Un Américain élu à la tête de la Congrégation de Sainte Croix

Publié le par Daniel HAMICHE

 

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Fondée par le bienheureux Basile Moreau (1799-1873) au Mans, dans la Sarthe, en 1837, la Congrégation de Sainte-Croix (Holy Cross an anglais) est une congrégation religieuse à vocation enseignante. Elle s’installa en 1842 dans l’Indiana où le Père Édouard Sorin,C.S.C. (1781-1853), avait été appelé, avec quelques autres compagnons, par un autre de nos compatriote, Simon Bruté de Rémur (1779-1839), évêque du diocèse de Vincennes (aujourd’hui archididiocèse d’Indianapolis). Il devint supérieur aux États-Unis de la Congregation of Holy Cross, et fonda l’Université Notre Dame en 1842 à South-Bend, sous le nom Notre-Dame du Lac : il en fut le premier président. L’université est située sur le territoire et sous la juridiction de l’évêque du diocèse de South Bend-Fort Wayne (Indiana).
C’est la plus importante université dite “catholique” aux États-Unis. Les guillemets sont là pour souligner que je conteste vivement le qualificatif de catholique que s’auto accorde cette université qui est loin d’être parfaitement orthodoxe, comme l’a amplement démontré le scandale de mai de l’année dernière (des dizaines d’articles sur ce blogue : cherchez et vous trouverez…).
Toujours est-il que c’est un haut dirigeant de la Notre Dame University, et un Américain, le P. Richard Warner, C.S.C., directeur de l’apostolat du campus depuis 1989, qui vient d’être élu, le 16 juillet, 12ème supérieur général de la Congrégation dont le siège est à Rome, et qui compte environ 1 500 prêtres et frères. Le nouveau supérieur général, ancien étudiant de Notre Dame et diplômé de cette université en 1962, fut ordonné prêtre en 1966. Le P. Warner reçut, en 1987, un doctorat honoris causa en droit de l’université. Sans doute plus mérité – et en tout cas moins scandaleux – que celui que Notre Dame crut pouvoir remettre l’an passé à Barack Hussein Obama

 

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