Mercredi 7 avril
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La University of Detroit Mercy (UDM) est une université catholique jésuite dont la
fondation remonte à 1876 : c’est la plus importante université catholique du Michigan, avec près de 6 000 étudiants. Elle fait partie de l’Association of Jesuit College and
Universities des États-Unis qui regroupe 28 établissements d’enseignement supérieur gérés par la Compagnie de Jésus.
C’est la TFP Students Action, l’association étudiante de la branche américaine de Tradition Family Property (Travail Famille Propriété, TFP) qui nous a signalé
hier quelques incongruités apparaissant sur le site internet d’UDM et dans son corps professoral. Je m’empresse de préciser que j’ai adressé hier un courriel au président de
l’UDM, le R.P. Gerald Stockhausen, S.J., et à son responsable des relations publiques pour les interroger sur le degré de crédibilité des dénonciations de
TFP Students Action, mais que je n’en ai reçu aucune réponse. Je reprends donc les informations de TFP Students Action.
En effet, et vérification faite, la section Career & Professional Resources (carrière et possibilités professionnelles) propose aux étudiants comme Professional
Associations (organisations professionnelles) à contacter pour un éventuel emploi après diplôme, Planned Parenthood et une autre organisation féministe pro-avortement
NOW (National Organization for Women).
En outre, les gens de la TFP Students Action ont débusqué une autre incongruité. Le Dr. Jane Schaberg est professeur d’Études religieuses à
l’UDM. Connue pour être une « universitaire bibliste féministe », Schaberg est l’auteur d’un livre blasphématoire paru en 1987 : The
Illegitimacy of Jesus : A Feminist Theological Interpretation of the Infancy Naratives (L’illégitimité de Jésus : une interprétation théologique féministe des récits de l’enfance)
où l’on peut lire (p. 95) : « Marie, dans la tradition hérité par Luc, a fait l’expérience d’un désastre pire que la nudité : le viol ». Pour
Schaberg, « professeur d’Études religieuses » à l’UDM, Jésus n’a pas été conçu du Saint Esprit mais est issu d’un viol ! Un tel
blasphème ne saurait être inféré de l’Évangile selon saint Luc, mais vient en droite ligne du Talmud…
Très intéressante université “catholique” où de telles monstruosités peuvent donc être enseignées du haut de la
chaire…
Par Daniel HAMICHE
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Jeudi 11 mars
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15:31
Les médias du Colorado dans leur ensemble ont évidemment commenté négativement 1 la décision de l’école paroissiale du Sacred Heart Church de Boulder (Colorado) de ne pas
continuer à scolariser l’enfant d’un couple de lesbiennes (je vous en ai entretenu le 8 mars puis le 9 mars).
Cet acharnement médiatique a invité Mgr Charles Chaput, archevêque de Denver (Colorado) à mettre tout son poids dans la balance, ce qu’il a fait en y consacrant son éditorial hebdomadaire
dans le Denver Catholic Register (texte intégral en anglais ici).
