes portaient sur des questions politiques plutôt que morales. Mais à présent il vient de franchir la ligne blanche comme catholique en soutenant ouvertement l’avortement de complaisance dans la patrie du père de Barack Hussein Obama : le Kenya. Il vient de prendre position sur le projet de nouvelle constitution du Kenya, une position qui est vraisemblablement en violation de la loi des États-Unis, mais assurément immorale. Peut-être que Dieu qui sait si le cerveau de Biden a été irrémédiablement abimé par l’opération chirurgicale qu’il a subie, ne le jugera pas trop sévèrement, mais l’Église, qui n’a pas ce type de connaissance, devrait absolument élever la voix et le blâmer. »


1. Ce n’est pas d’une tumeur au cerveau qu’a souffert Biden, mais de ruptures d’anévrisme qui ont nécessité deux opérations chirurgicales cérébrales en 1988.

 


Par Daniel HAMICHE - Publié dans : Les “catholiques” d'Obama
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Mercredi 23 juin 3 23 /06 /Juin 07:00

 

John Haas and BXVI

 

John Haas et Benoît XVI

 

 

 

Créé en 1972, le National Catholic Bioethics Center (NCBC ) s’est donné pour mission de « réfléchir (…) aux développements scientifiques sans précédent qui touchent au mystère même de la vie et posent de graves défis éthiques à la culture humaine ». Le NCBC entend « promouvoir et défendre la dignité de la personne humaine dans tout ce qui touche à la santé et aux sciences de la vie (…) conformément aux enseignements officiels de l’Église catholique. »
Son président, John M. Haas, a été nommé hier par Benoît XVI membre pour cinq ans du conseil d’administration de l’Académie pontificale pour la vie. John Haas avait été nommé à cette fonction dès 2006, mais l’Académie a choisi de n’annoncer cette nomination qu’hier, 22 juin, jour de la fête des martyrs anglais saint John Fisher et saint Thomas More qui « donnèrent leur vie pour des principes qui sont toujours d’une grande actualité et qui sont très adéquats au travail de l’Académie dans le défense de la vie. »
Ce chevalier de Malte, docteur en théologie morale, a enseigné notamment au séminaire de l’archidiocèse de Philadelphie et à l’Institut Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille de Washington, D.C., et est un consultant pour les questions pro-vie de la Conférence épiscopale américaine Le Dr Haas est marié, père de neuf enfants et d’un nombre non précisé de petits-enfants…
Il est à souligner que le conseil d’administration de l’Académie n’est composé que de huit membres dont le président, l’archevêque Rino Fisichella – donné prochainement partant – et le chancelier, Monseigneur Ignasco Carrasco de Paula. C’est donc un poste de tout premier plan que Benoît XVI vient d’accorder à cet Américain, et je me demande même si cela ne préfigure pas son élévation à la présidence de cet Académie dont le premier président, après tout, fut aussi un laïc  en la personne du professeur Jérôme Lejeune

 

 

ncbc

 

 


Par Daniel HAMICHE - Publié dans : Les Américains du Vatican
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Mardi 22 juin 2 22 /06 /Juin 18:00

 

McFadden

 

 

Le Saint Père a nommé ce jour Mgr Joseph P. McFadden dixième évêque de Harrisburg (Pennsylvanie), et Monseigneur Michael J. Fitzgerald, évêque auxiliaire de Philadelphie (Pennsylvanie).
Mgr McFadden était, jusqu’à ce jour, évêque auxiliaire de Philadelphie dont l'ordinaire est le cardinal Justin Rigali. Né à Philadelphie en 1947, le prélat fut ordonné prêtre le 16 mai 1981 pour l’archidiocèse et fut élevé au rang de Prélat d’honneur de Sa Sainteté (Jean-Paul II) en 1991, puis nommé évêque auxiliaire en 2004.
Né en 1948 à Montclair (New Jersey), ordonné prêtre pour l’archidiocèse de Philadelphie le 17 mai 1980, l’évêque élu fut élevé au rang de Chapelain de Sa Sainteté en 2003. Ce canoniste était jusqu’à ce jour vicaire épiscopal de l’archidiocèse. Il remplace donc immédiatement Mgr McFadden.

