Sam Brownback : pour le mariage traditionnel et contre l'avortement

Publié le par Daniel HAMICHE

Le site néo-conservateur WorldNetDaily (www.wnd.com)  questionne les candidats à l’investiture républicaine pour les présidentielles de 2008. Le 20 juillet dernier, c’était au tour de Sam Brownback, sénateur républicain catholique du Kansas, de répondre aux questions. Nous vous proposons de lire ses réponses à la question du mariage et à celle de l’avortement. Je précise qu’il doit d’agir, dans l’original, de la retranscription sans réécriture des opinions de Sam Brownback, donc dans un style parlé qui n’est pas “littéraire” mais qui ne manque ni de spontanéité ni d’intérêt.

Q. Seriez-vous diposé à soutenir un amendement à la Constitution qui limiterait le mariage à l’union d’un homme et d’une femme ?

R. Oui. J’ai proposé cet amendement au Sénat les deux dernières fois qu’il a voté sur ce thème. Je l’ai fait inscrire au débat par mon sous-comité “Constitution et pouvoir judiciaire”. J’estime que [le mariage] est une institution culturelle fondamentale. C’est ainsi que les sociétés ont organisé les familles depuis des millénaires. S’éloigner de cela c’est une colossale, colossale expérimentation sociale. D’autres pays l’ont tentée et les premiers résultats sont très mauvais. On a constaté la chute rapide du nombre de gens qui se mariaient. En Amérique, nous n’avons pas besoin de moins de mariages, nous [avons besoin] de plus de mariages et de mariages plus solides. Nous avons besoin d’enfants qui soient élevés dans un environnement, un environnement optimal. Nous avons besoin de plus d’enfants qui soient élevés dans un environnement optimal, c’est-à-dire avec un papa et une maman liés ensemble pour la vie. On peut convenablement élever des enfants dans un autre cadre, mais nous savons bien quel est le cadre idéal selon toutes les enquêtes sociales. C’est pourquoi je soutiens fermement l’idée d’un amendement constitutionnel définissant le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme.

Q. Voulez-vous nous dire comment vous envisagez l’avortement, [l’arrêt] Roe vs. Wade, et quand les dispositions constitutionnelles protégeant la vie devraient s’appliquer ?

R. Mon idée, c’est d’être le Président qui nommera des Juges [à la Cour Suprême] dont nous avons besoin pour renverser Roe vs. Wade. Je ne crois absolument pas que le droit fondamental à l’avortement figure dans la Constitution, comme l’a interprété la Cour Suprême. Il n’y est pas, et j’estime que cela a été un énorme travestissement à cause duquel nous avons eu des millions d’avortements aux États-Unis. Et tout avortement est une tragédie avec au moins deux victimes : la mort de l’un et la blessure de l’autre. J’estime que c’est quelque chose que nous avons à traiter. C’est, je le crois, le problème social le plus important de notre temps, et c’est un thème-clef de ma campagne. J’estime que c’est quelque chose que nous devons changer, et le pays est aujourd’hui de notre côté. La majorité du peuple aux États-Unis est pro-Vie. Je veux vraiment que nous avancions dans cette direction, qu’on renverse Roe vs. Wade et que l’affaire redevienne du ressort des États. Mon avis c’est que le droit constitutionnel à la vie commence au commencement. Il commence quand vous devenez une entité génétique séparée, et cela commence au moment de la fécondation. Je crois que nous devrions lier le droit à la vie depuis son commencement jusqu’à la mort naturelle.

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