Après avoir rappelé la raison de la création des écoles catholiques aux États-Unis au XIXe siècle, « comme alternative aux écoles publiques de l’époque dont le programme était
souvent hostile à la foi catholique », l’archevêque poursuit : « À bien des égards, les temps ont changé, mais pas la mission de l’école catholique. Le but principal poursuivi par les
écoles catholiques est religieux. En d’autres mots, il vise à former les élèves dans la foi catholique, dans la morale catholique et dans les valeurs sociales catholiques (…) Beaucoup de nos
écoles accueillent des élèves qui sont d’une autre foi ou qui n’en ont aucune, de parents célibataires ou de familles de parents divorcés. Ces élèves sont toujours les bienvenus pour autant que
leurs parents soutiennent la mission catholique de l’école et n’offrent pas un contre témoignage grave à cette mission dans leurs actes (…) Nos écoles, toutefois, existent pour d’abord servir les
familles catholiques par une instruction modelée par la foi catholique et la formation morale. C’est une simple évidence. D’autres traditions religieuses font de même suivant leurs croyances et
au prix d’un lourd sacrifice. Nous devons garder à l’esprit le fait que les familles catholiques paient deux fois pour bénéficier d’une éducation catholique : par leurs impôts elles financent
l’instruction publique, et elles doivent payer une seconde fois pour envoyer leurs enfants à une école catholique [par conséquent] l’idée que les écoles catholiques exigent qu’on soutienne
l’enseignement catholique pour y être admis et un sérieux effort des familles des enfants scolarisés pour vivre dans la fidélité leur identité catholique, est raisonnable et juste… »
L’archevêque poursuit : « L’Église ne cherche de prétexte pour refuser à quiconque une éducation catholique. Mais l’Église ne peut pas changer ses préceptes moraux sans saper sa mission ne
pas réussir à servir les nombreuses familles qui croient en cette mission (…) Si les catholiques prennent leur foi au sérieux, ils suivent naturellement les enseignements de l’Église en matière
de foi et de morale, sinon ils s’excluent eux-mêmes de la communauté de foi. »
L’archevêque insiste : « L’Église ne prétend pas que les gens qui ont une inclination homosexuelle sont “mauvais” ou que leurs enfants soient moins aimés de Dieu. C’est tout le contraire.
Mais ce que l’Église enseigne positivement c’est que pour quiconque avoir une relation sexuelle en dehors du mariage est une faute, que le mariage est une alliance sacramentelle et que le mariage
ne peut se réaliser qu’entre un homme et une femme. Ces principes sont au cœur de la compréhension catholique de la nature humaine, de la famille, du bonheur et de l’organisation de la société.
L’Église ne peut pas changer ces enseignements car, dans la foi catholique, ce sont les enseignements mêmes de Jésus Christ ».
À la lumière de ce qui précède « la politique de notre système d’écoles catholiques existe pour protéger toutes les parties impliquées, y compris les enfants de couples homosexuels et les
couples eux-mêmes. La raison d’être de nos écoles est d’être “partenaires dans la foi” avec les parents. Si les parents ne respectent pas les croyances de l’Église, ou vivent d’une manière qui
rejette ouvertement ces croyances, alors le partenariat avec ces parents devient très difficile sinon impossible. Cela provoque aussi une tension injuste sur les enfants qui se trouvent pris
entre les deux, et sur leurs enseignants qui ont le devoir de leur enseigner la foi authentique de l’Église. »
L’archevêque Chaput conclut ainsi son commentaire : « La plupart des parents qui envoient leurs enfants dans des écoles catholiques en attendent un environnement où la foi catholique sera
intégralement enseignée et pratiquée. Cela ne peut tout simplement pas être fait si les enseignants doivent se préoccuper de ne pas blesser les sentiments de leurs élèves ou de ne pas éloigner
les élèves de leurs parents. Ce n’est juste pour personne, y compris toute notre communauté scolaire. Les personnes qui ont une compréhension du mariage et de la famille brutalement différente de
la croyance catholique sont souvent des personnes sincères et de bonne volonté. Elles disposent d’autres options, également excellentes, pour l’éducation et devraient y trouver la meilleure
orientation pour leurs enfants. »
Je crois que tout est dit. Et bien dit…
1. Encore que, comme me le signale un lecteur – que je remercie – dans un commentaire, la tendance du sondage mis en ligne par le quotidien Denver
Post vient de s’inverser : 50,9 % des lecteurs estiment désormais fondée la décision de l’école alors qu’ils ne sont plus que 47,9 % à la dénoncer ; chez les catholiques l’amplitude est
encore plus forte : 40,3 % sont pour et seulement 14,1 % contre (sur près de 11 000 participants à ce sondage, ce qui n’est pas rien).
