Oubli ! L’archevêque Burke a aussi été nommé à la congrégation qui veille à « la discipline des sacrements »…

Publié le par Daniel HAMICHE

 

Me voici pris en flagrant délit de ne vous asséner que des demi-vérités ! Je vous annonçai, en effet, mardi dernier la nomination de l’archevêque Raymond Burke comme membre de la Congrégation pour le culte divin. Mais le titre de cette congrégation, présidée par le cardinal Cañizares Llovera, est un peu plus développé que cela – même si parfois dans nos articles nous le réduisons encore à « culte divin » – puisque c’est la congrégation « pour le culte divin » et « la discipline des sacrements ». Ce sont nos frères et amis de LifeSiteNews qui me rappelaient hier à un peu plus de perspicacité. Ce site pro-vie catholique ne traite pas ordinairement de questions liturgiques – ce n’est pas son objet –, mais est, par contre, très intéressé par les questions de « discipline des sacrements » : il ne se cache pas d’être favorable à l’application du canon 915, c’est-à-dire à la privation de la communion sacramentelle à tous les politiciens catholiques qui défendent, soutiennent, prônent avec obstination l’avortement ou l’euthanasie, et autres péchés mortels. C’est en ce sens que la nomination de l’archevêque Burke est significative, puisque ce prélat n’a jamais caché – et l’a même à plusieurs reprises manifesté – qu’il était pour l’application du canon 915. Il déclarait encore au début de l’année : « La loi de l’Église est claire. On doit refuser la Sainte Communion à la personne qui persiste publiquement dans un péché grave, et [le droit canon] ne dit pas que l’évêque devra décider de cela. C’est un impératif. »
C’est ce même sentiment que partage le cardinal préfet Cañizares, et le cardinal préfet émérite Arinze qui s’étonna, il n’y a pas longtemps, qu’on interroge un cardinal sur cette question à laquelle sait répondre « un enfant qui vient de faire sa Première Communion » !
Que l’épiscopat américain soit divisé ou temporise sur cette question, est une chose. Une autre, c’est la position romaine à laquelle il faudra bien qu’on se soumette si l’on veut que prenne fin l’abominable et double scandale de politiciens agissant en totale contradiction avec l’enseignement de l’Église et se présentant au banc de communion sans trop souvent risquer d’y essuyer un refus…

 

 


Publié dans Élus catholiques

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