Jeudi 8 octobre
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18:00
Alors que les communautés religieuses apostoliques regroupées depuis 1959 dans le Leadership Conference of Women Religious (LCWR), – dont la plupart sont en dissidence ouverte et
patente contre l’Enseignement de l’Église – est sous le coup d’une visite/enquête canonique décidée par la Congrégation pour la doctrine de la Foi (CDF), le cardinal Sean
O’Malley, archevêque de Boston, président de la commission épiscopale Clergé, Vie consacrée et Vocations, vient, par lettre à la LCWR, d’exprimer toute sa gratitude pour ce lobby
muet sur l’avortement mais très loquace sur les dangers du « réchauffement climatique » et qui n’a rien contre l’homosexualité et la pilule contraceptive…
Pour redorer leur blason terni, ces religieuses « débâchées » ont organisé une exposition pour mettre en valeur le rôle des religieuses catholiques dans l’histoire des États-Unis. Un rôle que
personne ne contestera… au moins jusqu’aux années qui ont précédé le concile de Vatican II. Après, c’est une toute autre histoire…
Le cardinal O’Malley qui a eu des mots très durs, et parfaitement déplacés, contre les catholiques pro Vie qui lui reprochaient sa “gestion” des scandaleuses obsèques “cathodiques” du
sénateur Ted Kennedy, récidive dans le n’importe quoi, et ce n’est pas la première fois.
Il ose ainsi écrire à la LCWR que « L’Église [le cardinal parle-t-il au nom de TOUTE l’Église ? C’est grotesque] exprime sa gratitude pour tout ce que vos communautés ont fait
et continue de faire pour faire avancer la mission de l’Église particulièrement dans le domaine de la santé [ces “bonnes sœurs” n’ont rien dit contre l’avortement !], de l’éducation
[ce n’est plus l’éducation catholique !], des services sociaux et du ministère pastoral [elles sont pour l’ordination des femmes…] (…) L’Église a besoin de vos dons de
persévérance [dans l’erreur ?], de votre engagement et de votre fidélité [alors à, c’est le pompon !] et de votre charisme sans équivalent [sic !], guidés par le Saint
Esprit [quasiment un blasphème…] Sachez que votre ministère est très apprécié. »
À part le coup de poignard dans le dos à la CDF – de la part d’un cardinal de la Sainte Église – cette minable apologie de bonnes sœurs qui ont jeté aux orties leur identité catholique est
– j’ose l’écrire – une honte pour l’Église de Boston. Le cardinal-archevêque a mieux à faire : notamment de remettre d’équerre le scandaleux Boston College (voir post suivant
!).
Jeudi 1 octobre
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18:00
À ma gauche – positionnement qui n’est pas vraiment “innocent” de ma part 1 – Mgr Michael J. Sheehan, archevêque de Santa Fe (Nouveau Mexique), docteur en droit canon
(Université du Latran, 1971), à ma droite, le professeur Edward Peters – qui ne doit pas vous être inconnu si vous suivez attentivement ce blogue… –, docteur en droit canon
(Catholic University of America, 1991).
L
e premier, dans un entretien accordé à
l’hebdomadaireultra-progressiste National Catholic Reporter le 12 août, mais compilé dans un article paru le 26 du même mois, s’y pose comme le “porte parole” de la majorité épiscopale
silencieuse lors du scandale de Notre Dame et ne craint pas de qualifier « d’hystérique » le comportement de ses quelque 80 confrères dans l’épiscopat qui ont publiquement
protesté contre ce scandale inoui. Mais passons, ce n’est pas là le cœur de la controverse entre nos deux docteurs en droit canon (auquel
Ed Peters fait allusion dans le texte qui va suivre) : ce qui fait débat,
c’est la question du refus de la communion sacramentelle aux hommes politiques catholiques dissidents publics de l’Enseignement de l’Église, notamment sur la question de l’avortement.
