médias et journalistes catholiques

Jeudi 22 juillet 4 22 /07 /Juil 17:37

 

Our Sunday Visitor (OSV, notre invité du dimanche) est le plus ancien et, sans doute, le plus connu des hebdomadaires catholiques aux États-Unis. Lancé en 1912 à Huntington (Indiana) avec un tirage initial de 35 000 exemplaires, il fut le plus populaire des périodiques catholiques du XXe siècle aux États-Unis, atteignant un tirage de 500 000 exemplaires après la Première Guerre mondiale, et un énorme succès pour sa livraison annonçant en 1918 la conversion au catholicisme, in articulo mortis, de… Buffalo Bill ! Dans les années 1930, il hébergea dans ses colonnes les premiers articles de Mgr Fulton J. Sheen qui devint le plus médiatique des évêques américains dans les années 1960. L’élection du “catholique” John F. Kennedy propulsa la diffusion de l’hebdomadaire : 1 million de lecteurs en 1961. L’hebdomadaire est toujours lu avec attention et analysé aux États-Unis.
Dans le débat américain qui a suivi la publication des Norma de gravioribus delictis – soit dit en passant un débat de cette qualité n’a pas eu lieu en France –, j’ai signalé la position de Phil Lawler. Il y en a eu d’autres et je pense, notamment, à l’analyse de Carl Olson sur Ignatius Insight Scoop, qui ne partage pas la critique de Lawler mais qui mérite d’être découverte.
Je voudrais aujourd’hui signaler la position de John Norton d’Our Sunday Visitor qui, elle aussi, mérite qu’on s’y arrête un instant. Moins laudative que celle d’Olson, peut-être moins sévère que celle de Lawler, la position de Norton vaut la peine d’être lue. En voici la traduction.

  • « La manière dont le Vatican a diffusé les normes sur les abus sexuels, et la manière prévisible dont les médias ont couvert cette diffusion, ont déclenché un ardent débat dans nos salles de rédaction et aussi avec les communicants catholiques dans tout le pays. Qui doit-on critiquer pour cette couverture médiatique minable ?
  • Un Vatican distant qui ne se préoccupe pas de savoir comment fonctionne le message ou qui n’est pas suffisamment compétent pour le façonner ? Ou un monde médiatique qui est prêt à flinguer l’Église en toute occasion ?
  • Un peu les deux probablement. Mais je dois dire que, dans ce cas, il semble que le Vatican se soit tiré une balle dans le pied en agitant le proverbial chiffon rouge devant le taureau.
  • Et dans ce sentiment j’ai été rejoint par quelques uns des plus loyaux défenseurs du Vatican dans la blogosphère. Elizabeth Scalia qui blogue sur The Anchoress du site de First Things, a été outrée et a menacé (enflammée qu’elle était je pense) d’aller à Rome pour s’asseoir avec les responsable de la presse du Vatican, leur faire une bise sur la joue puis leur faire quelques remarques cinglantes.
  • “Dans les rares occasions, écrit-elle, ou vous avez fait quelque chose qui va vous apporter une prudente mesure de bonne volonté, ou au moins un reportage moins hostile, vous ne vous accordez pas avec des questions controversées et ne permettez pas que des équivalences absurdes soient tirées par des gens qui ne savent pas aller au-delà des manchettes et de brèves citations !”
  • Le journaliste britannique et catholique Damian Thompson a été pareillement scandalisé dans son blogue Holy Smoke du quotidien The Telegraph : “Si j’avais été chargé par le bureau de presse du Vatican de la mission singulière de fournir des munitions aux ennemis de l’Église, je ne pense pas que j’aurais pu mieux faire que ce qui a été fait.”
  • Mais certains contestent cette position. Un blogueur catholique de tout premier plan m’a envoyé un courriel pour me demander : “Quel est exactement le problème que le Vatican a créé ?” Il voit là essentiellement la faute d’un monde médiatique tout prêt à abattre le Vatican.
  • “Pourquoi est-ce que de plus en plus de journalistes sont apparemment  1. paumés sur l’Église catholique et sur la foi catholique, 2. ont peu ou pas du tout d’intérêt à n’apprendre que les choses les plus basiques sur l’Église, 3. considèrent toutes choses selon le paradigme Église = vieille et rétrograde ; modernité = jeune et magnifique, ou 4. manifeste une aversion et un préjugé patents contre l’Église catholique ? » demande-t-il.
  • Je vois le problème, mais je ne fais pas mien ce paradigme guerrier. Le fait est que la plupart des catholiques ont des nouvelles sur l’Église – et des commentaires sur les actions et les faits d’Église – que par la grosse presse (bien que vous sachiez, je pense, que c’est pour cela que tous les catholiques des États-Unis devraient lire l’hebdomadaire OSV !).
  • L’Église ne peut pas compromettre le message mais doit être plus consciente de la ma,ière dont fonctionne la présentation du message, et, quand cela est possible, en ajuster la présentation pour en faciliter l’acceptation (ou au moins la non hostilité) par des gens généralement de bonne volonté. »

