L’évêque de Sacramento médite sur le paradoxe catholique de Lourdes

Publié le par Daniel HAMICHE

 

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Mgr Jaime Soto est l’évêque de Sacramento (Californie) depuis novembre 2008. Dans son dernier éditorial publié le 8 mai dans The Catholic Herald, organe officiel du diocèse, il médite, de belle manière, sur Lourdes – où il s’est rendu plus d’une fois – comme manifestation du paradoxe catholique. Une méditation que je vous invite à “ruminer” en ce dimanche. En voici les principaux passages.

 

 

  • « Ce qui en désarçonne plus d’un devant les pèlerins infirmes de Lourdes, c’est l’espérance qui les y a conduit et combien Lourdes ne les a pas déçus. Cette confluence incessante de ceux que leur maladie physique a rendu invalides, enflamme l’air de joie. Cela peut paraître inexplicable, voire absurde. Ces gens ne devraient-ils pas être déçus ? Dieu ne les a-t-il pas de nouveau laissé tomber ? Où se manifeste le miraculeux spectaculaire ?
  • Le pouvoir de Dieu se découvre dans la gloire de Dieu révélée par la maladie humaine. La croyance en l’Incarnation est éprouvée au creuset de la souffrance humaine. C’est précisément en de tels moments que sa gloire est révélée.
  • On considère Lourdes comme un sanctuaire marial mais, comme tous les autres lieux liés à la Vierge Marie, son cœur c’est le Christ. Marie nous aide à méditer sur la part que nous prenons à l’œuvre de son fils, Jésus. À lourdes, elle nous mène à la contemplation des superbes mystères de la gloire de son fils, reflétée dans nos frères et nos sœurs rendus invalides par la maladie et la fragilité corporelle. Ceux qui sont si souvent cachés ou ôtés à nos regards, sont là bien visibles. Le lus souvent, leur situation difficile n’est évoquée qu’en murmurant. À Lourdes, elle est proclamée. Ils deviennent un signe sacramentel du Corps du Christ. Leur besoin en aide et en soins au cours des jours de pèlerinage à Lourdes, rend manifeste ce qui est vrai pour nous tous : nous formons tous un seul corps.
  • La plupart du temps, les sacrements de pénitence et d’onction des malades sont conférés en tant que sacrements “privés”, loin de toute exposition publique. C’est du à l’usage qu’on fait des rituels sacramentels et aussi aux circonstances dans lesquelles ces sacrements sont conférés : dans un hôpital ou au confessionnal. Bien que beaucoup de cela soit vrai et nécessaire, ces sacrements, comme il en va pour tous les sacrements, possèdent un caractère public. Les sacrements, même quand ils sont administrés à une personne particulière, ont pour fins d’affermir et de consoler toute l’Église.
  • Alors que la pénitence et l’onction des malades sont pour le pécheur et le malade, ces sacrements transforment aussi le pécheur et le malade en occasions pour la grâce de Dieu de se révéler à l’Église et à eux. Leur faiblesse et leur fragilité fournissent à la main de Dieu l’occasion de distribuer la guérison et la miséricorde. C’est de ce témoignage précis dont Paul nous parle en déclarant : “C’est donc de grand cœur que je me vanterai surtout de mes faiblesses, afin que repose sur moi la puissance du Christ” (II Cor. 12, 9).
  • À Lourdes, le malade et le frêle “s’enorgueillissent” ouvertement de leur faiblesse afin que le Christ puisse demeurer en eux. À Lourdes, le Corps du Christ dans son ensemble s’unit à eux dans cet orgueil paradoxal. Ainsi, le malade et le frêle pourvoient aux besoins de tout le reste de l’Église. Ils deviennent une occasion de joie pour ce que le Christ a accompli et continue d’accomplir pour tous les membres de son Corps Mystique.
  • En créant à Lourdes un lieu pour les membres malades et invalides de l’Église, la Vierge Marie continue à nous révéler la grâce et la miséricorde de son fils, Jésus. Beaucoup peuvent demeurer perplexes face à la ferveur de Lourdes. J’ai constaté le joyeux Magnificat de la jeune femme de Nazareth résonnant sans cesse dans les chants des pèlerins : “Le Seigneur fit pour moi des merveilles, saint est son nom” (Luc, 1, 49). »

