La cause en canonisation du cardinal Terence Cooke progresse

Publié le par Daniel HAMICHE

 

Terence Cooke

 


À l’issue de l’audience générale du mercredi 14 avril, le Saint-Père a reçu des mains de l’archevêque Timothy Dolan de New York, un document important : la positio de l’archidiocèse pour ouvrir la cause en canonisation de l’un de ses prédécesseurs, le cardinal Terence Cooke.
Né à New York en 1921 de parents irlandais, Terence James Cooke entra au petit séminaire de l’archidiocèse de New York en 1934 puis au St. Joseph’s Seminary de Yonkers (New York) en 1940, et fut ordonné prêtre pour l’archidiocèse de New York en 1945 par l’archevêque Francis Spellman – qui ne sera créé cardinal que l’année suivante – et dont rien n’indiquait alors qu’il serait son successeur mais dont il devint le secrétaire particulier en 1957.

En 1965, Paul VI le crée évêque – il sera auxiliaire de New York –, et il reçoit le sacre des mains du cardinal Spellman le 13 décembre 1965. C’est deux jours après qu’on diagnostique chez lui une leucémie myéloïde chronique qui finira par avoir raison de lui en 1983, année où il décède à l’âge de 62 ans.

Sa nomination en 1967, à la mort du cardinal Spellman, alors qu’il n’a que 46 ans, comme septième archevêque de New York, ne fut pas une mince surprise. D’autres noms circulaient alors, notamment celui de Fulton J. Sheen, évêque de Rochester (New York), mais surtout celui de l’évêque John Maguire qui avait pourtant été nommé coadjuteur en 1965 à l’âge de 61 ans. En même temps qu’il prenait la charge de cet important archidiocèse, Terence Cooke était nommé vicaire apostolique aux Armées (l’archidiocèse aux Armées n’ayant été créé par Jean-Paul II qu’en 1985). L’archevêque fut élevé au cardinal par Paul VI en 1969 : il n’avait que six mois de plus que le plus jeune des membres du Collège cardinalice… Ce n’est que quelques mois avant son décès qu’il fit connaître la maladie qui le rongeait et qui l’obligea à une chimiothérapie à peu près constante pendant les cinq dernières années de son pontificat : « Le don de la vie, déclara-t-il, ce don particulier de Dieu, n’est pas moins beau quand il s’accompagne de maladie ou de faiblesse, de faim ou de pauvreté, de handicaps physiques ou mentaux, de solitude ou de vieillesse ». Il participa en 1978 au conclave qui élira Jean-Paul II.
Prélat à la théologie plutôt conservatrice mais à la gestion moderne, le cardinal Cooke fut un anticommuniste résolu, adversaire du désarmement, et un farouche adversaire de l’avortement – il créa neuf foyers pour aider les femmes enceintes en difficulté. Sympathisant du Renouveau Charismatique, c’est aussi lui qui fit venir à New York les Missionnaires de la Charité de Mère Teresa de Calcutta.
« Cooke est demeuré serein face aux tempêtes. Il fut toujours proche des gens malgré sa grave maladie. Son témoignage de résistance et de vérité encourage par-dessus tout les évêques d’aujourd’hui » a déclaré Mgr Dolan.
Inhumé dans la crypte de la cathédrale St. Patrick de New York, le cardinal Terence Cooke a été déclaré serviteur de Dieu par Jean-Paul II en 1992.

 

 


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