Scranton : l’évêque exige de l’université Misericordia la fermeture de son Institut de la Diversité
Je vous avais prévenus que c’était une affaire à suivre… Les plus attentifs des consulteurs de ce blogue se souviendront de la controverse qui a opposé, le mois dernier Mgr Joseph Martino (photo), évêque de Scranton (Pennsylvanie), à l’université catholique du diocèse, Misericorda, du fait de l’invitation par l’Institut de la Diversité de cette dernière d’un propagandiste du mode de vie et du “mariage” homosexuels. Les nouveaux venus sur ce blogue en trouveront l’histoire ici, encore que mon article ait été très largement repris par de nombreux sites (dont un au Québec…
) et reproduit dans Les 4 Vérités Hebdo (n° 681 du 6 mars).Qualifié de « scandale » par l’évêché, l’événement accompli avait poussé l’évêque à « demander » à Misericordia d’envisager la fermeture de son Institut de la Diversité, demande que l’université avait “dégagé en touche” en déclarant, le 24 février, souhaiter plutôt « avoir la possibilité de discuter de ces problèmes avec l’évêque ou ses délégués » dès que la chose serait possible.
Elle ne le sera pas. Elle ne le sera peut-être même jamais, car le diocèse a fait savoir le 18 mars qu’il ne recevra pas les responsables de Misericordia tant que cette université n’aura pas répondu à la double demande de l’évêque : démontrer que Misericordia enseigne bien la morale catholique en matière de sexualité et fermer son Institut de la Diversité. Une exigence tout à fait légitime puisque l’évêque (dont l’origine grecque du mot, episkopos, traduit bien la fonction de surveillance) possède, aux termes du droit canon, il est de sa responsabilité d’évaluer et de déterminer la manière dont les institutions catholiques de son diocèse maintiennent les principes d’une authentique identité catholique.
Mgr Martino me devient de plus en plus sympathique. Et pour vous ?
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