Le texte d’Ed Peters qui suit est fort “technique” mais bigrement intéressant. Le voici 2.
« Bien que je n’aie pas à donner mon opinion sur les récents commentaires de l’archevêque Michael Sheehan de Santa Fe au National Catholic Reporter relatifs à sa
position sur les relations inter-épiscopales (c’est une affaire entre arch/évêques), ses affirmations sur le droit canon quant à la réception de l’Eucharistie sont une toute autre chose. Selon
moi, plusieurs des affirmations de l’archevêque Sheehan là-dessus sont défectueuses. Et même en ce cas j’aurais pu les laisser passer, sauf que Sheehan, outre le fait qu’il
est archevêque, possède aussi un doctorat en Droit canon (Latran, 1971) ce qui fait que certains pourraient incliner vers ses opinions au vu de ses qualifications. Bon, allons-y.
Sheehan résume ses idées sur la privation de Communion pour les principaux législateurs catholiques pro avortement ainsi : “Il vous fait faire très attention. Le Vatican n’applique
pas ces grosses sanctions, vous vous placez hors de l’Église si vous votez ainsi. Il a essayé mais ça ne marche pas, et j’essaye d’apprendre de ce que le Vatican enseigne pour l’appliquer moi
même (…) La responsabilité première pour quelqu’un qui reçoit la communion c’est la personne elle-même et sa conscience qui se présente pour [la] recevoir. Le prêtre ne doit pas se comporter en
chien de garde regardant autour de lui pour découvrir qui est indigne.”
Bien, suivons cet ordre :
1. Oui, le refus de Communion à ceux qui en sont indignes de notoriété publique, ne devrait être appliqué qu’avec le plus grand soin. Mais,
2. Le refus de Communion selon le Canon 915 n’est pas une “sanction” pénale (bien que Sheehan sous-entende à plusieurs reprises qu’elle le serait), c’est plutôt une norme de
discipline sacramentelle. Les différences (de procédures, pastorales, etc.) entre ces deux types d’actes sont nombreuses. Et,
3. Se voir refuser la Communion selon le Canon 915 n’a rien à voir avec le fait qu’on demeure membre de l’Église, alors pourquoi évoquer cela ? En outre,
4. Alors que la responsabilité première pour recevoir dignement la Communion relève de la personne (selon le Canon 916 si l’on a besoin d’une norme pour prouver ce qu’on avance),
responsabilité “première” n’est pas la même chose que responsabilité “unique”.
Les ministres de la Sainte Communion, qu’on le veuille ou pas, ont la responsabilité selon le Canon 915 de refuser la Communion à certains membres des fidèles dans certaines
circonstances. C’est d’une telle évidence : pourquoi donc avoir un Canon 915 si celui qui s’apprête à La recevoir était la seule personne autorisée à juger de sa réception ? De
plus,
5. Le Canon 915 n’exige pas des ministres de déterminer “qui est digne” de recevoir la Communion (formuler la question de cette manière c’est mal interpréter le Code [de droit
canonique] et la théologie sacramentelle sur ce point), mais, au contraire, elle exige des ministres d’être attentif à la possibilité que dans certaines circonstances des catholiques ne sont
pas éligibles à recevoir la Communion.
Ailleurs – disons dans l’exemple qu’il prend quant à la Communion pour un couple dont le mariage est potentiellement irrégulier – Sheehan semble de nouveau confondre les Canons 915 et 916
et ses commentaires semblent difficiles à concilier avec la substance de la lettre de la Congrégation pour la doctrine de la foi « sur l’acès à la Communion eucharistique de la part des fidèles
divorcés-remariés » (particulièrement dans son évocation de Familiaris consortio au n. 84), mais on laissera ces discussions pour un autre jour.