 

 

msgrfitzgerald

 

 


Par Daniel HAMICHE - Publié dans : épiscopat
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Mardi 22 juin 2 22 /06 /Juin 15:58

 

new pallium01

 

 

Mardi prochain, à 9 h 30, lors de la solennité des saints apôtres Pierre et Paul, le Saint Père remettra le Pallium aux trois nouveaux archevêques américains : Mgr Jerome Edward Listecki, ordinaire de Milwaukee (Wisconsin, voir ici et ), Mgr Dennis M. Schnurr, Archevêque de Cincinnati (Ohio, voir ici) et Mgr Thomas G.Wenski, ordinaire de Miami (Floride, voir ici).

 

 


Par Daniel HAMICHE - Publié dans : épiscopat
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Lundi 21 juin 1 21 /06 /Juin 17:24

 

Alverno College

 

 

Fondé en 1887 par les School Sisters of St. Francis (Sœurs enseignantes de saint François, une congrégation créée en 1874 dans le Wisconsin), le St. Joseph Normal School de Milwaukee (Wisconsin) est devenu en 1947 l’Alverno College . Sa devise est « In Sanctitate et Doctrina »… C’est un collège d’arts libéraux, réservé aux jeunes filles, qui se présente comme « catholique » et « inspiré par la tradition franciscaine ». Curieuse « tradition catholique » et curieuses « sainteté et doctrine » en vérité dès lors que le site de ce collège propose, dans ses “ressources”, des liens vers pas moins de dix organismes qui promeuvent ou procurent l’avortement !
Par exemple le Women’s Medical Fund, Inc.  qui fait la promotion pour « la contraception et l’avortement légaux, sans risque et abordables » et se flatte que « plus de 99,5 % de tous les dons reçus vont directement au financement des avortements pour des femmes pauvres. »
On trouve également des liens pour le Center for Reproductive Rights, le National Women’s Health Network, la National Organization for Women (NOW), etc.
Mais aucun lien pointant vers des sites pro-vie…
Vous avez dit bizarre ? Comme c’est bizzare…



Par Daniel HAMICHE - Publié dans : enseignement catholique
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Lundi 21 juin 1 21 /06 /Juin 07:00

 

bishop bernard hebda

 

 

Le nouvel évêque de Gaylord (Michigan) – il a été nommé le 7 octobre dernier –, Mgr Bernard Hebda a rejoint la petite phalange de ses confrères dans l’épiscopat qui ont décidé de sursoir au versement de la quête annuelle faite dans les paroisses américaines au profit du de la Catholic Campaign for Human Development (CCHD), un organisme de la Conférence épiscopale destiné à lutter contre la pauvreté, tant que seront pas complètement éclaircis certains financements du CCHD qui s’emploieraient à des “œuvres” qui n’ont que peu à voir avec la doctrine sociale catholique et que mènent des organismes subventionnés par le CCHD.

Cela ne saurait évidemment faire oublier tout le bien que fait par ailleurs le CCHD, mais les fidèles donateurs ont le droit de savoir à quelles causes exactes sont affectés les fruit de leurs efforts financiers…

Mgr Hebda rejoint donc les évêques Joseph Adamec (Altoona-Johnstown, Pennsylvanie), Robert J. Baker (Birmingham, Alabama), John O. Barres (Allentown, Pennsylvanie), Lawrence Brandt (Greensburg, Pennsylvanie), Fabian Bruskewitz (Lincoln, Nebraska), Victor Galeone (St. Augustine, Floride), Robert C. Morlino (Madison, Wisconsin), Kevin Rhoades (ancien évêque d’Harrisburg, Pennsylvanie – il est désormais l'évêque de South Bend-Fort Wayne dans l'Indiana), David Ricken (Green Bay, Wisconsin) et Edward J. Slattery (Tulsa, Oklahoma) qui, d’une manière ou d’une autre, ont “gelé” le produit des quêtes destinées au CCHD. Plusieurs autres évêques ont également exigé une réforme en profondeur de cet organisme de la Conférence épiscopale.

 

 

 

 

Par Daniel HAMICHE - Publié dans : épiscopat
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