 

 

 

Par Daniel HAMICHE - Publié dans : médias et journalistes catholiques
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Samedi 17 juillet 6 17 /07 /Juil 19:00

 

Annoncées depuis plusieurs semaines, les Norma de Gravioribus Delictis (nouvelles normes relatives aux délits les plus graves) de la Congrégation pour la doctrine de la foi ont été rendu publiques le 15 juillet. J’ai lu, depuis, pas mal de commentaires renversants dans la presse américaine, mais j’ai surtout constaté beaucoup de confusion dans les rédactions incapables de distinguer entre crimes d’abus sexuels, crimes d’hérésie, d’apostasie, de schisme, crimes de tentative d’ordination de femmes, etc. Un vrai boulgiboulga. Certes, une partie de la faute incombe aux journalistes dont la culture religieuse et catholique approche trop souvent du zéro absolu. Mais pas toute la faute. En effet, ce texte a été signé et promulgué par Benoît XVI le 21 mai et adressé, ce même jour, à tous les évêques catholiques de l’univers. N’aurait-on pu tirer profit des 55 jours – près de deux mois ! – séparant l’envoi de ces normes aux évêques du jour de sa mise à disposition au public, pour préparer les journalistes afin qu’ils informent mieux l’opinion ? C’est l’avis de Phil Lawler dans sa chronique estivale et vacancière du 15 juillet, parue du CatholicCulture et intitulée « Pour corriger la communication à l’usage des officiels du Vatican ».

  • « Même en vacances, sur mon perchoir, ici sur la péninsule de Dingle [Irlande], dans l’adorable maison d’adorables amis, et hors d’atteinte des médias, j’ai vite entendu parler de la publication par le Vatican des nouvelles normes sur la manière de traiter les crimes ecclésiastiques graves.
  • Cela aurait pu être une histoire réconfortante, un baume pour nos sensibilités en compote, une histoire dans laquelle le Vatican aurait pu paraître sous un éclairage favorable. Pendant des semaines, les médias ont hurlé pour que le Vatican manifeste une attitude plus sévère envers les abuseurs sexuels ecclésiastiques, et voilà que l’attitude sévère se manifeste. (Elle s’était manifestée depuis des années aux yeux de ceux qui savent où regarder, et les normes rendues publiques aujourd’hui ne sont pas vraiment une énorme nouveauté. Bon, c’est une autre histoire. Il faut prendre les bonnes choses quand elles se présentent).
  • Mais un instant. Les manchettes sont mélangées. Certains journalistes mettent l’accent sur les normes relatives aux abuseurs sexuels, d’autres choisissent d’insister sur les sanctions pour des tentatives d’ordination de femmes. Du point de vue de n’importe qui non familier avec les choses catholiques – et à peu près tout le monde dans les médias est dans ce cas – ce sont des questions totalement disjointes, et ajouter l’ordination des femmes dans un article sur les abus sexuels apparaît biscornu et confus. Les médias n’y comprennent rien et donc cédant à leurs attitudes réflexes dans cette confusion, ils se moquent de l’Église.
  • Or cela aurait été totalement évitable si l’on avait appliqué quelques principes de base à la communication.
  • . Aider les médias à comprendre ce dont il s’agit. Fournir aux journalistes une liste des personnes – responsables du Vatican et experts médiatiques – parfaitement rompues à ces normes et capable de proposer un point de vue fiable et informé.
  • . Traiter l’affaire en amont. Avant de rendre publiques les normes, fournir aux journalistes intéressés un exposé sur les problèmes concernés : pourquoi ces normes sont-elles publiées maintenant, pourquoi ne constituent-elles pas un changement significatif par rapport aux règles déjà en vigueur, et peut-être aussi pourquoi la question de l’ordination des femmes entre-t-elle dans la même catégorie.
  • . Ou, mieux encore, raconter l’affaire par étapes. Du point de vue du Vatican – du point de vue du droit canonique – la question de l’ordination des femmes appartient à la même catégorie que celle des abus sexuels ; toutes les deux font partie des plus graves délits que des clercs puissent commettre. Parfait. Mais le reste du monde voit les choses sous une tout autre perspective et n’est pas capable de procéder à une pareille association. Alors qu’on fournisse deux exposés. D’abord parlez aux journalistes des normes en tant qu’elles s’appliquent aux abus sexuels, cela fournira l’information N° 1 pour les manchettes. Puis, un ou deux jours plus tard, organisez un second exposé et expliquez les normes sur l’ordination des femmes. Ainsi, les deux sujets seront traités séparément dans la presse. Les problèmes ne seront pas mélangés et les articles ne seront peut-être pas trop sarcastiques. Puis, après ces explications, faites paraître le texte des normes. Le texte lui-même ne sera peut-être pas traité en tête des infos, mais ce sera parfait car les articles auront déjà été publiés et c’est le Vatican qui aura fourni le point de vue. »