Par Daniel HAMICHE
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Mardi 9 mars
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14:49
Dans son édition d’hier, le quotidien The Denver Post (Denver, Colorado) traite de l’affaire de l’école catholique dont je vous ai entretenu hier. Comme
il fallait s’y attendre, le quotidien prend faits et cause pour les opposants à la décision de l’archidiocèse signalant même une « foule protestant [dimanche dernier] avec des
panneaux contre le traitement réservé à un élève qui a des parents lesbiennes » et exigeant que l'archidiocèse revienne sur sa décision (t'as qu'à croire…). Comme vous pourrez le constater
sur la photo qui illustre l’article du Denver Post, la « foule » se limite à sept personnes identifiables… S’il y en avait eu plus, on peut raisonnablement estimer que la
rédaction du journal aurait choisi un autre cliché. Je me suis beaucoup amusé de la pancarte que tient le monsieur à droite et qui ne semble pas rasé de frais (il n’est d’ailleurs pas le seul).
Elle dit : « Que ferait Jésus ? » 1. Bonne question, mais qu’on aurait pu tout aussi bien remplacer par celle-ci : « Que dirait Jésus ? » en voyant les porteurs de
banderoles ? C’est une autre bonne question à laquelle la réponse pourrait osciller entre « race de vipères » ou « engeance de serpents » – selon les traductions… –, car les
paroles de Jésus étaient parfois dures à entendre pour les hypocrites d’hier, peu avantageusement remplacés par les “compassionnistes” d’aujourd’hui…
Plus intéressant, le quotidien a mis un sondage en ligne sur l’affaire qui donne, évidemment, et comme il fallait aussi s’y attendre, la majorité (58 % contre 41 %) aux opposants à la décision de
l’archidiocèse. Mais, chez les catholiques la tendance est absolument inversée : 32 % sont pour et 16 % sont contre. On se demande bien d’ailleurs en quoi cette décision d’une école catholique
pourrait intéresser des gens qui ne sont pas catholiques…
Si vous voulez aller voir ce journal, c’est ici. Vous pouvez même participer au sondage en ligne (moi je l’ai fait…). Et merci à tous ceux qui
ont fait un commentaire à mon papier d’hier : là on peut dire que vous êtes à 100 % d’accord avec l’archevêché de Denver !
1. « What Would Jesus Do ? », c’est une phrase rituelle chez les chrétiens américains, qui remonte à la fin du XIXe siècle, et une manière de s’interroger
sur chacun de ses actes en se demandant ce que Jésus aurait fait à notre place.
Par Daniel HAMICHE
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Lundi 8 mars
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19:01
C’est une controverse qui va sans doute faire beaucoup de bruit aux États-Unis…
L’école maternelle de la paroisse de la Sacred Heart Church à Boulder (Colorado) s’est aperçu, en étudiant les dossiers de réinscription des enfants pour la rentrée prochaine, que
l’un des élèves était l’enfant d’un couple de lesbiennes. L’archidiocèse de Denver, dont l’ordinaire est Mgr Charles Chaput, a fait savoir aux responsables de la maternelle que la
réinscription devait être refusée ce qui a provoqué consternation et « dégoût » chez certains membres de l’administration de l’école, encore une fois mus par une compassion aussi
excessive que fausse.
Vendredi dernier, l’archidiocèse a réagi à ces critiques en expliquant que « la principale raison pour laquelle les parents choisissent de mettre leurs enfants dans les écoles de
l’archidiocèse de Denver, c’est pour renforcer la foi et les valeurs catholiques que la famille s’efforce de vivre à la maison. Pour préserver la mission de nos écoles et pour respecter la foi de
communauté catholique en général, nous attendons de toutes les familles qui inscrivent leurs élèves de vivre conformément à l’enseignement catholique. Nos règles d’admission précisent très
clairement : “Personne ne sera admis en tant qu’élève dans une quelconque de nos écoles catholiques à moins que cette personne et son (ses) parent(s) n’adhère à la philosophie de l’école et
n’accpete de respecter la politique d’éducation et les règles de l’école et de l’archidiocèse”. Permettre à des enfants, dans cette situation particulière, de poursuivre leur scolarité dans notre
école serait cause de confusion pour les élèves, en ce sens que ce qu’on leur enseignerait à l’école serait en conflit avec ce qu’ils vivent à la maison ». La déclaration de l’archidiocèse
se termine ainsi : « Nous avons indiqué à ce couple la politique qui prévaut à l’école catholique du Sacred Heart of Jesus dès que nous avons eu connaissance de cette situation. Nous
avons discuté de nos raisons avec lui et avons cherché à répondre à cette situation d’une manière qui ne soit pas brutale et n’entraînant pas l’expulsion immédiate de l’élève mais qui, en même
temps, respecte l’intégrité de la philosophie de l’école catholique. »
Qu’en pensez-vous ?
