Trois femmes excommuniées aujourd’hui dans le diocèse de Venice (Floride)

Publié le par Daniel HAMICHE


Elles se disent « membres loyaux de l’Église », mais défendent « la tradition prophétique de sainte obéissance à l’appel de l’Esprit à changer une loi injuste et discriminatoire contre les femmes ».
Elles ? Ce sont les membres de la Roman Catholic Womenpriests (RCW 1, femmes-prêtres catholiques romaines) créée en 2002, une association de femmes adeptes du simulacre de l’ordination sacerdotale et épiscopale que l’Église ne peut admettre car elle n’en a pas reçu le mandat de son divin Fondateur. On pourrait s’arrêter ici face à des prétentions qui ne sont pas seulement ridicules mais scandaleuses et schismatiques. Mais les choses vont plus loin que ces pantalonnades – si puis-je dire… « Nos femmes ordonnées, précise leur site internet, peuvent être mariées ou célibataires, hétéro ou homosexuelles, quelques unes sont grand-mères, un petit nombre est divorcé ou a eu un mariage annulé : nous sommes en fait à la croisée de la communauté chrétienne dans nos styles de vie ». C’est bien d’une subversion totale dont il s’agit et non pas d’une pénible facétie.
Ces dames “prêtres” – je n’ose écrire prêtresse car on va encore dire que je suis de parti pris… – ont vu ce jour leur nombre augmenté de trois unités. En vérité deux femmes “prêtres” et une femme “diacre” – je n’ose écrire “diaconesse”… Cela vient de se passer aujourd'hui à 15 h (locales) dans le diocèse de Sarasota en Floride. La “femme évêque” Bridget Mary Meehan a ordonné “prêtre” Dena O’Callaghan d’Ocola (Floride) et Katy Zatsick de Lexington (Kentucky), et “diacre” Mary Ellen Sheehan de Tucker (Georgie).
Elles savent parfaitement ce qu’elles font toutes : « Nous désobéissons au canon 1024, qui est une loi injuste puisqu’elle interdit l’ordination des femmes ».
Qu’elles entendent y désobéir ne pourra pas empêcher qu’il s’applique : toutes sont automatiquement excommuniées, latæ sententiæ, sans qu’il soit besoin pour l’Église de fulminer un acte formel. C’est le sens du communiqué du diocèse de Venice (Floride) dont la ville de Saratosa fait partie, du jeudi 5 février, rappelant que toutes ces dames « se placent elles-mêmes hors de la communion de l’Église catholique ».
En outre, si j’en crois la photo que vous trouverez ci-dessous (et qui a été prise à l’occasion d’une “ordination” en 2005), ces dames – la dame “évêque” qui doit dire « à la tienne Étienne » dans le micro, et la dame “prêtre” qui ne lit visiblement pas la dernière édition typique du Missel romain – sont encore plus mal attifées que le plus modernichon des prêtres bricolant sa célébration… Non seulement ces dames ont perdu a raison, mais elle ont aussi perdu le sens de l’élégance !


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1. Si vous voulez aller voir le site de ces dames c'est ici. Si vous êtes attentifs, vous pourrez reconnaître sur l'une des photos du diaporama qui démarre sur la page d'accueil, le P. Roy Bourgeois, autre dissident s'il en est, participer à l'une de ces singeries.



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ema 08/02/2010 22:53


C'est vrai elles ne sont pas terribles ces pauvres filles, mais bon pour le physique elles n'y sont pour rien, n'en rajoutons pas!  A la limite, positivons et disons qu' il faut mieux qu'elles
ne soient pas des pin up, cela rendrait l'image encore plus "sacrilège" et en ferait fantasmer certains.
Par ailleurs pour une catho bien habituée aux belles églises aux décors bien chargés et tellement réconfortants, c'est glacial et très protestant leur lieu de culte. C'est vraiment pour "ennuyer"
le monde qu'elles inventent tout cela ces autoproclamées "prêtresses" romaines parce qu'elles pourraient trouver "chaussures" à leur pied ou plutôt "chasubles" version ponchos à leurs épaules parmi
les églises protestantes de toutes sortes qui existent. D'ailleurs sur une photo j'ai bien l'impression qu'il y a deux dames pasteurs (pastoresses?).


Michèle 07/02/2010 16:13


Ces femmes sont la honte de l'"espèce", des mégères laides comme les sept péchés capitaux,
affreuses et vulgaires,atteintes d'hybris et de phobie du masculin...Mais ce sont des créatures de Dieu, il faut prier pour elles...J'avoue que ça me demandera un gros effort!


Dominique 07/02/2010 02:11


"Qu'elles entendent y désobéir"... j'en connais bien d'autres qui désobéissent gravement aux interdits de l'Evangile, notamment tous ceux qui pratiquent la fornication (pudiquement nommée
"concubinage"). Pourtant, personne ne réclame leur excommunication.
Et Mgr Vingt-Trois qui se rebelle contre le Saint Père et qui voudrait qu'on excommunie ceux qui réclament, et qui sont nombreux, l'application du Motu Proprio.
Je pense qu'il faudrait un grand nettoyage dans l'Eglise !


Nicolas ALIERMONT 06/02/2010 23:00


Bonsoir Daniel,

Contrairement à vous, je pense qu'il faut appeler un chat un chat ! Ces femmes ne sont pas des prêtres, mais bel et bien des prêtresses (quasi-vaudou, vu leur look), et la femme diacre, il ne faut
pas hésiter à la nommer "diaconnasse" (heu, pardon, diaconnesse, quoique ...)

Très fraternellement,

Nicolas ALIERMONT


Dominique 06/02/2010 22:21


J'aurais dû être scandalisée, mais la façon dont votre article est écrit, Daniel, m'a fait beaucoup rire. Ah ! les femmes ! Ne m'en parlez pas !Des diablesses... (sourire)
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