Je n’en suis pas encore à proposer de remplacer le Père Federico Lombardi par Phil Lawler, mais si vous me poussez, je constitue l’association de soutien la semaine prochaine… Blague à part – encore que… – ceux qui ont quelque connaissance en communication (et notamment en communication de crise) seraient fort avisés de déposer leurs commentaires.

 


Par Daniel HAMICHE - Publié dans : médias et journalistes catholiques
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Lundi 5 juillet 1 05 /07 /Juil 07:00

 

La communication du Saint Siège est devenue préoccupante, surtout en cette période de crises à répétition. La pauvreté des moyens financiers explique peut-être les réactions parfois peu convaincantes ou à contretemps de la communication vaticane face aux campagnes internationales qui, elles, disposent d’argent et de technicité. Une autre explication pourrait aussi relever des hommes qui sont chargés de cette communication. Au cœur du système de communication du Saint Siège et à la tête de tout son dispositif – Salle de presse, radio et télévision du Vatican –, le P. Federico Lombardi, S.J. nous a fourni, à de trop nombreuses occasions, bien des exemples d’une communication décalée et incapable de répondre de manière efficace aux interrogations ou aux agressions du monde médiatique.

Dans un commentaire du 30 juin dernier, publié par CatholicCulture, Phil Lawler nous en livre une nouvelle illustration. Le constat est sévère et l’on pourra ne pas nécessairement l’adopter en totalité. Mais il valait la peine qu’on le traduise sur ce blogue.