Je dirai que je suis déçu que l’archevêque Sheehan qualifie ces fidèles (au nombre desquels, peut-on en conclure, des prélats américains de premier plan) qui en appellent à une juste mise
en application du Canon 915 de personnes engagées dans une “activité hystérique”. Pour moi, il me semble qu’étiqueter ainsi d’autres personnes est de soi-même un acte hystérique.
»
1. Il fut un grand ami du cardinal Joseph Bernardin (1928-1996), l’archevêque de Chicago (1982-1996), ce prélat dont Obama, qui l’a connu, parle avec
des trémolos dans la voix – mais ce n’est pas ma « marque de cardinal préféré » si l’on me permet cette paraphrase de Michel Audiard…
2. Publié le 28 août sur le site d’Ed Peter « In the Light of the Law » (ici) sous le titre
« Some thoughts on Abp. Sheehan’s recent comments regarding Eucharistic discipline » (quelques considérations sur de récents commentaires de l’archevêque Sheehan relatifs à
la discipline eucharistique).
3. Texte en français ici.
Mardi 22 septembre
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12:54
Dans mon article de samedi dernier (ici), je signalais les fortes paroles prononcées la veille par Mgr Raymond Burke sur
le caractère « certainement pas acceptable » en l’état de l’ObamaCare. Mais je pensais que le Préfet de la Signatura s’exprimait depuis Rome. Le direct sur Fox
News montrait en effet un écran séparé en deux dans le sens de la hauteur avec le journaliste à senestre et l’archevêque à dextre – pour utiliser la langue de l’héraldique – sur un fond qui
représentait ce que j’ai pris pour le dôme de la basilique Saint-Pierre. En vérité, Mgr Burke était à cette date aux États-Unis puisque je viens d’apprendre qu’il était l’invité et
l’orateur le vendredi 18 du 14ème Annual Partnership Dinner organisé par InsideCatholic.com à Washington D.C.
Au cours de son allocution de 50 minutes, qui fut saluée par une ovation debout des quelque 200 dîneurs, l’archevêque B
urke, sans jamais en citer le nom, a évoqué le scandale de Ted Kennedy et de
ses obsèques “cathodiques” et a profité de la présence dans les mémoires de cet événement pour
marteler quelques vérités premières. Voici quelques extraits de ses propos tiré d’une dépêche de LifeSiteNews d’hier – le discours de l’archevêque n’est pas aujourd’hui disponible sur le
site d’InsideCatholic.
Mgr Burke, après avoir évoqué les hommes politiques catholiques favorable à l’avortement, rappelle que « nous devons dire la vérité dans la charité » mais que les catholiques
devraient aussi « avoir le courage de regarder la vérité dans les yeux et d’appeler les choses par leurs noms (…) Il n’est pas possible d’un être catholique pratiquant et de se conduire
soi-même de cette manière ».
Faisant allusion aux obsèques de Kennedy, l’archevêque précise : « Ni la Sainte Communion ni les rites des funérailles ne devraient être administrés » aux hommes politiques qui
défendent l’avortement ou le “mariage” entre personnes de même sexe. « Les leur refuser n’est pas un jugement de l’âme, mais la reconnaissance du scandale et de ses effets. »
Quand un politicien, poursuit l’archevêque, est associé « à des actes gravement peccamineux quant à des questions comme l’avortement ou le mariage, son repentir doit aussi s’exprimer
publiquement (…) Quiconque saisissant la gravité de ce qu’il a fait comprendra la nécessité de rendre cela public. »
« L’unité de l’Église, conclut Mgr Burke, a pour fondement de dire la vérité dans l’amour. Cela ne détruit pas l’unité mais aide à réparer une rupture dans la vie de l’Église…
»
Avec cette allocution et son entretien télévisé, le grand archevêque Burke revient sur le devant de la scène et reprend son usage de “dire le vrai”, usage dont on avait pu craindre (voir
ici) qu’on l’avait privé…
Il n’est pas non plus interdit de penser que les fortes paroles qu’il a prononcées vendredi soir étaient une manière de répondre aux incongruités du cardinal Renato Martino sur
l’ObamaCare (voir ici) trois jours auaparavant…
Vendredi 11 septembre
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11:29
Il ne faut évidemment pas réduire tout le corps enseignant de l’Université Notre Dame à ses éléments les plus dissidents du point de vue de la doctrine catholique, mais on a le droit de
s’interroger sur l’incongruité qu’il y a pour une université catholique à offrir une chaire d’enseignement à des dissidents. À moins, me direz-vous, que cette université ne soit précisément plus
catholique… Ce que je ne suis en effet, comme vous l'avez dviné, pas loin de penser de l’Université Notre Dame.