Par Daniel HAMICHE
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Samedi 6 février
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12:15
Il n’y aura pas de 189ème rentrée scolaire, à la fin de l'été 2010, pour les quelque 129 bambins qui fréquentent cette année la St. Patrick’s Old Cathedral School de New York,
et la cinquantaine d'enfants inscrits qui se proposaient de l’intégrer à la rentrée prochaine. Située dans le quartier de la « petite Italie » de la métropole, elle accueillait depuis toujours
des enfants issus de milieux plutôt défavorisés et notamment de familles immigrées.
Fondée en 1822 par des religieuses de la congrégation des Sisters of Charity de sainte Elizabeth Ann Seton – une congrégation s’inspirant du modèle des Filles de la Charité
de saint Vincent de Paul –, cette petite école accueillait des enfants à partir de 4 ans (« pre-Kindergarten ») jusqu’au K-8 (début du secondaire, 12/13 ans). C’est la plus
vieille école catholique paroissiale de New York.
Pour justifier cette fermeture, l’archidiocèse s’appuie sur le fait que l’école a vu, depuis dix ans, le nombre des écoliers inscrits divisé par trois : ils étaient encore 455 en 2001. Il estime
également que l’école n’est plus à proprement parler « paroissiale » : la plupart des enfants scolarisés à la St. Patrick’s ne relèvent pas territorialement ni de la paroisse ni du
borough (“bourg”, une des cinq subdivisions de New York, d’où la caquette à cinq pointes des policiers newyorkais…) de Manhattan.
L’éducation y était soignée, l’ambiance très familiale, et pour un coût annuel assez bas (environ 4 000 $), mais la crise économique a sérieusement affecté les ressources financières des familles
les plus pauvres incapables de supporter désormais les frais de scolarité de leurs enfants.
La presse newyorkaise et nationale s’est ému à l’annonce de la fermeture de cette fameuse école dont l’un des “anciens” les plus célèbres est le réalisateur Martin Scorcese… Le bâtiment ne
disparaîtra sans doute pas puisqu’il est “classé” au National Registry of Historic Landmarks (un peu l’équivalent de notre Inventaire des monuments historiques). Mais quelle sera sa
nouvelle destination ? On l’ignore.
Par Daniel HAMICHE
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Jeudi 4 février
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18:30
Si je suis souvent sévère pour tant d’universités catholiques infidèles à l’enseignement de l’Église – ce blogue fourmille, hélas !, d’exemples… –, et notamment aux scandales que provoquent
nombre d’universités jésuites, je serais injuste et fautif si je taisais le fait que plusieurs de ces dernières comporte beaucoup de bonnes personnes : étudiants, corps enseignant,
personnels.
Le Père James Martin, S.J., a relayé dans le blogue de l’hebdomadaire jésuite America, des informations transmises par l’Ignatian Pro-Life Network, sur la participations
prévue de militants pro-vie d’universités jésuites américaines à la March for Life de Washington du 22 janvier dernier.
Il y aurait eu des délégations de pas moins de 20 universités et établissements d’enseignement supérieur jésuites à la March for Life de cette année. Le Boston College – qui ne
passe assurément pas pour l’université jésuite la plus orthodoxe… – a délégué 55 étudiants et 10 jeunes jésuites (photo ci-dessous) sur ses 14 000 étudiants… – par comparaison
l'université franciscaine de Steubenville avait plus de 800 étudiants présents sur les 2 400 qu'elle compte. La Messe pour la Vie des Établissements jésuites, célébréeavant la
marche dans l’église St. Aloysius de Washington D.C., tenue par la Compagnie, a rassemblé un millier de personnes (on n’en comptait que 600 l’année précédente) venant notamment des
universités de St. Louis, Marquette ou Georgetown…
L’honneur est donc sauf, mais c’est quand même peu de monde rapporté aux dizaines de milliers d’étudiants qui fréquentent les établissements jésuites… On fera les comptes l’année prochaine !
