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Texte Libre


Ouvert le lundi 24 mars 2007, americatho en est à son 420ème jour d'existence et a publié 229 articles.

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Daniel Hamiche
 
Mercredi 14 mai 2008
J’ai déjà écrit dans ce blogue le paradoxe que représentait pour un Français ce que les Américains nomment « a commencement address » puisqu’il s’agit d’un discours qu’une personnalité vient donner dans un collège ou une université lors de la remise des diplômes, c’est à dire… en fin d’année scolaire ou universitaire.
Dans le cas qu’on me signale aujourd’hui, c’est Nancy Turbak-Berry, sénateur du Dakota du Sud qui a été “désinvitée” par le
Presentation College d’Aberdeen, un établissement catholique de cet État, et qui ne donnera pas son « commencement » prévu pour ce samedi devant un millier de parents et 171 diplômés. L’administration du collège, qui l’avait invitée en janvier dernier, ayant été avisée des positions pro-avortement du sénateur a annulé sa prestation : elle sera remplacée par Mgr Paul Swain, évêque de Sioux Falls.
Patrick J. Reilly, le président de la
Cardinal Newman Society, a applaudi cette décision : « Presentation College vient d’honorer son identité catholique et a manifesté son respect de la dignité de la vie humaine en changeant son choix de faire venir un clair défenseur de l’avortement ».
par Daniel HAMICHE publié dans : évangile de la vie
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Mercredi 14 mai 2008
L’une des résolutions du chapitre provincial des Passionistes de la Province de saint Paul de la Croix, qui s’était tenu à Union City (New Jersey) du 7 au 13 mai 2006, proposait l’ouverture d’un procès en canonisation du Père Theodore Foley (1913-1974) qui fut membre de la Province puis supérieur général de la Congrégation.
Deux ans, presque jour pour jour, après cette résolution, s’est ouvert à Rome, le vendredi 9 mai, la première session de ce procès présidée par le cardinal Camillo Ruini, vicaire de Benoît XVI pour le diocèse de Rome.
David Bible Foley est né en 1913 à Springfield (Massachusetts) d’un couple de pieux immigrés catholiques irlandais. Il entre à l’école paroissiale du Sacré Cœur de Springfield et c’est lors d’une retraite chez les Passionistes en 1926 que naît chez lui la vocation sacerdotale. Il entre dans cette congrégation l’année suivante à l’âge de 14 ans : il y fera sa profession religieuse le 15 août 1933, prenant le nom de Theodore, et sera ordonné prêtre en 1940 à Baltimore (Maryland). En 1958 il est consulteur général et assistant du supérieur général des Passionistes dont il deviendra à son tour le supérieur général de 196
4 à sa mort survenue le 9 octobre 1974.
Sa théologie a toujours été simple « génuflexion et adoration » et solide tradition thomiste. Comme le remarqua un jour le cardinal Newman « Il est rare qu’un concile ne soit pas suivi par une grande confusion ». Celui de Vatican II n’y échappa pas. Et si le Père Theodore Foley souffrit beaucoup, pour l’Église et pour sa congrégation, des bouleversements des choses et des esprits qui suivirent Vatican II, il s’efforça, pour ses frères, « de demeurer calme et de n’être pas perturbé par tout ce qui survient dans le monde ». Il écrivit : « Quand les système changent et que des événements imprévisibles surviennent, alors il est impératif d’avoir un homme assez fort pour être un artisan de paix, assez fiable pour pouvoir affronter les événements et les gens les plus pénibles, à qui on fasse suffisamment confiance pour qu’il puisse, sans être directif, procéder aux changements. Et par-dessus tout un homme de prière pour qu’il puisse recourir à la puissance de Dieu plutôt qu’à la sienne ».
Le Père Theodore Foley n’était sans doute pas un visionnaire, mais il fut un homme à l’espérance inébranlable nourrie par la prière et l’adoration, un bâtisseur de ponts en une époque plus portée à édifier des murs…
par Daniel HAMICHE publié dans : Saints, bienheureux, vénérables
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Mercredi 14 mai 2008
401 séminaristes se préparent à l’ordination sacerdotale aux États-Unis, un nombre en diminution de 12 % par rapport à 2007 (456 prêtres furent ordonnés cette année-là). C’est l’information principale qu’offre l’étude The Class of 2008 : Survey on Ordinands to the Priesthood, préparé par le Center for Applied Research in the Apostolate (CARA) commissionné par la commission pour le Clergé, la vie consacrée et les vocations de la United States Conference of Catholic Bishops (USCCB), que préside le cardinal Sean O’Malley, archevêque de Boston. Le rapport complet peut être trouvé ici (version PDF).
335 ordinands ont répondu au sondage du CARA : 242 seront des prêtres diocésains, tandis que 77 seront ordonnés pour un ordre religieux. Près d’un tiers des ordinands sont nés hors des États-Unis (pourcentage en légère augmentation par rapport à l’année dernière – 32 % contre 31 % –, mais 24 % de plus qu’en 1999), en ordre décroissant de pays d’origine : Mexique, Vietnam, Pologne, Philippines… – en tout 31 pays différents.
30 % des futurs nouveaux prêtres ont entre 25 et 29 ans et 39 % sont trentenaires. Le plus jeune futur ordonné a 25 ans, le plus âgé 76. L’âge moyen des ordinands est de 34 ans.
