Contre l’Église, le New York Times use jusqu’à la corde de vieilles balançoires

Publié le par Daniel HAMICHE

 

levada souriant

 

 

Pas un jour sans que le New York Times ne s’acharne à discréditer l’Église. Cela devient lassant, et finit du reste par lasser son propre lectorat. Une nouvelle attaque a été lancée hier. Elle a valu au « quotidien de référence », une nouvelle sortie de Bill Donohue, président de la Catholic League.

  • « Impossible de trouver un média qui soit plus obsédé par les vieilles histoires concernant les abus sexuels dans l’Église que le New York Times. L’article d’aujourd’hui est une perle rare. Sur la première page, illustrée d’une photo en couleur, on trouve un article sur le cardinal William Levada, ancien archevêque de Portland et de San Francisco, et actuel chef de la Congrégation pour la doctrine de la foi. On s’attendrait d’un article de une qu’il contienne quelque chose de spectaculaire, mais ce n’est pas le cas : ce n’est que du réchauffé de vieilles histoires.
  • La une en dit plus sur le New York Times que sur Levada. Elle dit ceci : “Le cardinal a un passé mitigé sur les cas d’abus sexuels”. Les articles de une, évidemment, traitent de questions d’actualité, à l’exception de nouvelles révélations sur des événements historiques. Mais ni dans un cas ni dans l’autre cela ne s’applique à Levada. Apprendre qu’un responsable a un “passé mitigé” pour des faits remontant à un quart de siècle, ce n’est pas exactement une nouvelle. Sauf, bien sûr, si nous avons là affaire à un programme en cours de développement.
  • Voici ce que le lecteur apprend. Quand Levada était archevêque, il apprit que quelques prêtres homosexuels avaient abusé de garçons pubères. Évidemment, le Times se refuse à utiliser le mot homosexuel, mais il est évident, quand on lit l’article, que les victimes n’étaient pas des enfants. Levada fit alors ce qu’à peu près tous les responsables firent à l’époque – et que beaucoup continuent à faire : il envoya l’abuseur sexuel en thérapie. Et comme toujours, cela ne marcha pas.
  • Pour que les catholiques soient convaincus que le Times n’a pas pour motivation un programme destiné à atteindre la hiérarchie de l’Église, il faudrait qu’ils lisent des articles de une sur le rôle que deux acteurs participants ont joué dans le scandale : les prêtres homosexuels et leurs psychologues habilitant. Encore une chose : nous aimerions lire une série d’articles sur les pasteurs, les rabbins, les imams, les instituteurs de l’enseignement public, les entraîneurs sportifs, les conseillers pédagogiques et les responsables de camps de jeunesse… »

 

 


Publié dans cathophobie

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Dubois 09/05/2010 11:45



Horreur "préconsues" il fallait lire "préconçues"



Dubois Sidonie 09/05/2010 11:37



Décidemment Cyril a un problème avec la réalité. Les enseignants, les éducateurs sportifs ou autres et les personnels des institutions s'occupant des handicapés ont sévi pendants des dizaines
d'années sans que cela tourmente nos medias. Les "déplacements" de circonstance dans le "même vivier" permettaient aux prédateurs de recidiver sans tourmenter les tutelles de ces gens là. Les
parents étaient encouragés à se taire, les tourmenteurs étant "éloignés "...!


Quant aux soins ! quid ? qui les mettait en avant ? qui replaçait nos prédateurs dans le même milieu sans état d'âme ?


Alors Cyril lachez la meute et documentez-vous sans idées préconsues. De toute manière dans l'article du torchon NYT tout est amalgame et sans informations relevant d'un vrai intérêt pour les
victimes de pédophiles.



Cyril 08/05/2010 13:42



Ce que je veux dire, c'est que la thérapie est un moindre mal. Naturellement la thérapie était nécessaire mais pas suffisante. L'enfant victime n'a pas toujours la force de
parler (et on le comprend), surtout lorsque son bourreau occupe une place important dans la société. Ou alors il essaye de parler, mais on ne l'écoute pas. Alors si l'enfant ne parle pas ou
n'est pas écouté, c'est aux adultes au sein de l'Eglise, au courant de ce qui se passe, de parler, de dénoncer à la justice et de ne pas se contenter d'une thérapie dont on sait bien qu'elle ne
suffit pas.



Perpétue 08/05/2010 07:31



Cyril, c'est farfelu ce que vous dites. Vous pensez réellement que les parents d'un enfant abusé par un prêtre se priveraient d'aller le dénoncer à la police?


Quand à l'Église, elle encourage les familles et les victimes à aller en justice séculière, mais elle-même ne peut pas mettre ses prêtres en prison. Envoyer en thérapie, c'est ce que les juges
séculiers font aussi. Ces thérapie ne semblent pas fonctionner, mais pourtant elles sont recommandées par les psychiâtres. L'Église devrait ne pas croire les spécialistes et ne pas envoyer en
thérapie?


 



Cyril 07/05/2010 23:23



Contrairement au prêtre, l'instit ou l'entraineur sportif qui commet ces actes odieux est dénoncé à la justice lorsqu'il est découvert. On ne se contente pas de lui faire suivre une thérapie "en
cachette". Lorsqu'un personnage de l'importance d'un cardinal ou d'un archevéque cache à la justice les méfaits innommables de prêtres qui brisent des vies d'enfants, alors tout le monde a le
droit d'en être informé.


J'espère que vous êtes aussi tolérant et  attaché que moi à la liberté d'expression pour publier des commentaires qui ne vont pas dans votre sens.