Voici la traduction du communiqué de presse de Bill Donohue d’hier (27 août), intitule « Le rassemblement a été un
succès éclatant » :
« Une foule estimée à plus de 3 000 personnes est venue en fin de journée hier pour protester contre la décision du propriétaire de
l’Empire State Building, Anthony Malkin, de ne pas illuminer la tour en bleu et blanc pour Mère Teresa. Les orateurs furent exceptionnels :
ils représentaient cinq communautés de foi et de nombreuses origines ethniques. Comme à l’ordinaire, le Département de la Police de New York a été fantastique.
La semaine prochaine nous mettrons en ligne quelques photos de l’événement. Nous avons obtenu ce que nous voulions, et sommes très
fiers du soutien massif que nous avons reçu de tant d’endroits. C’est véritablement une soirée dont on se souviendra. »
Je n’ai pas le sentiment que la presse new-yorkaise ait publié une photo de l’événement. En tout cas mes recherches de ce matin sont
demeurées vaines. Attendons donc lundi pour voir quelques images…
C’est une grande et bonne nouvelle que nous avons apprise le 29 juillet – mais que j’ai pu traiter hier étant en déplacement en
Province. La University of Illinois at Urbana-Champaign (UIUC) a décidé de réintégrer le professeur Kenneth Howell (voir ici et là notamment) dans ses fonction d’enseignant de la foi
catholique dans le Département Religion de l’université, qui pourra donc continuer à donner ses cours dès la rentrée universitaire. En outre, l’UIUC poursuit l’étude du cas
posé par l’éviction antérieure du professeur en ce qu’elle aurait pu violer sa liberté universitaire. Toutefois, et ombre au tableau, l’UIUC a décidé que désormais c’est elle qui
assumerait le salaire de ceux qui sont chargés d’enseigner le catholicisme alors que jusqu’à la crise, Kenneth Howell était accrédité pour enseigner à l'UIUC
mais son salaire était supporté par le Newman Center, un organisme catholique indépendant de l’université mais présent sur son campus depuis plus de quatre-vingt dix ans, et
dépendant du diocèse. Une autre affaire à suivre…
Cela ne vaudrait qu’un éclat de rire, si l’affaire n’était pas si grave. Vous savez que l’Alliance Defund Fund (ADF) a pris en charge la défense juridique du professeur
Kenneth Howell, chassé de son poste d’enseignement de la doctrine catholique au motif… qu’il enseignait la doctrine catholique et notamment sa doctrine morale sur
l’homosexualité. L’ADF avait donc annoncé à la University of Illinois Urbana-Champaign (UIUC) qu’elle déposait une plainte devant les tribunaux.
La réponse de l’UIUC est confondante d’hypocrisie. Son conseil légal, Steven Veazie, a fait savoir que la plainte n’avait aucun fondement juridique puisque le
professeur Kenneth Howell n’a pas été « remercié » mais simplement « privé d’enseigner » et qu’il fait donc toujours partie du corps enseignant de l’université
! Admirable ! La pétition lancée par l’association des étudiants de la TFP a recueilli plus de 8 000 signatures, et la page« Save Dr. Ken », ouverte sur Facebook, croule sous les inscriptions et les commentaires…
L’“affaire” – puisqu’il s’agit bien désormais d’une “affaire” – du professeur Kenneth Howell, viré de la
University of Illinois pour avoir enseigné ce qu’il était censé enseigné (voir ici) fait un énorme tintouin aux États-Unis. Les
articles de journaux et émissions de radio et de télé ne se comptent plus sur cet invraisemblable scandale. La mobilisation des étudiants – y compris le président de l’association des athées du
campus… –, anciens élèves, professeurs de cette université, grandit sans cesse à tel point que ceux qui avaient lancé une page Facebook pour soutenir ce professeur ont été
contraint, devant l’impossibilité de gérer l’afflux des soutiens, d’ouvrir une « fan page » : il y a 5 600 inscrits ! De son côté, la pétition lancée par
la TFP Student Action (le bras étudiant de Travail Famille Propriété) a été signée par plus de 6 000 personnes ! J’attends avec impatience demain pour savoir ce que seront les résultats concrets de la rencontre que des responsables du diocèse de
Peoria vont avoir avec des responsables de l’université…
C’est décidément là une “affaire” dont on ne dira jamais assez qu’elle doit une très grande partie de sa notoriété à
l’alerte donnée par quelques blogues et sites catholiques. Cela montre que la présence active des catholiques orthodoxes sur l’Internet est, bien sûr, nécessaire, mais souvent suffisante pour
faire bouger les choses dans le bon sens. Il faut le noter mais aussi aider financièrement les blogues et sites catholiques qui, comme le mien et tous ceux qui sont déjà regroupés sur le portail
Riposte Catholique mènent ce bon combat (voyez comment aider Riposte Catholique dans la colonne de droite).
