Polanski : la Catholic League dénonce le “deux poids, deux mesures”

Publié le par Daniel HAMICHE


Évidemment, comme il fallait s’y attendre, le tout-Hollywood a pris fait et cause pour le violeur pédophile Roman Polanski. Le tout-Paris bobo a bien sûr fait de même contre le bon sens des “gens ordinaires”. Pays légal et pays réel s’affrontent de nouveau. En France comme aux États-Unis.
Bill Donohue, le président de la Catholic League a fait paraître mardi dernier un communiqué de presse – qui ne figure curieusement pas sur le site de la Catholic League – mais dont Catholic News Agency a donné l’essentiel dans une de ses dépêches du 1er octobre.
Donohue y daube les membres du jury du Festival du Film de Zurich, où Polanski devait recevoir un prix pour l’ensemble de son œuvre – vanité qui a permis son arrestation car contrairement à la France, dont Polanski serait un citoyen, il existe une convention d’extradition entre la Confédération helvétique et les États-Unis –, arborant, sitôt l’interpellation du cinéaste des badges rouges portant la mention « Libérez Polanski ».
Donohue poursuit : « Whoopi Goldberg a de nouveau manifesté avec esbroufe son brio habituel en déclarant que le crime de Polanski “n’était pas vraiment un viol”. Non, seuls des prêtres sont coupables de vrais viols ». Il remarque aussi que la longue période de temps qui s’est écoulée depuis ce viol (1977) évoquée par les défenseurs de Polanski pour dénoncer l’“acharnement” judiciaire contre le metteur en scène ne fonctionne plus dans le cas de prêtres allégués violeurs et dont certains sont jugés après des décennies, voire après leur mort (ce sont alors les diocèses qui sont condamnés). Il n’y a pas de prescription pour les prêtres ; pourquoi y en aurait-il une pour le malsain Polanski ?
« La Catholic League, remarque Donohue, a depuis longtemps subodoré que, dans bien des secteurs, le scandale des prêtres abuseurs sexuels avait plus à voir avec le statut des accusés qu’avec le crime lui-même. La preuve est désormais indiscutable : un enfant peut être drogué, pénétré et sodomisé alors que le coupable qui s’est enfui  a toujours un statut de héros. À la condition qu’il soit une célébrité. »




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castelrey 03/10/2009 18:41


Roman Polansky a de plus fricoté avec le milieu sataniste, il n'y a qu'a voir son premier film Rosemary's baby, et se souvenir de l'assassinat de sa femme Charon Tate (et de quatre autres
personnes), découverte chez le réalisateur (battue et éventrée). Beurk