Peut-être vous souviendrez-vous (sinon vous pouvez le retrouver ici) de l’article que j’avais consacré le 29 juillet dernier au
retour de l’Adoration Eucharistique perpétuelle à Boston après 40 ans d’interruption.
C’est précisément le retour à cette pratique à Boston – dont j’estime que
l’interruption n’est pas pour rien dans les abominations auxquelles une partie du clergé bostonien s’est livré – que vient de dénoncer le “célèbre” Père Richard McBrien (photo),
professeur de théologie à Notre Dame dans un article paru le 8 septembre sur le site internet du National Catholic Reporter. Ses propos sont tellement “énormes” que de
nombreux lecteurs progressistes de cet hebdomadaire progressiste, ont fait paraître des commentaires extrêmement critiques.
On ne m’ôtera pas de l’idée que l’ultra-progressiste Père McBrien, adulé par le petit monde universitaire catholique progro, ne professe plus, et depuis longtemps, la foi de l’Église.
Le Père MacBrien a lu – comme moi ! – l’annonce de la reprise de l’Adoration Eucharistique perpétuelle à Boston. Mais (contrairement à moi…), il la désapprouve.
Voyez ce qu’il écrit :
« En dépit du soutien personnel du pape Benoît XVI à l’adoration eucharistique et de la restauration sporadique de cette pratique dans l’archidiocèse de Boston et
ailleurs, il est difficile de dire du bien aujourd’hui de cette dévotion.
Désormais que le plus grand nombre de catholiques est cultivé et même bien éduqué, que la Messe est [dite] dans la langue des gens (c’est-à-dire le vernaculaire), et que ses rites sont assez
faciles à comprendre et à suivre, il y a peu sinon aucun besoin de dévotions eucharistiques étrangères. La Messe elle-même fournit tout ce dont un catholique a besoin sacramentellement et
spirituellement.
L’adoration eucharistique, qu’elle soit perpétuelle ou non, est, doctrinalement, théologiquement et spirituellement un pas en arrière et non un pas en avant. »
Les commentaires me démangent… car ce texte un véritablement un “morceau choisi” qui, a défaut d’être “goûteux”, est emblématique de ces mentalités orgueilleuses qui ont fait tant de
mal à l’Église et aux âmes. Il me suffit de songer, avec un sourire de l’âme, qu’en cette Année du Sacerdoce voulu par un Pontife que méprise McBrien, c’est la figure
extatique d’un curé d’Ars, toute tendue vers l’Adoration Eucharistique, qui s’impose à nous, et non pas celle suffisante d’un McBrien…
Mardi 4 août
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C’est la Catholic League qui nous a transmis, hier, cette bonne nouvelle : la succursale de Milwaukee (Wisconsin) de Voice of the Faithful ferme ses portes !
Voici la traduction du communiqué de la Catholic League, suivie de quelques commentaires.
« Une succursale de Voice ferme.
La succursale de Voice of the Faithful [VOTF] de Milwaukee a décidé d’en rester là. Ils ont parfaitement diagnostiqué leur problème : ils se sont égarés, ils ont critiqué les
[catholiques] classiques et sont devenus un clone de Call to Action [CTA]. Leur dernière manifestation se déroulera le 26 septembre : le Père Richard McBrien de Notre
Dame a été choisi pour présider aux funérailles. On espère qu’il ne faudra pas attendre trop longtemps pour que les autres succursales de la maison mère fassent aussi leurs valises
».