  • « C’est déjà assez déplaisant que les mass médias raffolent d’attaquer l’Église catholique. Mais la situation est encore pire quand les efforts de communication maladroits du Vatican lui-même, lui infligent des coups. Voyez le dernier cas de gaucherie dans la stratégie vis-à-vis de la presse.
  • Après les informations des médias sur l’enquête des autorités civiles italiennes sur des accusations de corruption fiscale contre la Congrégation pour l’évangélisation [des peuples], la Salle de presse du Saint Siège a diffusé une “Note” sur cette Congrégation, attirant l’attention sur ses très nombreuses bonnes œuvres et ses responsabilités financières compliquées. La Note débute par cette introduction :
  • “Devant les nouvelles qui, depuis quelques temps, continuent de circuler à propos de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples (anciennement De propaganda Fide), mise en cause dans de récentes enquêtes sur la vente d'immeubles, il a été jugé nécessaire de rappeler certaines données objectives afin de protéger la bonne réputation d'un organisme important du Saint-Siège et de l'Église catholique”.
  • Cette extraordinairement accrocheuse introduction indiquait que la Note était une réponse (“il a été jugé nécessaire…”) au récents articles de presse. Pourtant, la Note ne répond pas à ces articles. À un moment, la Note semble faire allusion au fait que la Congrégation aurait pu mal gérer des transactions financières, en reconnaissant que cet organisme “peut être exposé aussi à des erreurs de jugement et aux fluctuations du marché international”. (…)
  • Bien entendu alors, les journalistes qui ont pris au sérieux la déclaration ont essayé de discerner un message entre les lignes. Aujourd’hui, ces journalistes s’attirent une réprimande du directeur de la Salle de presse du Vatican pour leurs “mauvaises interprétations” de la Note. La référence aux “erreurs” dans la Note constituait une “observation d’ordre général”, dit-il, et n’aurait pas du être interprétée comme se “référant à une quelconque Congrégation”.
  • Pour ce qui est de l’ancien préfet de cette Congrégation, le cardinal Crescenzio Sepe, qui est au cœur de l’enquête annoncée, le porte-parole du Vatican a exprimé “la certitude que sa conduite correcte pourra conduire à une clarification complète et rapide du processus judiciaire”.
  • En résumé :
  • . Face à des articles défavorables, le Vatican a diffusé une déclaration qui ne traite pas de la substance de ces articles.
  • . Quelques journalistes ont tenté de deviner comment la “Note” opaque du Vatican pourrait alimenter leurs articles. Leurs analyses ont été déclarées “incorrectes”.
  • . Un court passage de la Note a semblé pouvoir être pertinent pour les analyses des journalistes. La clarification du Vatican nous assure que non, que toute la déclaration traitait de généralités. En d’autres mots, la Note n’avait aucune pertinence pour les articles auxquels elle répondait.
  • . Néanmoins, sans produire aucune preuve disculpant l’ancien responsable du Vatican qui est suspecté, la Salle de presse affirme sa “conduite correcte”, comme si elle avait démontré l’innocence du cardinal au lieu d’ignorer les accusations portées contre lui.
  • Et vous vous étonnez que le Vatican ait mauvaise presse ? »

 

 

Par Daniel HAMICHE - Publié dans : médias et journalistes catholiques
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Lundi 14 juin 1 14 /06 /Juin 12:53

 

Celli EWTN

 

 

Le formidable apostolat audiovisuel créé par Mère Angelica, Eternal Word Television Network, vient de recevoir un hommage appuyé du Saint Siège.
Le 1er juin, le quartier général d’ETWN d’Irondale (Alabama) recevait la visite de l’archevêque Claudio Maria Celli, président du Conseil pontifical pour les communications sociales. Sous la conduite du président-directeur général d’EWTN, Mike Warsaw, le prélat a pu se rendre compte par lui-même « de l’incroyable travail accompli chaque jour au service de l’Église pour nos dévoués collaborateurs » a précisé Mike Warsaw, « lors de sa visite, l’archevêque a souligné l’importance de ce qu’accomplit EWTN avec la télévision, la radio et l’internet, et a exprimé son soutien à ce que nous faisons ».
Par une délicate attention, Mgr Celli a rendu visite le même jour à Mère Angelica dans son monastère du Shrine of the Most Blessed Sacrement d’Hanceville (Alabama) et lui a remis un chapelet tout spécialement béni pour elle par Benoît XVI.


Par Daniel HAMICHE - Publié dans : médias et journalistes catholiques
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Lundi 3 mai 1 03 /05 /Mai 18:00

 

Dans une forte intéressante analyse publiée le 28 avril sur CatholicCulture, Phil Lawler nous livre ses prévisions. Elle suscitent bien des réflexions. En voici la traduction.