Hier, Monseigneur Gregory K. Ketcham, directeur et premier aumônier du St. John’s Catholic Newman Center (SJCNC) près l’Université de l’Illinois, a fait paraître une déclaration sur l’“affaire” du professeur Kenneth Howell (voir ici), après la publication, la veille, d’une
déclaration de Patricia M. Gibson, chancelier du diocèse de Peoria (Illinois). Voici la traduction de la déclaration de Monseigneur Ketcham, adressée aux amis du
SJCNC.
« Beaucoup d’entre vous ont demandé des informations sur la navrante information du supposé renvoi par
l’Université de l’Illinois du professeur que nous salarions pour donner un cours sur le catholicisme qui vaut unité de valeur pour l’Université. Le diocèse de Peoria a estimé
qu’il ne serait pas responsable de réagir trop vite en faisant une déclaration publique avant d’offrir à l’Université de l’Illinois la possibilité de s’entretenir avec nous. Ce
n’est que le 10 juillet que nous avons eu enfin un signe de l’Université, et le diocèse aura un entretien avec l’Université au début de la semaine prochaine. Le SJCNC et le
diocèse de Peoria affirment avec force toutes les vérités de la foi catholique ! Le Dr. Ken Howell a été dès l’origine salarié par le SJCNC pour donner des
cours sur le catholicisme à l’Université, cours entrant dans ses unités de valeur, et nous continuerons à faire pression pour qu’il continue à les donner et pour la cause du catholicisme sur le
campus (…) Merci de prier pour la réussite des entretiens entre le diocèse et l’Université de l’Illinois. »
Voilà qui est fort rassurant, car j’étais, je l’avoue, un peu étonné de l’absence de réaction du SJCNC
et du diocèse devant un tel scandale.
J’ai parlé ici du scandaleux limogeage du
professeur Kenneth Howell de l’Université de l’Illinois, pour avoir, dans un courriel privé destiné à ses étudiants rappelé la doctrine catholique sur
l’homosexualité. Un licenciement d’autant plus grotesque que ce professeur catholique enseignait précisément la doctrine catholique dans cette université d’État qui d’ailleurs n’avait pas la
charge de son salaire ce dernier étant réglé par le diocèse de Peoria (Illinois).
Devant la levée de bouclier que cette décision a suscitée, le président de l’Université, Michael Hogan, a demandé au conseil d’administration de réétudier les causes de ce
limogeage et de lui fournir un rapport avant la reprise des cours fin août. L’administration semble flancher et ne plus être très sûre d’avoir fait le “bon choix”…
De leur côté, de nombreux étudiants s’organisent pour soutenir ce professeur injustement sanctionné. Des affichettes sont apposées sur le campus. L’une d’entre elle dit à l’adresse des
professeurs : « Enseigner votre matière peut vous coûter votre carrière ». Ils ont même créé une pageFacebook de soutien au professeur.
Une intéressante affaire à suivre. Je m’y emploie.
