La victime « oubliée » de la tuerie de Fort Hood : un enfant à naître

Publié le par Daniel HAMICHE


Rappelant la tuerie du 5 novembre dernier, à laquelle s’est livré le commandant musulman de l’armée américaine Nadil Malik Hasan sur la base militaire de Fort Hood (Killeen, Texas), et que j’ai déjà évoquée ici, Catholic News Agency précisait, dans une dépêche d’avant-hier (source) que si l’assassin “présumé” – tu parles ! – allait devoir répondre de treize chefs d’inculpation pour meurtre – au premier degré selon toute évidence –, un quatorzième meurtre avait été “omis” par les juges militaires. En effet, une des victimes du « pieux musulman » – comme disent les journaux… –, une jeune femme militaire, la deuxième classe Franceska Velez, était enceinte de trois mois et devait dans les tout premiers jours de décembre prendre son congé-maternité et rentrer chez elle à Chicago.
The Alliance Defense Fund, une association d’avocats chrétiens spécialisés dans la défense de la vie, de la famille et de la liberté de religion, a adressé une lettre au juge militaire de Fort Hood exigeant que le meurtre du bébé de Velez – désormais « Baby Velez » dans les médias – soit ajouté à l’acte d’accusation contre Hasan.
Le Uniform Code of Military Justice (Code unifié de justice militaire), en son article 119a – mieux connu aux États-Unis comme la « Loi Lacy et Connor » –, promulgué par George W. Bush en 2004, stipule que quiconque ayant commis une violence sur une femme enceinte avec pour effet d’avoir entraîné le mort de l’enfant, que l’auteur de la violence ait été ou nom conscient de l’état de grossesse au moment des faits, sera tenu pour coupable de la mort de l’enfant – la loi de l’État du Texas a depuis 2003 la même disposition, mais l’assassin sera jugé par un tribunal militaire, les faits s’étant passés dans une base de l’Armée de Terre et ayant été accompli par un militaire. Il est juridiquement probable que ce quatorzième chef d’inculpation devrait être accepté par les juges militaires même si, pour l’heure, cela ne semble pas être envisagé, car ce serait, dans le cas contraire, un déni de justice.
Nadil Malik Hasan, s’il est jugé coupable de meurtres avec préméditation (premier degré) est passible de la peine de mort par injection léthale (dans les bâtiments du camp militaire de Fort Leavenworth au Kansas), la peine capitale ayant été réintroduite dans le code de justice militaire par Ronald Reagan en 1984, mais le dernier militaire condamné à mort et exécuté – par pendaison – le fut en 1961 (pour viol et tentative d’homicide). La peine capitale serait dans ce cas prononcée par une Cour martiale de cinq officiers qui devront rendre une sentence unanime. Les sentences capitales sont automatiquement appelées à la Cour d’appel criminel (Court of Criminal Appeals) de l’arme concernée. La décision de cette Cour d’appel peut ensuite être appelée à la Cour d’appel des Forces Armées des États-Unis (United States Court of Appeals of the Armed Forces). Le jugement final doit obligatoirement être confirmé par le président des États-Unis, à défaut de confirmation je crois me souvenir que la sentence de mort est commuée en réclusion criminelle à perpétuité. Ce serait un sacré “cas de conscience” pour Obama, n’est-il pas ?




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ema 22/11/2009 15:16


Le commandant musulman de l’armée américaine Nadil Malik Hasan, est en outre médecin, d'après ce que j'ai pu comprendre
en lisant les media. Mais sans doute dans le monde où nous vivons ce n'est même pas un cas agravant.


Boanergues 22/11/2009 08:03


Obama a-t-il une conscience ???????

Boanergues