Le cardinal-archevêque de Los Angeles sur la forme extraordinaire : affligeant
Son Éminence le cardinal Roger Mahony (photo) est l’archevêque du plus gros diocèse des États-Unis et donc une personnalité de premier plan dans la hiérarchie catholique américaine. Mais c’est une personnalité souvent controversée par les secteurs les plus orthodoxes – du point d
e vue de la doctrine et de la liturgie – du catholicisme américain y compris dans son propre archidiocèse où il a fait édifier une des plus hideuses “cathédrales” (photo ci-dessous) jamais construite, pour la “bagatelle” de 190 millions de $ et baptisée, par de facétieux Americains de Taj Mahony. Il se trouve aussi au cœur d’un imbroglio juridico-financier lié à des centaines de procès liés au scandale des prêtres dits “pédophiles” qui ont lourdement grevé les finances de l’archidiocèse (voyez ici et ici) et ruiné la réputation du catholicisme californien.Vendredi dernier, le cardinal participait à un “chat” depuis le site su Religious Education Congress à Anaheim (Californie), c’est-à-dire qu’il répondit en direct, depuis son ordinateur portable, aux questions de fidèles de l’archidiocèse ou de simples particuliers. C’était le treizième (brrrrr)
“exercice” de ce type auquel se livrait le cardinal : il en assume deux par ans.Une certaine Ann Scolari lui pose cette question (la faute d’orthographe est dans l’original) : « Qu’est-ce que vous pensez de la messe trindentine ? »
Réponse du cardinal : « La Messe tridentine fut destinée à ceux qui étaient incapables d’opérer la transition du latin à l’anglais (ou à d’autres langues) après le Concile. Mais on n’y constate aucune participation du peuple, et je crois pas qu’elle instille l’esprit du Christ parmi nous ».
Cette déclaration est une pure honte et indigne d’un haut dignitaire et responsable de l’Église – fut-elle celle « qui est à Los Angeles ». C’est d’abord prendre les catholiques qui ont souhaité – et c’était leur droit absolu – demeurer fidèles aux livres liturgiques de 1962, pour des abrutis, des partisans attardés de la marine à voile à l’heure de l’Airbus ou de la lampe à huile à l’époque de l’énergie nucléaire. C’est affirmer que « l’esprit du Christ » était en quelque sorte absent des célébrations eucharistiques jusqu’à la réforme de 1969. C’est ne rien comprendre à ce qu’est vraiment la « participation active » des fidèles telle qu’elle est encouragée par Sacrosanctum Concilium – la constitution de Vatican II sur la liturgie – et, accessoirement, pratiquée par les fidèles des Églises orientales qui seraient donc de gros benêts à entendre son éminente condescendance. Mais c’est aussi une insulte à Benoît XVI et une rébellion objective contre ce dont dispose Summorum Pontificum, de la part d’un cardinal (d’un cardinal !) de la Sainte Église qui devrait présenter sa démission au Souverain Pontife dans deux ans, mais pourrait – si Dieu le permet – être électeur au prochain conclave…
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