L’archevêque Burke persiste : La communion aux politiciens pro avortement ? C’est non !
Bien qu’il ne soit plus qu’archevêque émérite de St. Louis (Missouri) depuis le 27 juin dernier, date à laquelle le pape Benoît XVI l’a nommé préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, Mgr Raymond L. Burke n'a pas l’intention de se taire. Tout au contraire, il semble que cette nouvelle haute fonction qu’il assume en tant que collaborateur de premier rang du Saint Père lui procure une nouvelle tribune d’où sa forte voix – qui est celle de l’orthodoxie catholique – pourra porter encore plus loin…
Mgr Burke a accordé un entretien au magazine italien Radice Christiane, de tendance très traditionnelle…, et qui vient d’être publié dans sa livraison du mois d’août. Le préfet y redit ce qu’il n’avait cessé d’exprimer haut et fort quand il était évêque de La Crosse (Wisconsin) puis archevêque de St. Louis : on doit refuser la communion sacramentelle aux politiciens et personnalités publiques catholiques qui soutiennent ou promeuvent le “droit” à l’avortement, c’est-à-dire « en se conformant à l’esprit du siècle » que Benoît XVI a dénoncé devant tous les évêques américains, lors de son voyage apostolique le 16 avril dernier, en ce qu'il se manifeste notamment par « le scandale créé par les catholiques qui défendent un prétendu droit à l’avortement ».
Voici des extraits des propos de Mgr Burke extraits de l’entretien qu’il a accordé à notre excellent confrère transalpin…
«
Recevoir le Corps et le Sang du Christ de manière indigne est un sacrilège. Si c’est fait délibérément en état de péché mortel, c’est un sacrilège [c’est ce qu’on constate chez] des responsables politiques qui, le sachant et y consentant, soutiennent des actions qui sont opposées à la Loi morale divine et éternelle. Par exemple, s’ils soutiennent l’avortement, ce qui revient à ôter la vie à des êtres humains innocents et sans défense. Une personne qui commet un tel péché doit être admonestée de telle sorte qu’elle ne puisse recevoir la Communion tant qu’elle n’aura pas réformé sa vie (…) Si une personne qui a été admonestée persiste dans ce péché mortel et public et tente de recevoir la Communion, le ministre de l’Eucharistie est obligé de la lui refuser. Pourquoi ? Avant tout pour le salut de cette personne, pour l’empêcher de commettre un sacrilège (…) Nous devons éviter de donner aux gens l’impression qu’on peut être en état de péché mortel et recevoir l’Eucharistie (…). Ensuite, parce que cela peut provoquer une autre sorte de scandale qui consiste à amener les gens à penser que l’acte public que cette personne accomplit, et que jusqu’à présent tout le monde considérait comme un péché grave, n’est en fait pas si grave que ça puisque l’Église lui permet de recevoir la Communion (…) Si une personnalité publique, connue pour soutenir ouvertement et délibérément le droit à l’avortement, reçoit l’Eucharistie, que va penser une personne ordinaire ? Elle en viendra à estimer que dans une certaine mesure ça ne pose pas de problème de supprimer une vie humaine dans le ventre de sa maman (…) Il ne s’agit pas de s’ingérer dans la vie publique, mais plutôt dans la vie spirituelle de l’homme publique ou du politicien qui, si il est catholique, devrait se conformer à la Loi divine y compris dans la sphère publique (…) Par conséquent, il est tout simplement ridicule et erroné de vouloir faire taire les pasteurs en les accusant de s’ingérer dans la politique et de lui refuser de faire du bien à l’âme d’un des membres de son troupeau (…) [Nous devons] porter le témoignage de notre foi non seulement en privé, dans nos maisons, mais aussi dans nos vies publiques dans nos relations avec les autres de manière à donner un témoignage fort du Christ ».