9 ordinands sur 10 sont des catholiques de naissance ; 1 sur 10 ne l’était donc pas ! Chez ces derniers on trouve des convertis, des chrétiens provenant de l’épiscopalisme, de l’évangélisme, du baptisme… et même 3 Juifs.
Proportionnellement, certaines origines nationales ou ethniques sont surreprésentées ou sous représentées : les ordinands originaires d’Asie ou du Pacifique constituent 12 % du contingent des futurs prêtres, alors que les fidèles de même origine ne comptent que pour 3 % des catholiques aux États-Unis. À l’inverse, alors que la population d’origine hispanique représente 35 % des catholiques, seuls 16 % des ordinands sont de cette origine : une tendance observée depuis plusieurs années.
par Daniel HAMICHE publié dans : prêtrise
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Samedi 10 mai 2008
C’est en revenant de son déplacement pour participer au voyage apostolique de Benoît XVI aux États-Unis, que Mgr Joseph F. Naumann (photo), archevêque de Kansas City (Kansas
) a appris le 21 avril dernier, que Kathleen Sebelius (photo), gouverneur de l’État, avait opposé son veto à une loi votée par le législateur du Kansas, le Comprehension Abortion Reform Act, qui ne visait qu’à s’assurer que les femmes ayant l’intention d’avorter devaient être informées et de l’état de croissance du fœtus et de toutes les alternatives à l’avortement disponibles.
Dans The Leaven, le journal d’information diocésain, Mgr Naumann revient en détail, dans un éditorial daté du 9 mai, sur l’affaire.
Il dénonce le mépris manifesté par le gouverneur sur le travail du législateur dont la loi votée était pourtant de simple bon sens, et le fait que lors de sa campagne en vue de sa réélection au poste de gouverneur, en 2006, Kathleen Sebelius ait accepté des contri
butions financières du Dr George Tiller, un médecin de Wichita (Kansas) tristement célèbre po ur être un partisan de l’avortement jusqu’au neuvième mois de grossesse…
Or, écrit l’archevêque « Ce qui rend encore plus douloureux les actes et les positio ns du gouverneur tout du long de sa carrière publique en faveur de l’avortement légalisé, c’est qu’elle est catholique ». Mgr Naumann raconte alors les nombreuses démarches de mise en garde qu’il a faites auprès du gouverneur tant pour le salut de son âme qu’en raison du scandale à répétition qu’elle a provoqué auprès des fidèles catholiques de l’archidiocèse et de tout le Kansas. L’archevêque révèle qu’après en avoir conféré avec les trois évêques suffragants de l’État (Mgr Ron Gilmore, Dodge City, Mgr Paul Coakley, Salina, et Mgr Michael Jackels, Wichita) il a écrit au gouverneur en août dernier lui demandant de s’abstenir de se présenter à la Communion tant qu’elle n’aurait pas reconnu ses erreurs passées, reçu le Sacrement de la Réconciliation et fait l’engagement de répudier solennellement et officiellement lesdites erreurs. Le gouverneur démocrate et nominalement “catholique” du Kansas vient de démontrer, précise l’archevêque, qu’elle se soucie comme d’une guigne de cette interdiction puisque, dit-il, « on m’a signalé que le gouverneur avait récemment reçu la communion dans l’une de nos paroisses. Je lui a de nouveau écrit pour le demander de respecter ma précédente demande et de ne pas me contraindre à prendre d’autres mesures pastorales ». Il y a de l’excommunication dans l’air…
par Daniel HAMICHE publié dans : évangile de la vie
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Mercredi 7 mai 2008
Ce n’est qu’une rumeur. Et l’on sait ce que valent ordinairement les rumeurs… Toutefois, celle que je vais évoquer provient d’une source bien informée puisque je la lis, ce matin, sur le blogue indispensable (mettez-le dans vos favoris si vous lisez l’anglais…) de l’abbé John Zuhlsdorf (www.wdtprs.com/blog), un sympathique prêtre américain résidant à Rome. Il commente l’information que j’ai évoquée dans mon post d’hier sur la double promotion de Mgr Raymond L. Burke à la Congrégation pour le clergé et au Conseil pontifical pour les textes législatifs. Voici ce qu’écrit l’abbé Zuhlsdorf : « Encore plus de travail pour l’archevêque Burke qui a déjà largement à faire. Certains [à Rome] estiment qu’il pourrait remplacer le cardinal Vallini, sitôt que ce dernier sera nommé vicaire [général] de Rome ».
On sait que l’actuel vicaire général de l’évêché de Rome, le cardinal Camillo Ruini, devrait bientôt “passer la main” – c’est du moins ce que les gazettes annoncent depuis qu’il a été reçu en audience privée par le Saint Père samedi dernier : mais il aurait aussi pu être reçu pour préparer l’annonce, ce mercredi 7 mai, de l’érection d’une paroisse personnelle pour la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) à Rome, diocèse du pape.
Qu’importe. Si le cardinal Ruini devait abandonner le vicariat général du diocèse de Rome au profit du cardinal Agostino Vallini, préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, alors l’archevêque Burke pourrait remplacer ce dernier puisqu’il est déjà, et depuis 2006, juge à la Signature apostolique. Une affaire à suivre.
par Daniel HAMICHE publié dans : épiscopat
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