  • « En 1662 (la même année où Paris fut élevé au rang d'archidiocèse, pour mettre les choses dans une perspective historique), la Propaganda Fide fut créée au Vatican. Connu habituellement de nos jours comme Congrégation pour l'évangélisation, ce dicastère a pour responsabilité de suivre la propagation de l'Évangile dans les territoires de mission, comme par exemple l'Afrique.
  • Il a été rapporté que le pape Benoît XVI vient de décider qu'un nouveau dicastère était nécessaire pour coordonner la réintroduction de l'Évangile dans les sociétés sécularisées d'Europe occidentale et d'Amérique du Nord.
  • En attendant, dans des pays que nous qualifiions traditionnellement de “territoires de mission”, et tout spécialement en Afrique, l'Église croît à une allure vertigineuse.
  • Dès lors, où les missionnaires sont-ils le plus urgemment attendus aujourd'hui ? En Afrique ou en Europe ? En Afrique ou en Amérique du Nord ?
  • Depuis le tournant du début du XXIe siècle, la population catholique en Afrique a augmenté de 33 %. Votre diocèse, votre paroisse ont-ils augmenté d'un tiers sur cette période ? Les miens certainement pas.
  • Mais alors, pourquoi pas ? Est-ce parce que l'Église en Afrique dispose de plus de ressources financières ? Non. Parce qu'elle a plus d'accès à la communication moderne ? Non. Parce qu'elle a plus d'influence politique ? Plus d'écoles paroissiales ? Plus de collèges catholiques ? Plus d'identification historique avec la culture ? Non, non, non et non. C'est nous autres catholiques qui disposons de ces évidents avantages matériels. Mais ce sont eux qui obtiennent des résultats.
  • C'est peut-être une implification excessive, mais je pense que la principale raison de ce succès africain et de ce déclin européo-américain, tient à une question d'attitude. Les catholiques africains attendent de l'Église qu'elle croisse, alors que les catholiques européens et américains se contentent d'espérer de pouvoir se maintenir sur des territoires gagnés à la foi voici bien longtemps.
  • Mais cette approche défensive ne pourra – ne peut – réussir. Dans le champ de l'évangélisation, comme dans la vie spirituelle personnelle, on ne peut pas se contenter de la neutralité. Si vous n'avancez pas, vous êtes assurés de reculer. Et sitpot que la vitesse sociétale change, sitôt que la tendance à la sécularisation envahit vraiment tout, ces principes deviennent de plus en plus évidents. Si vous êtes dans un flot à fort courant, vous ne pouvez même pas nager sur place dans l'espoir de ne pas bouger, vous devez nager contre le courant pour rester sur place.
  • Nager contre le courant : s'il est bien vrai que le pape envisage de lancer une Congrégation pour la nouvelle évangélisation, alors cela pourrait lui servir d'énoncé de mission. »

 

 


 


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Mardi 23 février 2 23 /02 /Fév 07:00

Je préfère ne faire aucun commentaire ! Cette courte vidéo que diffuse l’agence de presse américaine Catholic News Agency se suffit à elle-même (elle a été tournée au Costa Rica – mais elle aurait pu l’être en France… La dame en question est la maîtresse d’un certain Otto Guevara, ancien candidat à l’élection présidentielle au Costa Rica. Visiblement, l’hostie n’est pas à son goût et ce qu’elle n’a pas fini de consommer, elle le met dans la poche de la chemisette de son amant. Charmant tableau ! Voilà une des raisons pour lesquelles je n’ai jamais été, je ne suis pas et je ne serai jamais favorable à la réception de l’Eucharistie dans la main.





Mise à jour à 9 h 25 : beaucoup plus d'informations sur ce scandale sur le blogue de Jeanne Smits : ici.



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Mardi 12 janvier 2 12 /01 /Jan 14:21

À compter de ce jour, 12 janvier 2010, le site internet de l’hebdomadaire catholique américain National Catholic Register, se présente sous un aspect tout nouveau et, pour tout dire, plus ergonomique et plus riche que le précédent. C’est le plus ancien hebdomadaire catholique des États-Unis (il fut fondé en 1927) mais aussi le plus orthodoxe et le plus fidèle au Magistère si on le compare à son concurrent – avec lequel on le confond souvent en raison de la proximité lexicale de leurs titres respectifs –, l’hebdomadaire National Catholic Reporter très à gauche et soutenant trop souvent des positions dissidentes. Le National Catholic Register a été racheté par les Légionnaires du Christ dans les années 1990. Son directeur de la publication et de la rédaction est le P. Owen Kearns, LC. Ce site mérite d’être visité.







