Pour l'archevêque Burke, les funérailles catholiques doivent être interdites aux politiciens dissidents

Publié le par Daniel HAMICHE


Dans mon article de samedi dernier (ici), je signalais les fortes paroles prononcées la veille par Mgr Raymond Burke sur le caractère « certainement pas acceptable » en l’état de l’ObamaCare. Mais je pensais que le Préfet de la Signatura s’exprimait depuis Rome. Le direct sur Fox News montrait en effet un écran séparé en deux dans le sens de la hauteur avec le journaliste à senestre et l’archevêque à dextre – pour utiliser la langue de l’héraldique – sur un fond qui représentait ce que j’ai pris pour le dôme de la basilique Saint-Pierre. En vérité, Mgr Burke était à cette date aux États-Unis puisque je viens d’apprendre qu’il était l’invité et l’orateur le vendredi 18 du 14ème Annual Partnership Dinner organisé par InsideCatholic.com à Washington D.C.
Au cours de son allocution de 50 minutes, qui fut saluée par une ovation debout des quelque 200 dîneurs, l’archevêque B
urke, sans jamais en citer le nom, a évoqué le scandale de Ted Kennedy et de ses obsèques “cathodiques” et a profité de la présence dans les mémoires de cet événement pour marteler quelques vérités premières. Voici quelques extraits de ses propos tiré d’une dépêche de LifeSiteNews d’hier – le discours de l’archevêque n’est pas aujourd’hui disponible sur le site d’InsideCatholic.

Mgr Burke, après avoir évoqué les hommes politiques catholiques favorable à l’avortement, rappelle que « nous devons dire la vérité dans la charité » mais que les catholiques devraient aussi « avoir le courage de regarder la vérité dans les yeux et d’appeler les choses par leurs noms (…) Il n’est pas possible d’un être catholique pratiquant et de se conduire soi-même de cette manière ».
Faisant allusion aux obsèques de Kennedy, l’archevêque précise : « Ni la Sainte Communion ni les rites des funérailles ne devraient être administrés » aux hommes politiques qui défendent l’avortement ou le “mariage” entre personnes de même sexe. « Les leur refuser n’est pas un jugement de l’âme, mais la reconnaissance du scandale et de ses effets. »
Quand un politicien, poursuit l’archevêque, est associé « à des actes gravement peccamineux quant à des questions comme l’avortement ou le mariage, son repentir doit aussi s’exprimer publiquement (…) Quiconque saisissant la gravité de ce qu’il a fait comprendra la nécessité de rendre cela public. »
« L’unité de l’Église, conclut Mgr Burke, a pour fondement de dire la vérité dans l’amour. Cela ne détruit pas l’unité mais aide à réparer une rupture dans la vie de l’Église… »

Avec cette allocution et son entretien télévisé, le grand archevêque Burke revient sur le devant de la scène et reprend son usage de “dire le vrai”, usage dont on avait pu craindre (voir ici) qu’on l’avait privé…
Il n’est pas non plus interdit de penser que les fortes paroles qu’il a prononcées vendredi soir étaient une manière de répondre aux incongruités du cardinal Renato Martino sur l’ObamaCare (voir ici) trois jours auaparavant…




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raphael charles 23/09/2009 10:41


Merci cher Daniel, pour toutes ces informations venues d'Amérique et dont nous essayons de faire un bon usage, leadership des USA oblige  ...
http://groups.google.fr/group/louisxvii-info-2/web/brle---mel


In Christo 22/09/2009 22:16


Bonjour ... Ce message très fort et très vrai ne peut pas être une réponse à celui du Cardinal Martino ... En fait, le Cardinal Martino est un grand Cardinal, il faut suivre un peu son parcours ...
J'irais même jusqu'à dire que c'est un grand homme : En 1994, il vit le moment le plus difficile de sa carrière diplomatique lorsqu'il réussit à s'opposer en bloc à un groupe de pays qui veulent
inscrire un « droit international à l'IVG » lors de la conférence du Caire. Il avait obtenu
l'appui des pays latino-américains et islamiques qui refusaient la « culture de la mort ».

http://fr.wikipedia.org/wiki/Renato_Martino

Il a également été chargé du conseil pontifical justice et la paix selon la doctrine sociale de l'Église

C'est lui qui a demandé aux catholiques de ne plus soutenir Amnesty International à cause des prises de positions pro-avortement de l'association ...

Il a toujours défendu les plus opprimés et est très loin d'être un progressiste en matière d'éthique et de morale ...

Il ne va pas critiquer la réforme d'Obama pour une fois que celui-ci fait quelque chose de bien .. Tellement d'américains souffrent et ne peuvent pas se faire soigner, ils ont vécu une situation
injuste jusqu'ici à cause de l'ultra libéralisme ... Personellement, je ne roule pas sur l'or et ni vous ni moi n'aimerions être la place de ces pauvres gens et nous sommes bien contents qu'en
Europe nous ayons droit à une sécurité sociale pour couvrir, notament, nos frais de santé (de plus en plus démantelé mais bon ..)  ... Le Cardinal Martino a parlé avec son coeur, il ne faut
surtout pas le blâmer .. J'ai peur que certains néoconservateurs jouent sur la question de l'avortement pour effrayer les Américains et ne pas laisser passer la réforme, malgré les garanties très
d'Obama sur la question ... (et je précise : je ne soutien ABSOLUMENT pas Obama en général, pas plus que les john mac cain et conçors !!)


Castille 22/09/2009 15:49


C'est logique.

Ayant vécu hors de la foi, qu'ils s'en passent au moment d'être portés en terre. CQFD.