On n’arrête pas le progrès… Le cas serait à se taper les cuisses si celui qui en est la cause ne venait pas d’être viré
de la University of Illinois d’Urbana (Illinois) et, pour faire bonne mesure, du boulot qu’il assumait pour le diocèse de Peoria (Illinois). Voici les faits. Ken Howell, un catholique, a été recruté en 1998 par le St. John’s Catholic Newman Center de Champaign-Urbana (Illinois), un organisme qui dépend du diocèse de
Peoria, pour y enseigner les principes de la foi catholique. En 2000, le directeur de ce centre, Monseigneur Stuart W. Swetland, annonce à Ken Howell qu’il a
réussi à la faire engager par le Département des Religions de la University of Illinois pour y enseigner la doctrine catholique. Au printemps de cette année,
Howell donna deux cours magistraux à ses étudiants : l’un sur l’explication de la loi morale naturelle, l’autre sur les questions controversées relatives à la loi morale. Ce
dernier cours provoqua quelques réactions violentes de la part de certains étudiants. Pour mieux leur faire comprendre les enjeux du débat, le professeur adressa aux étudiants un courriel
privé leur expliquant ce qui oppose l’utilitarisme (considéré dans son sens le plus ordinaire) et la loi morale naturelle. Il tenta de leur y expliquer que, selon l’utilitarisme, les
actes charnels de nature homosexuelle ne sont pas considérés comme immoraux, alors qu’ils le sont selon la loi naturelle, du fait que la loi morale naturelle, contrairement à l’utilitarisme,
porte des jugements moraux sur la base des actes eux-mêmes.
Cette leçon de doctrine morale catholique – je rappelle que ce professeur est dans cette université pour enseigner la doctrine catholique… – n’a pas plu à un étudiant qui y a vu une
discrimination insupportable – on appelle cela un « hate speech » aux États-Unis – quant aux pratiques sexuelles, a dénoncé le professeur au doyen lequel a congédié de cette
université d’État, sans autre forme de procès ce professeur lequel, pour faire bonne mesure, a aussi été congédié de son poste d’enseignant au St. John’s Catholic Newman Center.
L’affaire est prise très au sérieux par les mouvements catholiques orthodoxes et par l’Alliance Denfense Fund qui entend défendre Howell devant les tribunaux
pour violation de ses libertés académiques… Encore une affaire à suivre.
Il n’y a pas qu’en France que surviennent de telles horreurs. Aux États-Unis aussi. Je vous en avais déjà entretenu
ici, ici et là. Cette fois-ci c’est dans le cimetière catholique St. Mary de la ville de Lynn
(archidiocèse de Boston, Massachussetts) que les vandales ont commis des dépradations sans doute dimanche dernier, le jour même de la Fête nationale aux États-Unis. 105 tombes et des monuments
funéraires (dont une statue de 500 kg !) ont été vandalisés ou renversés, et jusqu’à de modestes panonceaux indiquant les tombes de religieuses enseignants décédées, qui ont été arrachés. Grâce
aux efforts de la ville de Lynn et de l’archidiocèse, la moitié des monuments funéraires ont été remis en place dès mardi. La police enquête et a lancé un appel à témoins. Espérons-la plus
efficace que la police française, et espérons la justice américaine plus sévère que la nôtre sur de telles manifestations de vandalisme anticatholique !
Comme le qualifient sans beaucoup exagérer les catholiques américains – enfin ceux qui sont vraiment demeurés
catholiques –, le New York Times est véritablement la Hell’s Bible, la Bible de l’Enfer !
Un nouvel article, de 4 000 mots s’il vous plaît !, du 1er juillet de Laurie Goodstein – toujours elle –, s’efforce de “démontrer” qu’en matière de traitement des abus sexuels
par des prêtres sur des mineurs – des « prêtres pédophiles » comme elle écrit n’osant utiliser le terme de « pédérastes », puisque son journal est homosexualiste –, le cardinal
Ratzinger n’a pas fait tout son boulot quand il était à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
Une fois de plus je laisse Bill Donohue de la Catholic League répondre à la dame, après tout ils sont tous les deux Newyorkais. Voici son ommuniqué
d’hier.
« Le but de cet article est de réussir ce que le Times a raté en mars dernier : incriminer
le pape pour le scandale des abus sexuels. Nouveau ratage.