On s’y attendait ! Le VOTF “maison mère” (Boston, Massachusetts) était financièrement à bout de souffle depuis des mois et arrivé au point de lancer un appel au secours afin de trouver de
toute urgence 60 000 $ pour payer ses factures de juillet et août. Elle les a obtenus, mais quid en septembre ? La succursale de Milwaukee a préféré anticiper et arrêter là les
frais.
Créé en 2002 dans le sillage – et au prétexte – du scandale des prêtres dits « pédophiles », le VOTF (la “Voix des Fidèles”) a eu jusqu’à 30 000 adhérents aux États-Unis et des succursales
dans les 50 États de l’Union. Loin d’être la « Voix des Fidèles » catholiques – quelle arrogance ! –, VOTF ne fut – j’en parle déjà au passé… – qu’une officine de nuisibles et de
dissidents prenant prétexte du scandale de clercs homosexuels pratiquants pour… défendre les pratiques homosexuelles, soutenir l’avortement et la contraception, exiger l’ordination des femmes,
etc. Inutile de préciser que VOTF fut un de ces groupes de “catholiques” dissidents les plus actifs dans le soutien de la candidature Obama…
Mais son problème c’est qu’il est arrivé trop tard sur un “marché” de la dissidence catholique déjà occupé, depuis 1976, par Call to Action, et avec un “programme identique : CTA
est pour le mode de vie homosexuel, l’ordination des femmes, le mariage des prêtres, la théologie de la libération, avec, toutefois, un petit “plus” : la critique du Magistère et de la structure
hiérarchique de l’Église. L’excellent évêque de Lincoln (Nebraska), Fabian Bruskewitz, a frappé d’interdit puis d’excommunication tous les adhérents de CTA de son diocèse en 1996 –
sanction confirmée par la Congrégation pour le clergé. Je signale, pour mémoire, que CTA fut aussi, évidemment, un soutien inconditionnel d’Obama lors de la campagne
présidentielle…
Quant au P. McBrien qui va donc « présider aux funérailles » de VOTF Milwaukee, comme l’écrit plaisamment la Catholic League, c’est un théologien dont il n’est pas exagéré de
dire que se dégage de ses ouvrages un fumet d’hérésie qui n’est pas de la meilleure odeur… Professeur de théologie à l’Université Notre Dame – aïe ! – et conseiller stipendié pour le film
Da Vinci Code – ouille ! –, ses ouvrages sont scrutés avec soin et condamnés avec vigueur par la Conférence des évêques américains…
« Qui se ressemble, s’assemble ».
Mercredi 3 juin
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16:24
Post scriptum à mon poste précédent, pour l’édification – s’il se peut – de ce crétin d’O’Malley, texte officiel de la Maison Blanche du 1er juin :
« Et donc par conséquence, moi, Barack Obama, Président des États-Unis d’Amérique, en vertu de l’autorité dont je suis revêtu par la Constitution et les lois des États-Unis, proclame par
la présente juin 2009 comme mois de la Fierté Gay, Lesbienne, Bisexuelle et Transgenre. J’appelle le peuple des États-Unis à tourner le dos à la discrimination et aux préjugés partout où ils
existent.
En témoignage de quoi, j’ai apposé ci-dessous la signature de ma main en ce premier jour de juin de l’année du Seigneur [sic !] deux mille neuf, et la deux cent trente-troisième de l’Indépendance
des États-Unis.
Barack Obama ».
Pour ceux qui n’en croiraient pas leurs yeux, c’est ici.
