Ridicule : pour « Forbes », le pape est le 11ème « personnage le plus puissant du monde » !

Publié le par Daniel HAMICHE


C’est un “travail” journalistique des plus vain auquel vient de se livrer le magazine financier américain Forbes, en tentant de dresser la liste des « Plus puissants personnages du monde ». Une liste qui s’apparente davantage à un inventaire à la Prévert – moins l’humour – qu’à une recherche sérieuse puisqu’on y trouve 67 personnages du monde politique ou des affaires, des patrons de groupes de presse ou des dirigeants religieux et même… un trafiquant international de drogue ! Qu’ont en commun
tous ces personnages ? Rien, sinon que Forbes les déclare « puissants », dans une comparaison très osée entre carottes, machines à coudre et coquillages que l'institutrice de maternelle interdit aux bambins de faire ! Et pourquoi « 67 » d’ailleurs ? Parce qu’il en fallait un par tranche « de 100 millions d’habitants de la planète »… Un travail scientifique qu’on vous dit !
Notre Souverain Pontife, Benoît XVI, se retrouve ainsi en 11ème position, devançant Silvio Berlusconi mais derrière Bill Gates. Chaque « puissant » se trouve “affecté” – c’est le cas de le dire – d’une courte notice qui tente de justifier le choix du journal. Pour Benoît XVI, elle est ridicule : « Dirigeant spirituel, il est la plus haute autorité spirituelle pour 1 milliard d’âmes, à peu près le 6ème de la population de la planète ; dirige l’Église catholique, la plus ancienne et la plus grande multinationale au monde. Un fervent traditionaliste, rigide sur les questions reproductives [nom de code pour « avortement »], mais au conservatisme rassurant pour beaucoup. ».
Allez, souriez, c’est rien que des bêtises…






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Luc Perrin 18/11/2009 12:01


"powerful" prête en effet à discussion : le pouvoir spirituel n'étant pas de même nature que celui des politiques, d'un Bill Gates ou d'un mafioso de la drogue. La description du pape comme
"traditionaliste" fera sourire et réjouira sûrement les "discutants" actuels à Rome et Menzingen.
Ceci posé, il n'est pas si étonnant de voir figurer le pape, à la tête d'un milliard de catholiques, dans un tel classement. Si cela était si négligeable, les États n'auraient pas d'ambassades
auprès du Saint-Siège - combien d'États ont une ambassade auprès du recteur d'Al Azhar ? ou à Cantorbéry ? ou auprès du Dalaï Lama ? - et les Chefs d'État et de gouvernement ne chercheraient pas à
être pris en photo aux côtés du pape. Plus que de "puissance", c'est de rayonnement et d'influence qu'il s'agit mais le pape fait partie des "grands de ce monde", c'est indubitable. Maladroitement,
c'est ce que Forbes reconnaît simplement. Il faut peut-être regretter qu'il soit si peu "powerful" au sein de son Église, mais c'est une autre question.


Jean 17/11/2009 16:43



Ce classement a à peu près autant d'intérêt qu'une comparaison des oeuvres de Mozart et de Michel-Ange par des aveugles sourds-muets.