 

 

 


 

Publié dans épiscopat

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nash 01/07/2010 01:03



Jésus a-t-il eu des frères et des sœurs ? Beaucoup de catholiques vous diront que non, parce que la plupart de ceux-là ne lisent pas la
Parole de DIEU, pourtant, lorsque vous êtes un lecteur (même novice) de la parole de DIEU, il est évident que Marie a eu d'autres enfants en dehors de Jésus:



Jésus a un "frère" qui s'appelle Jacques. (Marc 6:2-3; Marc 15:40; Marc 16:1)


Paul le confirme dans Galates 1:19. Si frère a le sens de disciple ou frère en Christ,
Paul aurait simplement dit "Jacques notre frère" !


Dans Jean 7:3 et Actes 1:13-14, on
fait une parfaite distinction entre "frères" et "disciples", il n'est donc plus question d'attribuer une autre signification au mot frère, car frère ici c'est frère de sang…


Il ne s'agit pas de l'autre Jacques, puisque celui-ci se fait tuer beaucoup plus tôt avant que Paul ne voie Jacques, frère du
Seigneur(Actes 12:2).


Joseph n'a pas eu de rapports avec Marie avant la naissance de Jésus certainement, mais il en a eu après! (Matthieu 1:25).


Jésus est le "premier-né"! oui! Le premier né d'une famille de plusieurs enfants (Luc
2:7).



Prenez plutôt le temps de lire et d'examiner ces versets et tous ces épitres, il en ressortira tout de suite une vérité évidente: La vierge
Marie que les cathos prient n'est pas la mère de Jésus!!!!! Et même si elle le fût, ceci est une interdiction proclamée par DIEU en Deutéronome
18:10-11, celle qui consiste à invoquer les morts !


Je sais que je passerai pour un fou aux yeux des Cathos, mais je sais aussi que le vrai AMOUR se trouve dans la VERITE! Si je continue de vous
cacher une vérité, je ne mérite même pas de prononcer le nom de Jésus. Il est important que chacun de nous tire la PLEINE PUISSANCE de l'AMOUR de DIEU ! Et cela ne peut être exaucé que si
chacun demeure en lui et que ses parole demeure en nous (Jean 15 :7)


Que DIEU vous bénisse!



Denis Cloutier 10/05/2010 02:34



En effet la guérison du corps est importante mais celle de l' esprit l'est encore plus car sans elle point de salut


 



Castelrey 09/05/2010 16:09



Mon dieu que c'est beau!



Roger Bélanger 09/05/2010 14:40



Combien rafraîchissant !!!


Après lecture du post précédent (L'avortement aux États-Unis: 1 milliard de $ de "chiffre d'affaires" annuel) celui-ci est une abondante source de rosée rafraîchissante.


Alors que nous sommes tous atteints de la "maladie de la vie" qui n'épargne personne en débouchant inévitablement sur la mort, je ne peux m'empêcher de souligner que le fait de vieillir est une
normalité de la vie terrestre.


Mon épouse souffre dans son corps. D'autres aussi. Mais la société s'empresse d'occulter cette réalité en nous martelant de nous maintenir en forme, de faire de l'exercice, du sport et comme
complément maintenant officiel de tuer nos frères t soeurs au tout début de leur existence afin non pas d'allonger nos jours mais de maquiller notre approche inéluctable de la véritable
renaissance qui ne peut être acquise que par la souffrance et le portail de la mort physique comme l'enseigne encore votre présent article.


Mais la civilisation actuelle qui s'efforce de cacher la mort physique en la maquillant fait oeuvre de mort dès l'origine de la vie, suivant l'ange déchu qui est préciséement "homicide dès
l'origine."


Heureusement il y a Lourdes et les merveilles du partage des fruits de la souffrance à toute l'Église. Ces fruits unis aux fruits du Sacrifice du Christ portent les germes de la Vie Éternelle
promise à ceux qui savent persévérer jusqu'à la fin.


Marie, Vierge et Mère, joyeuse Fête aujourd'hui d'avoir accueilli la vie.