Par Daniel HAMICHE
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Jeudi 4 février
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13:00
Si l’on avait vraiment besoin d’une confirmation de ce que je signalais
hier quant aux “libertés” prises par une majorité d’universités dites catholiques vis-à-vis de l’enseignement de l’Église, les révélations d’avant-hier de LifeSiteNews, qui confirment celles de Catholic World News, y suffiraient.
La St. Louis University (SLU), l’université jésuite du Missouri, qu’on pouvait dire autrefois “prestigieuse”, et qui fondée en 1818 par notre compatriote Louis Dubourg,
évêque « de Louisiane et des deux Florides » comme on disait au début du XIXe siècle, tolère dans son corps enseignant trois militants de Planned Parenthood, le « N° 1 » de l’avortement
aux États-Unis !
Linda Raclin, maître-assistant de langue juridique à la Faculté de droit de SLU depuis 2007, était jusqu’à cette année-la membre du conseil d’administration de Planned Parenthood de
St. Louis et fait toujours partie d’un groupe de travail de ces avorteurs. On pouvait le lire sur la biographie de Raclin en ligne sur le site même de SLU. Mais après les premières
révélations de Catholic World News, ces “précisions” ont été “judicieusement” effacées…
Le Dr. Christine Jacobs, est maître de conférences à la Faculté de médecine de SLUPlanned Parenthood depuis 2008 : elle fut membre du conseil d’administration de à Chicago de 2003 à
2006.
Le Dr. Terri Rebmann, est directeur associé pour les affaires périscolaire à l’Institut pour la bio-sécurité de SLU depuis juillet 2000. Elle a travaillé de 1996 à 1997 comme
superviseur des services aux patients en matière de « santé reproductive » (nom de code pour avortement) de Planned Parenthood de St. Louis, et depuis 2005 à aujourd’hui elle est
consultante de la Fédération Planned Parenthood.
Interrogée par LifeSiteNews sur ces incongruités, SLU a répondu en estimant que l’université agit conformément « aux enseignements de l’Église catholique ». Quel culot !
Offrir une chaire d’enseignement à des militants de l’avortement n’est vraiment pas en adéquation avec la fière devise de la Compagnie : « Pour la plus grande gloire de Dieu »…
Par Daniel HAMICHE
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Samedi 30 janvier
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Vaillant miles Christi et intellectuel catholique de premier plan, le célèbre professeur Ralph McInerny, 83 ans, a été rappelé à la droite du Père hier matin. C’est une perte
extrêmement sensible.
Auteur de plus de quarante ouvrages universitaires (notamment de philosophie qu’il enseignait), mais aussi de quatre-vingt romans policiers (dont la fameuse série du “Father Dowling”
portée avec succès sur le petit écran), ce thomiste, co-fondateur avec Michael Novak du magazine Crisis (aujourd’hui InsideCatholic), écrivit littéralement
des milliers d’articles scientifiques ou destinés au grand public, mais il fut d’abord et avant tout un formidable professeur d’un rare dévouement et d’une rare générosité pour ses étudiants :
chacun de ses cours étant imperturbablement et systématiquement ponctué par une phrase en latin ou… en français !
C’est à l’Université Notre Dame qu’il fit l’essentiel de sa carrière d’enseignant : 54 ans… Il prit sa retraite en juin dernier non sans avoir dit ce qu’il pensait de l’invitation par
Notre Dame d’Obama.
C’est en hommage pour ce grand disparu que je traduis à votre intention un texte qu’il avait écrit le 23 mars 2009 dans The Catholic Thing sur cette scandaleuse invitation.
Honneur à McInerny et honte au Père Jenkins !
« Obama vaut-il une Messe ? 1
Dès lors que le président de l’avortement va être honoré, fêté et écouté lors de la cérémonie des remises de diplômes de Notre Dame, la question qui se pose est : qui va célébrer la Messe de
couronnement ?