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Lundi 11 janvier 1 11 /01 /Jan 15:23

Magnifique image transmise par l’ami Thomas Peters, l’animateur du blogue American Papist désormais intégré à CatholicVote Action. Cela se passe de tout commentaire (sinon que le retour de la Sedia Gestatoria éviterait les incidents comme celui qu’on a constaté lors de la Messe de Minuit à la basilique Saint-Pierre et permettrait à tous de voir le Souverain Pontife…).


Pie-XII.jpg




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Vendredi 18 décembre 5 18 /12 /Déc 17:00

« Immaculate Heart Radio est un apostolat associatif de laïcs qui animent un réseau de stations de radio diffusant 24 h sur 24 dans la partie occidentale des États-Unis. Nous nous consacrons au partage de ce qui est le cœur de la foi chrétienne et à changer la vie au moyen des ondes radiophoniques ». C’est ainsi que le réseau de radios catholiques Immaculate Heart Radio, IHR (radio Cœur Immaculé) se présente sur son site internet.
IHR, dont le siège est à Sacramento en Californie et le studio principal à Loomis dans ce même État, a commencé son apostolat sur les ondes le 2 janvier 1997 à Reno (Nevada). En cette année-là, et la chose est vraiment curieuse à constater, il n’y avait que 7 (sept !), radio catholiques à émettre 24 h sur 24 aux États-Unis, alors qu’on y comptait déjà 1 600 radios protestantes et plus de 15 000 radios commerciales ! Le réseau radiophonique catholique s’est depuis considérablement développé puisqu’on recense désormais quelque 200 stations émettant en permanence soit en modulation d’amplitude (AM), soit en modulation de fréquence (FM). J’ai déjà traité des radios catholiques voici deux ans ici.
KIHP 13010 AM a commencé ce jeudi à émettre à Phoenix en Arizona, où l’on compte environ 650 000 catholiques (pour 5,2 millions d’habitants). C’est la première radio catholique en continu à diffuser des émissions sur cet État de l’Ouest américain situé entre le Nouveau Mexique et la Californie. Radio privée associative et laïque, KIHP a été bénie ce jeudi par l’évêque de Phoenix, Mgr Thomas Olmsted, et a commencé à émettre. En dehors de ses programmes propres, elle rediffusera également des productions d’Eternal Word Television Network qui réalise aussi des programmes radiophoniques.
KIHP dispose désormais d’une assez bonne couverture sur le petit quart sud-ouest des États-Unis, puisque désormais présente en Arizona avec sa station de Phoenix – rachetée à une radio commerciale locale cessant ses activités pour 1 million de $ (alors qu’elle était estimée à 4 ou 5 millions, mais la récession est là…) et entièrement financé par des dons privés – mais aussi en Californie (10 stations), au Nevada (2 stations), au Nouveau Mexique (10 stations) et en Utah (1 station).


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Mercredi 19 août 3 19 /08 /Août 12:42

Celui que ses amis – mais peut-être pas que ses amis… – avaient baptisé « Le Prince des Ténèbres », en raison de sa personnalité plutôt pessimiste, encore que très chaleureuse avec ses
amis, Robert Novak (photo) est décédé hier 18 août d’un cancer au cerveau qui avait été diagnostiqué voici très exactement un an. Ce brillant éditorialiste de droite qui commença à collaborer à des organes de presse dès 1948 alors qu’il était encore au lycée, naquit le 26 février 1931 à Joliet (Illinois) dans une famille juive et fut élevé dans cette religion. Il se convertit au catholicisme en 1998.
Cette personnalité très célèbre et très féconde du monde du journalisme américain – il dirigea notamment une émission de débat politique sur CNN pendant 25 ans –, fut qualifiée assez méchamment de « paléo-conservateur ». En fait, cet homme de droite, inscrit comme Démocrate – il fut l’ami de John Kennedy et de Lyndon Johnson –, mena la vie dure au courant néo-conservateur dominant du Parti Républicain, dont il combattit l’entrée en guerre contre l’Irak et l’alignement sur la politique du gouvernement de Tel Aviv dont il critiqua vivement « l’apartheid » qu’il réserve aux Palestiniens. Robert Novak était intellectuellement assez proche des Libertariens dont il soutint d’ailleurs le candidat, Ron Paul, lors des dernières présidentielles.


Par Daniel HAMICHE - Publié dans : médias et journalistes catholiques
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