22 000 Mormons acclament le cardinal George !

Publié le par Daniel HAMICHE


L’événement est considéré comme « historique ». C’est en tous les cas une grande première et on doit la situer dans le débat qui fait rage aux États-Unis sur l'ObamaCare et bien d'autres préoccupantes « questions de société ».
Le cardinal Francis George, archevêque de Chicago, et président de la Conférence épiscopale des États-Unis, a été invité le 23 février dernier par la Brigham Young University (Provo, Utah) qui se trouve être l’université de la Church of Jesus Christ of Latter-day Saints, c’est-à-dire des mormons ! Le cardinal avait répondu à l’invitation des dirigeants mormons de l’université pour y prononcer un discours sur le thème : « Catholiques et Saints des Derniers Jours (Latter-day Saints) : partenaires dans la défense de la liberté religieuse. » C’est le premier cardinal de la Sainte Église catholique a y avoir jamais été invité.
Cela pourra surprendre quelques lecteurs français rendus méfiants par des comportements d’épiscopes nationaux, ou éprouvant quelques dubia sur la « liberté religieuse ». Mais, dans ce cas particulier, nous sommes dans un contexte américain et même si le discours du cardinal ne le précise pas, les catholiques et les mormons ont été, notamment, le fer de lance de la campagne qui s’est déroulée avec succès en Californie pour faire annuler par référendum la loi de l’État sur le “mariage” entre personnes de même sexe. Un succès qui a coûté cher aux mormons : nombreux fidèles agressés et molestés par les homosexualistes, un temple réduit en cendres…
Le cardinal n’a pu que saluer les combats communs menés par les catholiques et les mormons, combats qu’il qualifie de « rempart vital » contre ceux qui, dans la société américaine, veulent « réduire la religion à une réalité purement privée » ou s’attaquent à la liberté de conscience : « Quand le gouvernement omet de protéger les consciences de ses citoyens, il revient aux institutions religieuses de les défendre. » La vraie liberté religieuse, souligne le cardinal, ne signifie pas seulement la liberté de rendre un culte ou « des droits individuels au respect des consciences tant que cela ne gêne personne », mais elle signifie le droit « de s’exprimer dans l’arène publique ». Le cardinal a déclaré ne pouvoir que se louer de la coopération entre catholiques et mormons pour défendre les droits à la conscience des personnels de santé et des institutions qui ne veulent pas participer à l’avortement ou à l’euthanasie, et défendre la conception du mariage en tant qu’union d’un homme et d’une femme.
Les 22 700 mormons présents au Mariott Center, situé sur le campus de l’université, firent une ovation debout au cardinal George à l’issue de son discours…



Publié dans œcuménisme

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morgan 27/02/2010 23:31


Vous écrivez qu'un "temple mormon a été réduit en cendre" suite aux actions de l'Eglise mormone contre le mariage gay. Cela est faux. Merci de citer et de vérifier vos sources.


Montcalm 27/02/2010 18:53


Là où je vous rejoint, c'est sur le "positivement": il est vrai qu'un catholique doit préférer cette étonnante rencontre à une énième mauvaise nouvelle. L'espérance doit toujours primer sur le
pessimisme de ce monde, sans naïveté, avec charité.


Castelrey 27/02/2010 17:56


Des extraits du discours du Cardinal George tendraient à confirmer votre vision des choses.
Ce n'est pas la mienne, je demeure positivement frappé par cet événement.  


Montcalm 27/02/2010 17:35


Le fait est que le point de vue des mormons sur la bioéthique et le mariage homosexuel est rigoureusement le même que l'Eglise catholique. En ce sens, les mormons étaient très content d'écouter ce
discours pleinement orthodoxe.

http://marquis-montcalm.blogspot.com/2010/02/la-pourpre-et-le-noir.html


Castelrey 26/02/2010 18:32


D'accord avec vous sur le fond, mais...C'est tout de même exceptionnel que des mormons fassent un triomphe à un évêque : apparemment un évêque qui est tout sauf un monsieur qui ne dit que des
belles phrases agréables à son auditoire. C'est re-mar-quable, il s'est vraiment passé quelque chose! Généralement quand un auditoire non-catholique écoute un (vrai) prélat de notre Eglise, on se
dit que l'enthousiasme n'est pas au rendez-vous, parce que l'on pense bien naturellement que le discours sera orthodoxe, et que du coup il ne va pas du tout plaire!