L’Université Notre Dame a officiellement et avec beaucoup d’autosatisfaction invité le président Obama a venir faire un discours aux diplômés et à recevoir un doctorat honoris causa en droit.
Pour dire les choses franchement, c’est un pied de nez collectif à l’Église catholique à laquelle Notre Dame prétend être fidèle. Fidèle ? Allez raconter cela à Julien l’Apostat.
Que quelqu’un qui procure ou défend l’avortement s’exclut en cela lui-même de la communion avec l’Église est une doctrine évidente depuis toujours, et un nombre croissant d’évêques a trouvé le
courage de dire à ces hommes politiques catholiques qui sont les grands pourvoyeurs des lois d’avortement qu’ils ne peuvent pas recevoir la Sainte Communion. N’est-ce pas pire encore que de fêter
un politicien comme Barack Obama ? Et où cela situe-t-il le président de ND, le Père Jenkins ? Puisqu’il ne peut pas célébrer la Messe sans recevoir le corps, le sang, l’âme et la divinité de
Notre Seigneur Jésus-Christ, il devra sans doute se récuser et demander à ce que quelqu’un d’autre célèbre la Messe. Mais à qui s’adressera-t-il ? Toutes ses cohortes sont rangées sous la même
enseigne que lui. Peut-être que le pasteur de l’ancien temple du Président à Chicago sera invité à haranguer les diplômés, leurs parents, le corps enseignant – enfin, ceux qui viendront à la
cérémonie cette année. Pourquoi pas ?
Sans doute peut-être parce qu’on lui a remis en mémoire les sermons qu’il a entendus pendant des années, Barack Obama a pris ses distances, comme ils disent, de ce fougueux orateur aux pieds
duquel il était assis pendant des décennies. En cela, quels que soient ses motifs, il a peut-être indiqué aux administrateurs de Notre Dame la voie de leur rachat. Peut-être sont-ils ignorants
des annales pro-avortement d’Obama. Peut-être n’ont-ils pas été attentifs à tout ce qu’il a déjà fait comme Président. Leur étant rappelé tout cela, et conscients du péril dans lequel leur
position les place vis-à-vis de l’Église s’ils fêtent ainsi le Président, peut-être annuleront-ils leur invitation d’une manière aussi publique qu’ils l’ont lancée ? N’y comptez pas.
Pour quelqu’un dont la carrière de cinquante-quatre années à Notre Dame va s’achever en juin prochain, c’est une amertume que de songer à l’orateur de cette cérémonie de 2009. Il est tout à fait
approprié de se trouver une excuse pour être absent de ces festivités. Écouter un discours de remise des diplômes c’est l’amende que les diplômés ont le devoir de payer pour recevoir leurs
diplômes. Les discours de remise des diplômes dignes de mémoire se comptent sur la cuticule d’un doigt. Ce sont des moments cérémonieux dont on se souvient peu et qu’on fête encore moins. On a
grogné lors de précédents choix, mais l’invitation faite à Barack Obama s’éloigne et de beaucoup de l’effort habituel de l’université de lier des relations chaleureuses avec les puissants du
jour. Il s’agit là d’un abandon sans équivoque de toute prétention à être une université catholique. Et ce n’est là que la triste suite de décennies de bavassages qui nous ont selon toute
évidence menés là où nous en sommes.
Aucun événement n’a été aussi crucial pour les universités catholiques que l’infâme déclaration de Land O’Lakes de 1967, où l’assemblée des présidents des institutions catholiques signifièrent se
libérer de l’influence supposément maléfique de l’orthodoxie catholique. Ils continuèrent à se dire catholiques, mais la définition du mot demeura toujours en travaux. Et cela par des
institutions dont la tâche est décidément de ne pas définir ce qu’est le catholicisme. À présent nous en sommes arrivés au point où l’Université Notre Dame s’exclut publiquement de toute
allégeance et de toute acceptation d’une des vérités morales chrétiennes les plus fondamentales, citée explicitement dans la Didachè et encore et toujours siècle après siècle. L’avortement est
radicalement un acte mauvais, du point de vue de la morale naturelle comme de l’enseignement explicite de l’Église. Il n’existe aucun moyen pour une personne, un homme politique ou une
institution de finasser avec ce fait.
