New York : encore une université jésuite en dissidence

Publié le par Daniel HAMICHE


Fondée en 1841 par les jésuites et toujours dirigée par eux, la Fordham University de New York est un établissement d’enseignement supérieur catholique qui compte près de 15 000 étudiants. Ce n’est peut-être pas le « vaisseau amiral » de l’université catholique comme Notre Dame (Indiana), mais c’est un gros navire jaugeant moult tonneaux…
Pour sa 164ème cérémonie de remise des diplômes de fin d’année, qui s’est déroulée le 16 mai, le P. Joseph M. M
cShane, S.J., président de Fordham a invité le maire de New York, Michael Bloomberg (photo prise lors de la cérémonie), à prononcer un discours après lui avoir remis un doctorat honoris causa en Lettres de l’université. Un discours particulièrement nul (si vous ne me croyez pas et si vous avez du temps à perdre, c’est ici). Mais c’était tout de même offrir une tribune et honorer un politicien – certes non catholique, Bloomberg est juif – pro avortement – c’est « un droit de l’homme fondamental » pour lui –, pour le maintien de Roe vs. Wade – il fut un des plus féroces adversaires de la nomination de John Roberts à la Cour suprême des États-Unis –, pour le “mariage” entre personnes du même sexe – « Mon opinion c’est que n’importe qui devrait pouvoir épouser n’importe qui » –, pour le financement fédéral de la recherche sur les cellules souches embryonnaires – et donc la destructions des embryons humains –, etc.
Voilà donc le “politicien” – et c’en est un au sens le plus méprisable du terme [1] – qu’a souhaité honorer Fordham au mépris des règles prescrites par les évêques américains en 2004, et sans avoir même eu la simple courtoisie d’en informer l’ordinaire diocésain, en l’occurrence Mgr Timothy Dolan, le nouvel archevêque de New York, qui a fait savoir le 21 mai qu’il n'avait appris qu'après coup les honneurs rendus à Bloomberg
Il y a vraiment du ménage à faire dans les universités catholiques. C’est aux évêques de passer le balai. Et c’est urgent.

[1] Les dénonciations et procès pour harcèlement sexuel de femmes (et d’hommes…) travaillant sous ses ordres, ne se comptent plus.




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Durand+Charles++ED. 22/05/2009 20:40

Je viens de lire le discours du maire de New York. Je pensais que M. Hamiche exagérait, justement non. Un videur de boîte de nuit aurait pu prononcer ce discours.Quant à l'autorité de l'ordinaire du lieu il ne peut plus faire grand chose depuis qu'à la fin du Second Concile du Vatican les prélats résidentiels en poste et ceux nommés à leur suite se sont abstenus de toute visite dans les instituts religieux de leur diocèse. On a aboli la Curie diocésaine sauf que l'on a nommé des vicaires épiscopaux choisis parmi les progressistes. Ces derniers s'assuraient que l'esprit du Concile aillent vers le moins d'ingérence et de laisser s'exprimer la diversité des opinions... et c'est ainsi que l'enseignement de la Vérité s'est fracturé dans le relativisme et s'est ouvert à la tolérance sur les opinions fausses; celles-ci étaient acceptées comme une vérité comme une autre. Ce nouveau concept  est devenue vertue cardinale alors que le respect de l'autre étant aboli excluait donc l'exposé de l'unique vérité catholique qui s'appuie sur l'Évangile et le Magistère et la Foi de l'Église catholique.Ne craignons pas de le dire il y a les vrais catholiques fidèles au Magistère et à L'Évangile et d'autres qui se disent catholiques comme certains jésuites et qui ne sont déjà plus catholiques mais dans les faits schismatiques car ils professent une foi peut être chrétienne mais contraire à l'enseignement et à la Foi catholique. Ils endossent l'IVG, l'euthanasie, les mariages gay et les recherches sur les cellules embryonnaires. etc

Christine 22/05/2009 18:48

La nomination des présidents d'universités catholiques aux Etats-Unis dépend-elle des évêques diocésains ?