Mais à part ça, tout va très bien Madame la Marquise comme diraient mes confrères de L'Osservatore Romano…
Mercredi 3 juin
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16:19
« Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » écrit La Fontaine des animaux accablés par la peste dans sa fable célèbre. De quel accablement mental (sous la forme
particulière de cécité intellectuelle), ont été frappés les jésuites américains pour nous asséner, à jet continue, d’ineptes réflexions. La dernière vaut son pesant de peanuts, et
s’étale dans la livraison du 25 mai de l’hebdomadaire des jésuites américains America, l’organe « des catholiques qui pensent » (les chevaux sans doute…), selon
l’auto-publicité du journal.
Le P. John W. O’Malley, S.J., professeur de théologie à la Georgetown University, a écrit un livre, que je n’ai pas lu : What happened at Vatican II, qu’est-ce qui s’est passé à
Vatican II, et publie dans ladite livraison un article titré « Barack Obama and Vatican II » et sous-titré « The president’s persona and the spirit of the council », le personnage (au sens psy)
d’Obama et l’esprit du concile. Tout l’intérêt de la lecture de cet article est de me dispenser de l’envie de lire le livre d’O’Malley…
Voyez ce qu’ose écrire O’Malley :
« Nous avons un président Vatican II. Barack Obama, j’en suis convaincu, ne se pense pas lui-même en ces termes, mais quand j’ai entendu son allocution à Grant Park (Chicago) le soir
de son élection [4 novembre 2008], et plus récemment celle de la cérémonie de remise des diplômes à Notre Dame, c’est ce qui m’a immédiatement frappé. Dans ces deux occasions il a incarné
et publiquement professé dans sa personne publique l’esprit du concile ». L’esprit du concile ! Mais qu’est-ce donc que « l’esprit du concile » ? Écoutons O’Malley glissant sans trop
de finesse de la doctrine à la lexicologie : « Le concile s’est exprimé dans un style nouveau, un style différent de tous les précédents conciles. Il évita les mots impliquant la punition, la
surveillance, l’hostilité, la méfiance et la modification de comportement imposée par les précédents conciles. Il a employé des mots qui épousaient un nouveau modèle pour le comportement des
chrétiens (…), un nouveau vocabulaire conciliaire. Je fais référence aux mots comme frères et sœurs, coopération, partenariat, famille humaine, conscience, collégialité et, tout particulièrement,
dialogue (…) Ce nouveau vocabulaire a fait du concile un des plus grands événements linguistiques dans l’histoire de l’Église ». Il faut se pincer pour y croire…
Et Obama là-dedans ? « C’est pourquoi, quand j’ai entendu les deux allocutions, j’ai été frappé de constater combien il parlait en accord avec l’esprit de Vatican II. Dans ces deux
allocutions, de même que dans ses autres discours, il en appelle à la politesse, à la fin des insultes et à la volonté de travailler ensemble à nos problèmes communs, y compris l’avortement,
plutôt que de se camper dans nos certitudes sans en évaluer le coût pour le bien commun ».
Bon, j’arrête ici cette traduction parce que les boyaux me remontent à la glotte. O’Malley est un damned and a dirty rat (en français de tous les jours : un con et un
salaud). O’Malley est incapable de mettre dans la colonnes de gauche le vocabulaire rhétorique d’Obama et dans la colonne de droite ses actes… Je lui dédie mon poste
suivant… Et vous jugerez ainsi, ami lecteur, à quel type de canailles O’Malley doit être assimilé.
Jeudi 28 mai
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Il fallait s’y attendre. Le débat – et même le conflit – sur la nature du mariage et sur la question du “mariage” entre personnes de même sexe aux États-Unis offre à quelques intellectuels
l’occasion de démontrer toute la puissance de leur dialectique.