En invitant Barack Obama comme orateur de cette cérémonie, Notre Dame déclare à la Nation que l’enseignement de l’Église sur cette question fondamentale peut être ignoré. Du bout des lèvre on
rappellera l’enseignement sur l’avortement, mais cela ne constituera pas un obstacle à la mobilité à la hausse, à l’authentique et vulgaire convoitise à laquelle notre société laïcisée par bon
accueil, que cette convoitise soit celle des personnes ou des institutions.
Il y a quelques années, l’archevêque Michael Miller, ès qualité de responsable de l’éducation catholique, avait dit dans un discours à Notre Dame que le Saint Père étudiait la possibilité
d’interdire l’appellation “catholique” aux institutions dont le comportement contredisait cet usage. En invitant Barack Obama à prononcer le discours de cette cérémonie de 2009, Notre Dame a
perdu le droit de se dire Université catholique. Cela exige une réprimande officielle. Puisse-t-elle venir. »
Merci, regretté professeur Ralph McInerny ! Intercédez pour nous tous qui continuons le bon combat que vous avez si ardemment mené et si brillamment illustré.
P. S. : Je signale aux lecteurs de mon bloque que le frère cadet de Ralph, Dennis McInerny, est professeur au séminaire de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre de
Denton (Nebraska).
1. Bon connaisseur de la culture, de la langue et de notre Histoire, McInerny fait évidemment référence ici à la phrase attribuée à Henri IV : « Paris vaut bien une
Messe ! ».
Par Daniel HAMICHE
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Vendredi 29 janvier
5
29
/01
/Jan
16:00
C’est hier que John R. Mortensen, ce jeune théologien laïc américain, professeur à l’excellent Wyoming Catholic College, et lauréat du Prix des Académies pontificales pour sa thèse
Understanding St. Thomas on Analogy (comprendre saint Thomas sur l’analogie) – dont je vous ai entretenu la veille de Noël –, a été reçu en audience par le Saint Père. La photo
ci-dessous le montre en compagnie de son épouse et de ses enfants (j’en compte quatre sur la photo – le personnage avec le col romain et la calotte violette n’est pas de la famille
puisqu’il s’agit de l’archevêque Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical pour la culture… bof ! 1). On peut donc être un excellent théologien tout en était un
laïc et père de famille nombreuse… Avis aux amateurs !
1. L’orthodoxie de ce prélat est suspecte à plus d’un. C’est un partisan de l’évolution à la Darwin (il a déclaré que ni Darwin ni son ouvrage
L’Origine des espèces n’avaient été condamnés par Rome), et qui a une curieuse théologie sur la Résurrection : selon lui, le Christ n’a pas été « relevé » (des morts) mais s’est « élevé
»… Etc.
Par Daniel HAMICHE
-
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Vendredi 15 janvier
5
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/01
/Jan
11:08
Le 9 janvier dernier, je vous rapportai l’information diffusée par le très précieux et très
orthodoxe site Catholic Culture, de la scandaleuse promotion de Planned Parenthood par la Faculté de Communication de l’université
jésuite Loyola de Chicago (Illinois). Toujours selon Catholic Culture, une autre université jésuite, celle de Marquette fondée en 1881 dans le Wisconsin, patauge dans le même
marigot. Sa Faculté de Droit propose à ses étudiants d’aller faire du bénévolat à Planned Parenthood ! Mais il n’y a pas que les jésuites à disjoncter… La Notre Dame de Namur
University, fondée en 1851 par la congrégation des Sisters of Notre Dame de Namur, suggère à ses étudiants pas moins de trois cliniques californiennes de Planned Parenthood dans
sa liste des établissements « de référence » pour les étudiants ! Vraiment pas très catholiques ces universités “catholiques”…
Par Daniel HAMICHE
-
Publié dans : enseignement catholique
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