On nous raconte que quand Joseph Ratzinger (aujourd’hui pape) était en charge des fonctions de la
Congrégation pour la doctrine de la foi, il avait autorité sur les cas d’abus sexuels, mais ne l’a jamais exercée. L’article donne comme preuve quelques vieilles instructions remontant à 1922,
et sur lesquels l’archevêque australien Philip Edward Wilson est “tombé par hasard” quand il était étudiant au début des années 1990. Quand il a signalé cela, dix ans
plus tard, lors d’une réunion au Vatican “peu de gens dans la salle avait une idée de ce dont il parlait”. En d’autres mots, il n’y a aucune preuve que même Ratzinger
ait eu la connaissance de disposer de cette supposée autorité.
“Les évêques avaient une panoplie d’outils disciplinaires à leur disposition” quand
Ratzinger était à la tête de la Doctrine de la foi. Non seulement c’est vrai, mais cela amoindrit les tentatives de faire retomber le blâme sur lui. Nous apprenons aussi qu’il
y avait au moins une demi-douzaines de services (outre celui que menait Ratzinger) auxquels les évêques signalaient les cas d’abus sexuels. Cela aussi est vrai, et alors que
cela suggère vraiment l’existence du problème bureaucratique, ce n’est pas la même chose en matière d’irresponsabilité morale. Nous apprenons aussi que Ratzinger était accablé
par toutes sortes de problème à cette époque, ce qui est également vrai, mais c’est une calomnie de dire qu’il en avait contre des prêtres latino-américains car ils prêchaient au nom des
pauvres : les rares prêtres adeptes de la théologie de la libération suspectés étaient des sympathisants marxistes.
Le récapitulatif le plus précis vient d’un évêque irlandais, Eammon Walsh. À la réunion qui s’est
tenue voici une décennie, il a dit de Ratzinger : “Ce gars a tout pigé, il comprend la situation à laquelle nous sommes affrontés.” Toutefois, il reconnaît aussi que
les gens de Rome n’avaient jamais eu d’expérience de première main avec quelques prêtres retors, et par conséquent maintinrent la position qu’un accusé est “innocent tant qu’on n’a pas fait
la preuve de sa culpabilité”. Non seulement cela est compréhensible, dans une perspective civile libertarienne, mais c’est hautement recommandable. »
Le USS Intrepid amarré au port de New York. À sa gauche sur la photo un Concorde…
– Allo ? Allo ? Tonton Malkin ? Pourquoi tu tousses ? Anthony Malkin, le propriétaire de l’Empire State Building (EBS), a du souci à se faire. Je dirais même, pour reprendre une réplique des
Tontons flingueurs, qu’il se prépare « des nuits blanches, des migraines, des “nervous beakdown” comme on dit de nos jours » ! Non seulement Bill Donohue, de la
Catholic League, lui prépare une jolie “conduite de Grenoble” pour le 26 août, faute d’avoir accepté avec obstination et mauvaise foi d’éclairer l’EBS aux
couleurs bleu et blanche pour le centième anniversaire de la naissance de Mère Teresa, mais d’autres institutions américaines ont décidé, elles, de le faire…
Le USS Intreprid est un ancien porte-avion chargé d’histoire. Lancé en 1943, ce bâtiment a participé à la Guerre du Pacifique puis à celle du Viet-Nam : il était capable
d’accueillir jusqu’à 100 aéronefs. Désarmé en 1974, il a été transformé en 1982 en musée de la mer, de l’air et de l’espace. Amarré au port de New York, il reçoit près d’un millions de visiteurs
chaque année. Le but de ce bâtiment-musée est « d’honorer nos héros, d’éduquer le public et d’inspirer notre jeunesse ». Puisse notre « Jeanne » connaître une seconde vie
de cette sorte…
La direction de ce musée flottant a annoncé le 14 juin que la bâtiment serait illuminé en bleu et blanc le 26 août en l’honneur du centième anniversaire de la naissance de Mère
Teresa…
Ce même jour, le Hutchinson Metro Center, un immeuble de 14 étages situé dans le Bronx à New York, a fait savoir ce même jour, qu’il s’éclairerait aussi de bleu et de blanc le 26
août en hommage à Mère Teresa.
Un double coup de chapeau !