Je me permets de rappeler aux habitués de ce blogue que Mgr Burke, en sa qualité de préfet de la Signatura, a accordé son premier entretien à un organe de la presse non américaine, à L’Homme Nouveau, le 3 juillet dernier. Ce très intéressant entretien – je vous prie de me croire… – sera publié dans le n° 1428 qui paraîtra le 13 septembre. Il n’est donc pas trop tard pour vous abonner à L’Homme Nouveau si vous voulez recevoir ce numéro…
Mgr Burke a accordé un entretien au magazine italien Radice Christiane, de tendance très traditionnelle…, et qui vient d’être publié dans sa livraison du mois d’août. Le préfet y redit ce qu’il n’avait cessé d’exprimer haut et fort quand il était évêque de La Crosse (Wisconsin) puis archevêque de St. Louis : on doit refuser la communion sacramentelle aux politiciens et personnalités publiques catholiques qui soutiennent ou promeuvent le “droit” à l’avortement, c’est-à-dire « en se conformant à l’esprit du siècle » que Benoît XVI a dénoncé devant tous les évêques américains, lors de son voyage apostolique le 16 avril dernier, en ce qu'il se manifeste notamment par « le scandale créé par les catholiques qui défendent un prétendu droit à l’avortement ».
Voici des extraits des propos de Mgr Burke extraits de l’entretien qu’il a accordé à notre excellent confrère transalpin…
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Recevoir le Corps et le Sang du Christ de manière indigne est un sacrilège. Si c’est fait délibérément en état de péché mortel, c’est un sacrilège [c’est ce qu’on constate chez] des responsables politiques qui, le sachant et y consentant, soutiennent des actions qui sont opposées à la Loi morale divine et éternelle. Par exemple, s’ils soutiennent l’avortement, ce qui revient à ôter la vie à des êtres humains innocents et sans défense. Une personne qui commet un tel péché doit être admonestée de telle sorte qu’elle ne puisse recevoir la Communion tant qu’elle n’aura pas réformé sa vie (…) Si une personne qui a été admonestée persiste dans ce péché mortel et public et tente de recevoir la Communion, le ministre de l’Eucharistie est obligé de la lui refuser. Pourquoi ? Avant tout pour le salut de cette personne, pour l’empêcher de commettre un sacrilège (…) Nous devons éviter de donner aux gens l’impression qu’on peut être en état de péché mortel et recevoir l’Eucharistie (…). Ensuite, parce que cela peut provoquer une autre sorte de scandale qui consiste à amener les gens à penser que l’acte public que cette personne accomplit, et que jusqu’à présent tout le monde considérait comme un péché grave, n’est en fait pas si grave que ça puisque l’Église lui permet de recevoir la Communion (…) Si une personnalité publique, connue pour soutenir ouvertement et délibérément le droit à l’avortement, reçoit l’Eucharistie, que va penser une personne ordinaire ? Elle en viendra à estimer que dans une certaine mesure ça ne pose pas de problème de supprimer une vie humaine dans le ventre de sa maman (…) Il ne s’agit pas de s’ingérer dans la vie publique, mais plutôt dans la vie spirituelle de l’homme publique ou du politicien qui, si il est catholique, devrait se conformer à la Loi divine y compris dans la sphère publique (…) Par conséquent, il est tout simplement ridicule et erroné de vouloir faire taire les pasteurs en les accusant de s’ingérer dans la politique et de lui refuser de faire du bien à l’âme d’un des membres de son troupeau (…) [Nous devons] porter le témoignage de notre foi non seulement en privé, dans nos maisons, mais aussi dans nos vies publiques dans nos relations avec les autres de manière à donner un témoignage fort du Christ ».Je me permets de rappeler aux habitués de ce blogue que Mgr Burke, en sa qualité de préfet de la Signatura, a accordé son premier entretien à un organe de la presse non américaine, à L’Homme Nouveau, le 3 juillet dernier. Ce très intéressant entretien – je vous prie de me croire… – sera publié dans le n° 1428 qui paraîtra le 13 septembre. Il n’est donc pas trop tard pour vous abonner à L’Homme Nouveau si vous voulez recevoir ce numéro…
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