Cour suprême. Obama nomme une “catholique” pro avortement

Publié le par Daniel HAMICHE


Comme il fallait s’y attendre Obama a nommé le juge Sonia Sotomayor (54 ans) pour succéder à David Souter, démissionnaire, à la Cour suprême des États-Unis. Si le Sénat ratifie le choix présidentiel, Sonia Sotomayor sera le premier membre d’origine hispanique à la Cour suprême puisqu’elle est née de deux parents Porto-Ricains. On a toujours voulu la faire passer pour une “modérée”, ce qui lui a valu d’être nommée juge fédéral par George H. W. Bush en 1991, mais c’est une progressiste et même une militante dans l’ordre judiciaire puisque, pour elle, les juges ne sont pas là pour interpréter la loi mais pour la faire… Incroyable ! On peut être assuré qu’elle fera du dégât à la Cour suprême. Cette “catholique” mariée en 1976, alors qu’elle était encore étudiante – et brillante – à Princeton University, divorça en 1983 – rien n’indique qu’elle soit remariée à ce jour et on ne lui connaît pas d’enfants. Elle est « pro choix » comme on dit avec hypocrisie, c’est-à-dire, en français, elle est pro avortement et absolument opposée au renversement de Roe vs. Wade.
Le choix d’Obama est intelligent : une femme, une “latino”, une “catholique”, une progressiste pro avortement. Pas de doute : Obama tient ses promesses… J’attends, avec un sourire en coin, le commentaire des impayables de L’Osservatore Romano !


Publié dans Cour suprême

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Jacques B. 28/05/2009 16:28

"Errare humanum est, sed perseverare diabolicum !"

Jacques B. 28/05/2009 16:27

"Errare humanum est, sed perseverare diabolicum !"

Jean 27/05/2009 20:18

Notons que la Catholic League a déclaré que "at this stage, at least, the Catholic League takes no position on the merits of Sonia Sotomayor to be on the Supreme Court" (accompagné d'un message sympathique à l'égard des Porto Ricains et d'un commentaire sur l'hypocrisie des liberals quant à la perspective d'avoir (encore) un juge Catholique à la Cour). Cela semble indiquer qu'il reste au moins quelques doutes sur les opinions profondes de cette personne. Si mme Sotomayor était aussi clairement anti-tout ce que l'Eglise défend que la plupart des personnes nominées par Obama dans son Administration, la CL se serait immédiatement fendue d'un communiqué dénonçant cette nomination. Ici, la CL semble au moins vouloir mener l'enquête et attendre, peut-être, l'audition devant le Sénat de cette personne.En fait, il semble que mme Sotomayor représente un choix beaucoup plus ambigu que ce à quoi on aurait pû s'attendre pour le premier Juge nommé par Obama à la Cour Suprême. Quoiqu'elle soit visiblement liberal, il semble exister au moins une possibilité qu'elle se révèle le contraire de Breyer, Souter, Kennedy ou O'Connor, des juges nommés par des Républicains qui se sont révélés prendre un grand nombre de positions très liberal : elle pourrait peut être surprendre par des positions plus conservatrices que prévues, si Dieu le veut sur des questions comme l'avortement. 

Jean 27/05/2009 15:23

Certains devraient réviser leur Catéchisme de l'Eglise Catholique et leur Code de Droit Canonique. Le divorce en soi n'est pas une "faute grave" (terme inconnu dans le magistère de l'Eglise ou dans le droit canonique). 1. Le divorce n'existe pas. Le mariage étant un sacrement, il est indestructible. 2. Le divorce civil n'est en soi pas une faute, si la personne est abandonnée par son conjoint, ou si cela constitue une "solution adéquate", ou un terme de ce genre. 3. Ce que l'Eglise condamne c'est le fait de se marier civilement alors que l'on est marié religieusement avec une autre personne. On se trouve alors en situation d'adultère permanent et public. 4. Dans le cas d'espèce, on ne sait pas : si elle a reçu le sacrement du mariage ou s'était simplement "mariée" civilement, si elle a été abandonnée par son époux qui a obtenu le divorce contre sa volonté, etc. Donc on ne peut pas en conclure qu'elle a commis la moindre faute. Ce que l'on sait c'est qu'elle n'est pas mariée civilement avec une autre personne que son époux (si il est véritablement son époux, c'est à dire si ils avaient reçu le sacrement du mariage et que le mariage a bien eu lieu, c'est à s'il n'était pas nul), et que par conséquent elle ne pourrait se voir refuser la communion pour ce motif.Bien sûr, elle pourrait se voir refuser la communion pour son soutien public à l'avortement. 

Geneviève 27/05/2009 14:14

Je corrige : elle est opposé à l'avortement et pour le maintient de l'arrêt Roe vs Wade !