Ce matin, sur CNSNews.com, le très célèbre Doug Kmiec, professeur de droit à la Pepperdine University – cet universitaire “catholique” qui fut un des plus bruyants soutiens
d’Obama lors de la campagne présidentielle –, a proposé tout simplement une loi de “dérégulation” du mariage par les États américains pour sortir d’un débat sans issue selon lui. Pour
Kmiec, l’État ne reconnaîtrait plus l’union de deux personnes comme un « mariage » au sens ordinaire, mais comme un simple « permis civil » – du type permis de conduire,
ou permis de construire. Selon lui, ce « permis civil » permettrait à l’État de se dégager du « mariage business » tout en se garantissant un minimum de contrôle relativement
aux questions d’impôts et de propriété. Les gens qui souhaiteraient vraiment un « mariage » au sens religieux pourraient donc le contracter dans une quelconque « dénomination » sans que
l’État s’en mêle et sans que ces « dénominations » puissent être poursuivies pour refuser, par exemple, de “marier” des personnes du même sexe. Pour Kmiec « la question de qui peut ou
ne peut pas se marier serait entièrement déterminée par votre communauté de foi volontairement choisie ». Je redis la chose, de crainte que cela ait pu vous échapper en raison d’une lecture
rapide, Doug Kmiec est un “catholique”…
Compte tenu de la notoriété de celui qui la profère, cette proposition de loi qui, voici vingt ou trente ans aurait fait hausser les épaules, ne doit pas être prise par-dessus la jambe. Dans
l'état où en est la société américaine – et la nôtre – la chose devrait susciter un large débat. On y reviendra.
Jeudi 7 mai
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14:34
Pour la troisième fois depuis qu’il a été nommé à la tête du diocèse de Phoenix (Arizona) et pour la deuxième fois en six mois, Mgr Thomas J. Olmsted (photo) vient d’excommunier un prêtre de son diocèse. « Le P. [Chris] Carpenter a encouru la peine de l’excommunication pour avoir choisi le
schisme d’avec
l’Église catholique en devenant prêtre de la Reformed Catholic Church, un
mouvement qui n’est pas en communion avec l’Église catholique romaine », précise le décret d’excommunication publié le mois dernier mais rendu public le 6 mai. Ce groupe schismatique, fondé
en 2006, soutient, selon le P. Carpenter, désormais « chancelier du diocèse de Saint Joseph Artisan » (qui couvre les sept États de la côte Ouest des États-Unis), l’ordination des
femmes, le mariage des prêtres et la pleine participation des gays et lesbiennes. Ce n’est pas un mystère que le P. Carpenter est un homosexuel actif. Il rejoint dans ce mouvement schismatique le P. Gene Young, également du diocèse de Phoenix,
excommunié avant lui.
Mercredi 1 avril
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09:56
Dans mon esprit, l’intérêt de ce blogue est non seulement de donner de l’information au fur et à mesure qu’elle se présente – et Dieu sait qu’elle est abondante et combien est crucifiant de
devoir faire des choix entre toutes les nouvelles que je souhaiterais vous donner… –, mais aussi de suivre les dossiers et de ne pas privilégier le “sensationnel” aux dépens du “tendanciel”.
Je vous ai tenu au courant ici et là de l’affaire de la demande de l’ancien maire
démocrate et “catholique” de Washington, Anthony Williams, d’intégrer l’association américaine de l’ordre de Malte [1]. Demande aussi saugrenue que scandaleuse.
Le 29 mars, dans une lettre aux membres de The Federal Association, sa présidente, Norren Falcone, a fait savoir qu’Anthony Williams venait de retirer sa demande d’adhésion.
À mon avis, ce ne fut pas spontané de la part de l’ancien maire de Washington, mais ce lui fut suggéré par la présidence de l’association accablée de plaintes et de protestations de ses
membres…
En tout les cas voici une affaire réglée et, comme je l’ai écrit – avec une finesse qui ne vous aura pas échappée – Williams peut faire une croix sur Malte…
[1] Malte aux États-Unis se compose de trois associations : The American Association (fondée à New York en 1927), The Western Association (fondée à
San Francisco en 1953) et The Southern Association (fondée à Washington en 1974) devenue The Federal Association (1985).